Onze nations, un empereur, et la plus belle capitale d'Europe — jusqu'à Sarajevo. L'Autriche-Hongrie fut la plus improbable des grandes puissances de l'ancien monde : un empire dynastique à l'âge des nationalismes, tenu par la bureaucratie, une armée et la valse. Elle produisit la culture la plus éblouissante du XXe siècle — et sa guerre la plus catastrophique.
Vienne ★ Budapest Prague Cracovie Sarajevo Apogée territoriale — carte stylisée 1867 L'Ausgleich 1900 Vienne, l'apogée 28 juin 1914 Sarajevo 1918 La dissolution Ascension · apogée · chute La montée L'empire naquit d'une défaite. En 1866, la Prusse écrasa l'Autriche à Sadowa et l'expulsa des affaires allemandes ; les Habsbourg, cherchant une nouvelle base de puissance, conclurent l'Ausgleich — le Compromis — de 1867 avec la Hongrie. Il en résulta une double monarchie : un empereur-roi, François-Joseph, régnant sur deux États partageant armée, politique étrangère et finances, mais avec des parlements séparés à Vienne et à Budapest.