La révolution militaire d’un seul homme forgea un royaume en une décennie. Les Zoulous de Chaka — la sagaie courte, la formation en cornes de buffle, les régiments permanents — redessinèrent la carte de l’Afrique australe, puis infligèrent à l’Empire britannique l’une des pires journées de son histoire militaire.
Ulundi ★ Isandlwana Natal Le Cap Apogée territoriale — carte stylisée 1816 Chaka s'impose 1828 Assassiné 1873 Cetshwayo janvier 1879 Isandlwana 1887 Démantelé Ascension · apogée · chute Isandlwana, 22 janvier 1879 — les chiffres Guerriers zoulous engagés 20 000 Britanniques et alliés tués 1 300 En chiffres La montée Chaka prit le commandement des Zoulous en 1816 — une petite chefferie parmi d’autres — et rebâtit l’art de la guerre à partir de rien. Finie la longue sagaie de jet ; place à l’iklwa, la sagaie courte pour le corps à corps. Finies les sandales, pour que ses guerriers courent cinquante kilomètres par jour. Finies les bandes de guerre informes ; place aux amabutho, régiments par classes d’âge exercés en armée permanente. Et par-dessus tout, la tactique : les « cornes de buffle » — une poitrine centrale pour fixer l’ennemi, deux cornes pour l’encercler, les reins en réserve.