Il écrivait au pape, frappait une monnaie de coquillages et traitait avec l’Europe d’égal à égal — avant que la traite ne tout empoisonne.
Trois siècles durant, le grand royaume d’Afrique centrale traita avec l’Europe d’égal à égal : ses rois écrivaient en latin au pape, ses ambassadeurs fréquentaient les cours de Lisbonne et de Rome, et sa monnaie — le coquillage nzimbu — était aussi standardisée qu’une pièce. Puis la traite atlantique transforma la relation en plaie.