Il peignit deux des tableaux les plus célèbres du monde et les traita comme des à-côté. Son vrai travail : 7 000 pages de machines qui ne voleraient pas avant quatre siècles.
Léonard de Vinci acheva moins de vingt tableaux et plus de sept mille pages de notes — sur le vol, l'eau, la guerre, l'anatomie, et des machines qui n'existaient nulle part ailleurs que sur le papier. Les tableaux l'ont rendu immortel ; les carnets en ont fait un prophète. Il dessina l'hélicoptère quatre cents ans avant qu'il ne vole, le parachute trois siècles avant qu'il ne s'ouvre, le char avant que la poudre n'eût achevé son premier siècle de guerre.