À dix jours des élections locales, les éléments de la commission Madlanga ont touché l'ANC, les EFF, le NCC, la DA et le PA; des messages de Malema à l'arrestation de Carrim. Aucun parti ne peut faire campagne comme s'il n'était pas concerné, et le verdict des électeurs précédera celui de la commission.
Publié le 25 octobre 2026 · 20:01 GMT
À dix jours des élections locales, les éléments de la commission Madlanga ont touché l'ANC, les EFF, le NCC, la DA et le PA; des messages de Malema à l'arrestation de Carrim. Aucun parti ne peut faire campagne comme s'il n'était pas concerné, et le verdict des électeurs précédera celui de la commission. Les Sud-Africains votent aux élections locales le 4 novembre 2026 ; la commission Madlanga reprend ses audiences publiques le 9 novembre et doit remettre son rapport final au président Cyril Ramaphosa d'ici le 25 janvier 2027.
Le scandale de collusion policière sud-africain touche désormais tous les grands partis, l'ANC, les EFF, le NCC, la DA et le PA ont tous vu des noms surgir dans des éléments de la commission, des témoignages ou des poursuites, et il se déroule à l'approche des élections locales du 4 novembre 2026.
Le scandale est-il un complot criminel qui a capturé le système judiciaire, comme l'a accusé Mkhwanazi, ou un schéma plus flou de proximités, de faveurs et de contrôles défaillants; une distinction que le rapport final de la commission n'a pas encore tranchée.
Ce que Mchunu, Mkhwanazi et Khan diront lors de leurs dépositions finales, ce que la commission conclura sur les responsables politiques cités dans ses éléments, et si les électeurs sanctionneront tous les partis à égalité ou traiteront le scandale comme un arrière-plan des enjeux locaux.
Les Sud-Africains votent aux élections locales le 4 novembre 2026, avec un scandale policier qui pèse sur tous les grands partis. Un tour d'horizon du Daily Maverick sur les deux enquêtes consacrées au scandale, la commission d'enquête Madlanga et une commission parlementaire parallèle, montre que l'ANC, les EFF, le Congrès national coloré (NCC), l'Alliance démocratique (DA) et l'Alliance patriotique (PA) ont tous vu des noms surgir dans des témoignages ou des poursuites. Le scandale a commencé le 6 juillet 2025, lorsque le commissaire de police du KwaZulu-Natal, Nhlanhla Mkhwanazi, a publiquement accusé un cartel d'avoir infiltré le système de justice pénale, la politique et le secteur privé. Le président Cyril Ramaphosa a créé la commission Madlanga une semaine plus tard et placé le ministre de la Police, Senzo Mchunu, en congé spécial. Aujourd'hui, alors que les audiences publiques de la commission sont suspendues jusqu'au 9 novembre et que son rapport final est attendu le 25 janvier 2027, la politique du scandale est devenue une partie de l'élection elle-même.
Le dossier s'étend désormais sur cinq partis. Côté ANC, les noms les plus lourds sont ceux de Mchunu et de l'homme d'affaires Brown Mogotsi. Mkhwanazi a accusé Mchunu d'être lié à des personnages impliqués dans l'infiltration de la police et d'avoir été influencé par des suspects criminels pour ordonner la dissolution d'une équipe spéciale ; Mchunu a nié tout acte répréhensible mais a été placé en congé spécial. Mkhwanazi a aussi accusé Mchunu d'être lié à Mogotsi, qui se présentait comme informateur et aurait servi d'intermédiaire entre Mchunu et Vusimuzi « Cat » Matlala, figure présumée du crime organisé. Mchunu a reconnu connaître Mogotsi comme un « camarade » sans le considérer comme un associé, et l'ANC a déclaré en octobre 2025 que l'adhésion de Mogotsi avait expiré et qu'elle se distançait sans équivoque de toute activité criminelle organisée. Mogotsi, en détention depuis mai 2026, fait face à des accusations dont le parjure, l'entrave à la justice et la possession illégale d'arme à feu, pour avoir prétendument mis en scène une tentative d'assassinat contre lui-même à Vosloorus en novembre 2025, et les procureurs affirment qu'il a tenté de corrompre l'enquêteur ; il nie les accusations. Le dossier le plus récent lié à l'ANC est celui de l'homme d'affaires du Nord-Ouest Suliman Carrim, ancien trésorier régional de l'ANC, qui a reconnu des relations d'affaires avec Matlala. Carrim a été arrêté à l'aéroport OR Tambo le 15 octobre 2026 pour ne pas avoir témoigné devant la commission Madlanga, puis inculpé dans une affaire où il aurait, avec des employés, tenté de voler deux véhicules appartenant à Absa en les sortant du pays avec de faux documents. Les véhicules ont été interceptés au poste-frontière de Beitbridge le 22 juillet 2026 alors qu'ils étaient prétendument acheminés de Mahikeng vers le Malawi, et le parquet national affirme que Carrim est poursuivi pour tentative de vol et blanchiment d'argent. Côté EFF, le fil central est la relation entre le chef du parti, Julius Malema, et l'ancien officier du renseignement criminel Feroz Khan. Des messages prétendument échangés entre Khan et Mohammadh Sayed, figure de l'industrie du tabac, et entre Sayed et Malema, ont été lus à la commission, où il est apparu que Malema devait faire en sorte que les questions de Khan parviennent à l'ancien inspecteur général du renseignement, Setlhomamaru Dintwe, au Parlement; avec l'objectif présumé que Dintwe mente dans sa réponse et soit destitué. Malema a nié toute implication dans des activités illégales. Par ailleurs, Malema a été condamné le 16 avril 2026 à une peine effective de cinq ans de prison pour possession illégale d'arme à feu, à la suite d'un rassemblement de 2018 à Mdantsane, et déclaré inapte à posséder une arme ; le 28 septembre 2026, la Haute Cour de Makhanda lui a accordé l'autorisation de faire appel de la condamnation et de la peine, et il reste libre sous avertissement en attendant l'appel. Khan lui-même a été blessé par balle à Houghton le 28 juin 2026, quelques jours avant sa déposition prévue ; son oncle a été assassiné en octobre, et Khan a été révoqué de la police le 2 septembre 2026. Il fait face à une affaire pénale à Kempton Park liée à de l'or brut et à la libération d'un suspect. Le fil du NCC passe par son chef, Fadiel Adams, qui a déclaré à la commission que ses plaintes contre des officiers supérieurs du renseignement criminel reposaient sur des documents glissés sous la porte de son bureau parlementaire. Ces plaintes ont conduit à une enquête qui a vu le chef du renseignement criminel, Dumisani Khumalo, arrêté en juin 2025 pour une nomination prétendument irrégulière ; la directrice de l'époque du Directorate contre la corruption, Andrea Johnson, a ensuite reconnu que l'affaire était viciée, a démissionné en juillet 2026, et Khumalo et ses coaccusés ont été blanchis. Adams, qui affirme avoir été entraîné à son insu dans un jeu plus large, a ensuite été arrêté dans une affaire de fraude et d'entrave à la justice enracinée au KwaZulu-Natal. Côté DA, Mkhwanazi a accusé la députée Dianne Kohler Barnard d'avoir obtenu des informations du renseignement criminel qui n'auraient pas dû être diffusées ; elle a nié avoir divulgué des informations devant la commission parlementaire. La commission a aussi entendu que lorsque l'ancienne maire d'Ekurhuleni, Tania Campbell, de la DA, était en fonction, un protocole d'accord douteux avait été signé entre la police métropolitaine de la ville et une société de Matlala ; Campbell a affirmé que ni elle ni la DA n'en avaient eu connaissance. Côté PA, une déclaration manuscrite apparemment rédigée par un détenu accusait le chef du parti, Gayton McKenzie, d'avoir reçu de la drogue d'un associé de Matlala et d'en avoir fourni à des gangsters du Cap-Occidental, dont William « Red » Stevens, assassiné en 2021. McKenzie a nié ces allégations, les qualifiant de « risibles » devant la SABC.
Les inconnues les plus importantes sont celles que la commission elle-même n'a pas encore résolues. La commission a suspendu ses audiences publiques jusqu'au 9 novembre, cinq jours après les élections, et siégera à huis clos entre-temps pour entendre des éléments qui ne peuvent être rendus publics. Le ministre suspendu Mchunu doit encore témoigner dans la deuxième phase, et Mkhwanazi devrait revenir à la barre dans la troisième phase : les deux hommes au centre des accusations initiales n'ont donc pas encore livré leurs versions définitives. Khan doit encore témoigner à huis clos à un moment donné, après des reports répétés dus à des fusillades, à une hospitalisation et à sa révocation, et la commission a déjà entendu des éléments contre lui en son absence; mais sa propre version des messages, de l'affaire de l'or et du prétendu complot de destitution n'a pas été testée en séance publique. La comparution de Matlala, reportée d'octobre, est désormais attendue en décembre, et les affaires pénales contre lui, Carrim, Mogotsi et Khan restent des accusations devant les tribunaux, et non des conclusions. Quant à savoir si le rapport final de la commission, attendu le 25 janvier 2027, désignera des responsables politiques comme participants d'un réseau criminel ou décrira un schéma plus flou de proximités, de faveurs et de contrôles défaillants, on ne le saura qu'à sa rédaction. Et l'inconnue électorale est tout aussi ouverte : les électeurs sanctionneront-ils tous les partis à égalité pour un scandale qui les a tous touchés, ou le traiteront-ils comme un bruit de fond face aux services publics, à l'emploi et aux griefs locaux ? Seuls les résultats du 4 novembre le diront.
Les élections locales se jouent sur la collecte des déchets, l'eau, les routes et la sécurité; et la sécurité est précisément là où vit ce scandale. Quand la frontière entre gangstérisme présumé et gouvernance devient aussi mince que le décrit le Daily Maverick, le dommage ne frappe pas seulement les partis cités, mais l'idée même que l'État puisse se policer lui-même. La commission et la commission parlementaire ont été créées pour vérifier si des criminels avaient capturé des pans du système judiciaire ; le fait que leurs éléments touchent désormais tous les grands partis signifie qu'aucun parti ne peut faire campagne comme alternative propre sans voir ses propres noms dans le dossier. Le calendrier aggrave le point : la commission a délibérément suspendu ses audiences publiques parce que la couverture médiatique et la diffusion en direct seraient difficiles pendant la période électorale, mais cette suspension elle-même maintient le scandale dans l'actualité tout au long de la campagne. Pour les électeurs, le scandale recadre aussi les enjeux locaux familiers; un service de police métropolitain qui a signé un protocole avec une société liée à une figure présumée du crime, une division du renseignement criminel dont les dirigeants ont été tour à tour arrêtés, blanchis, révoqués et démissionnaires, et une équipe spéciale dissoute sous une influence prétendument criminelle ne sont pas des abstractions quand il s'agit des agents qui patrouillent un quartier. L'élection agira donc comme un premier verdict sur le scandale avant celui de la commission.
En prenant du recul par rapport aux noms individuels, un schéma émerge, plus troublant que n'importe quelle accusation isolée. Le scandale n'appartient pas à la corruption d'un seul parti ; il cartographie l'ensemble du système politique. Les figures de l'ANC apparaissent par leur proximité avec des intermédiaires et des bénéficiaires d'appels d'offres ; la figure des EFF apparaît par des messages et un prétendu relais parlementaire ; la figure du NCC apparaît par des plaintes qui ont pu être plantées ; les figures de la DA apparaissent par des informations divulguées et un protocole municipal ; la figure du PA apparaît par l'allégation manuscrite d'un détenu. Les mécanismes diffèrent, mais le fil commun est le même : des personnes et des organisations opérant à la jointure entre politique, police et intérêt privé, où une faveur, une fuite, un contrat ou une plainte peuvent s'échanger. C'est pourquoi le scandale résiste à un cadrage partisan; toute tentative de l'utiliser contre un parti se heurte au dossier d'un autre. Cela explique aussi la lenteur du travail de la commission : elle n'enquête pas sur un complot unique mais sur un écosystème, et les écosystèmes ne livrent pas un seul pistolet fumant. La portée plus profonde est institutionnelle. Les révocations de Khan et d'autres officiers supérieurs, la démission de Johnson, le blanchiment de Khumalo et la suspension de Mchunu montrent un système capable, au moins en partie, d'écarter des figures compromises. Mais les révocations ne sont pas des réformes, et le rapport final de la commission sera jugé sur sa capacité à proposer des changements, sur les nominations, sur le contrôle du renseignement criminel, sur le traitement des dossiers, qui survivent aux individus. D'ici là, le principal produit du scandale est la suspicion, et la suspicion est une piètre base pour le consentement à être policé.
Quel que soit le résultat de l'élection, les effets de second ordre du scandale sont déjà en mouvement. D'abord, le service de police fait face à la fois à un vide de direction et à un déficit de crédibilité : des postes supérieurs du renseignement criminel et du crime organisé ont changé de titulaires par révocation et démission, et les officiers qui restent doivent travailler sous le regard d'une commission qui n'a pas terminé. Ensuite, les affaires pénales issues de la commission, l'affaire des véhicules de Carrim, l'affaire de parjure de Mogotsi, l'affaire de l'or de Khan, testeront si les renvois d'une enquête se convertissent en condamnations, ou s'ils s'enlisent dans les mêmes tribunaux que la commission avait été créée pour contourner. Troisièmement, les partis politiques devront décider du sort de leurs propres figures citées après le dépouillement : un parti ayant fait campagne sur la gouvernance propre ne peut guère conserver un trésorier devenu accusé, un chef en appel d'une peine de prison, ou une députée accusée d'avoir divulgué des informations du renseignement. Quatrièmement, le rapport de la commission, attendu en janvier 2027, atterrira dans un paysage post-électoral et ancrera soit un programme de réformes, soit un document de plus que les gouvernements admirent et ignorent. La dimension internationale compte aussi ici : les partenaires, les investisseurs et les autres membres des BRICS de l'Afrique du Sud liront le rapport comme la preuve de la capacité des institutions du pays à se corriger encore, et cette lecture façonnera le commerce, l'investissement et le poids diplomatique longtemps après le dépouillement des bulletins locaux.
Le calendrier est inhabituellement clair. Le 4 novembre, les Sud-Africains votent aux élections locales, premier verdict électoral sur un scandale qui a touché tous les grands partis. Le 9 novembre, la commission Madlanga reprend ses audiences publiques, avec la déposition attendue du ministre suspendu Mchunu dans la deuxième phase et le retour de Mkhwanazi dans la troisième. L'affaire des véhicules de Carrim doit revenir devant le tribunal de première instance de Musina le 30 octobre, et l'affaire de Mogotsi revient le 13 novembre. La comparution de Matlala devant la commission est attendue en décembre. La déposition à huis clos de Khan reste non programmée mais en attente. La commission consacrera décembre et janvier à la rédaction de son rapport final, dû au président Ramaphosa le 25 janvier 2027. Chacune de ces dates est un point de contrôle, et chacune confirmera le schéma de responsabilité esquissé par la commission ou en exposera les limites. L'élection vient d'abord, et elle sera lue, par les partis, par la commission et par le pays, comme le rapport intérimaire du public lui-même.
Comment l'Occident lit un avertissement de justice capturée Lu depuis Londres, Washington et Bruxelles, il s'agit d'un test de gouvernance d'un poids continental. L'Afrique du Sud est l'économie la plus industrialisée du continent et un membre du G20, et la couverture occidentale de l'affaire Mkhwanazi l'a constamment présentée comme la question de savoir si les institutions construites après l'apartheid peuvent survivre à la capture par des réseaux criminels. Le regard occidental mesure généralement le scandale en termes institutionnels : commissions nommées, ministres suspendus, officiers révoqués, tribunaux saisis.
Que l'Asie voit dans un partenaire des BRICS sous tension Lu depuis Pékin, New Delhi et Singapour, le scandale résonne différemment : l'Afrique du Sud est un partenaire des BRICS, une porte d'entrée pour le commerce et l'investissement asiatiques en Afrique, et un compagnon de route dans la politique du Sud global. Aucun reportage indépendant d'un média d'Asie de l'Est sur les révélations transversales de cette semaine n'a été trouvé lors de la vérification, l'histoire est portée par des médias sud-africains et, au-delà, par des agences occidentales, mais l'intérêt oriental est structurel plutôt qu'éditorial. Les capitales asiatiques observent la stabilité sud-africaine pour ce qu'elle signifie pour les chaînes d'approvisionnement, pour l'agenda des BRICS et pour la crédibilité des institutions Sud-Sud quand le système judiciaire d'un membre est lui-même en procès.
Pourquoi le Sud global entend son propre écho à Pretoria Lu depuis Johannesburg, Lagos, Nairobi et toute la région, ce n'est pas un scandale exotique mais un scandale familier. Le regard du Sud reconnaît instantanément le schéma : un parti de libération défendant son bilan, des partis d'opposition découvrant leurs propres enchevêtrements, des hommes d'affaires circulant entre conseils d'administration et bancs des accusés, et une commission d'enquête chargée de faire ce que la politique ne peut pas faire. La région a vu ce scénario dans de nombreuses capitales, et c'est pourquoi la couverture du Sud, de la presse sud-africaine elle-même aux commentaires lesothans sur la prise de position de Mkhwanazi, traite la commission moins comme un événement juridique que comme un événement démocratique.
C'est la commission d'enquête judiciaire créée par le président Cyril Ramaphosa le 13 juillet 2025 pour vérifier l'accusation du commissaire de police du KwaZulu-Natal, Nhlanhla Mkhwanazi, selon laquelle un cartel criminel aurait infiltré le système de justice pénale, la politique et le secteur privé sud-africains. Présidée par le juge à la retraite Mbuyiseli Madlanga, elle entend des témoignages sous serment, travaille en parallèle d'une commission parlementaire, et doit remettre son rapport final d'ici le 25 janvier 2027.
Le scandale a touché tous les grands partis, ANC, EFF, NCC, DA et PA, et aucun ne peut faire campagne comme s'il n'était pas concerné. Les élections locales se jouant largement sur la sécurité et les services publics, et la commission ayant suspendu ses audiences pour ne pas entrer en collision avec la campagne, les électeurs rendront un verdict intérimaire avant le rapport de janvier 2027.
Carrim, homme d'affaires du Nord-Ouest et ancien trésorier régional de l'ANC, a été arrêté à l'aéroport OR Tambo le 15 octobre 2026 pour ne pas avoir témoigné devant la commission Madlanga. Il est ensuite inculpé pour avoir tenté, avec des employés, de voler deux véhicules Absa avec de faux documents ; les véhicules ont été interceptés à Beitbridge le 22 juillet 2026 alors qu'ils étaient acheminés vers le Malawi. Il est poursuivi pour tentative de vol et blanchiment d'argent.
Malema a été condamné en octobre 2025 pour une arme à feu tirée lors d'un rassemblement des EFF à Mdantsane en 2018, puis condamné le 16 avril 2026 à cinq ans de prison. Il a été déclaré inapte à posséder une arme à feu. Le 28 septembre 2026, la Haute Cour de Makhanda lui a accordé l'autorisation de faire appel de la condamnation et de la peine, et il reste libre sous avertissement tant que l'appel est en instance.