Aaron Rodgers a déclaré vendredi à Paris que la ligue n'organiserait pas le premier match de saison régulière de la NFL en France si la situation n'était pas sûre, alors que les Steelers et les Saints se préparent à se rencontrer au Stade de France, au lendemain de nouvelles manifestations.
Publié le 24 octobre 2026 · 11:04 GMT
Aaron Rodgers a déclaré vendredi à Paris que la ligue n'organiserait pas le premier match de saison régulière de la NFL en France si la situation n'était pas sûre, alors que les Steelers et les Saints se préparent à se rencontrer au Stade de France, au lendemain de nouvelles manifestations. Le quarterback des Steelers de Pittsburgh, Aaron Rodgers, a déclaré vendredi 23 octobre que la NFL aurait annulé son premier match de saison régulière à Paris si la situation n'avait pas été sûre, ajoutant qu'il était convaincu que le match aurait lieu comme prévu.
Vendredi 23 octobre 2026, Aaron Rodgers a déclaré que la NFL aurait annulé son premier match de saison régulière à Paris si la situation n'avait pas été sûre, et le match entre les Steelers de Pittsburgh et les Saints de La Nouvelle-Orléans reste prévu dimanche 25 octobre au Stade de France à Saint-Denis.
La prudence de ce maintien — le président américain Donald Trump a estimé vendredi que la ligue aurait probablement pu reporter le match, tandis que la NFL, le commissaire Roger Goodell et Rodgers affichent leur confiance dans le dispositif de sécurité, et que les supporters en déplacement sont partagés entre calme et inquiétude.
Comment se dérouleront les manifestations prévues samedi et si des violences atteindront les zones fréquentées par les supporters ; l'ampleur du déploiement policier pour le week-end ; l'existence d'un seuil de report que la ligue n'aurait pas divulgué ; et le nombre de détenteurs de billets qui renonceront à venir.
Les Steelers de Pittsburgh sont arrivés en France vendredi matin, et dès l'après-midi leur quarterback répondait à la question que tout Paris se posait depuis une semaine. Aaron Rodgers a déclaré lors d'une conférence de presse, déplacée vers un hôtel parisien après l'annulation de l'entraînement de l'équipe en raison du mauvais temps, que la NFL ne disputerait pas son premier match de saison régulière en France si la situation n'était pas sûre. « Je pense vraiment que la NFL est attentive à ce qui se passe », a-t-il dit. « Ce match compte beaucoup pour la NFL. S'il n'était pas sûr, je suis certain que nous ne serions pas là. »
Le match lui-même est fixé : les Steelers contre les Saints de La Nouvelle-Orléans, dimanche 25 octobre à 14 h 30, heure de Paris, au Stade de France à Saint-Denis, à une dizaine de kilomètres de Paris. C'est le premier match de saison régulière de la NFL jamais organisé en France, le sixième des neuf matches internationaux du calendrier 2026 de la ligue.
Le contexte fait d'une conférence de presse d'avant-match ordinaire un événement. La France traverse des semaines de protestation nées dans les écoles puis élargies à la colère contre le coût de la vie ; le week-end des 17 et 18 octobre a connu certains des pires troubles urbains depuis des années, avec des émeutes, des pillages et des milliers d'arrestations. De nouvelles manifestations sont prévues samedi, et la tempête Austen a placé une grande partie du nord-ouest, dont la région parisienne, en vigilance orange.
Rien dans la position publique de la ligue ne laisse penser qu'une annulation soit proche. La NFL affirme que les préparatifs se poursuivent comme prévu et qu'aucune perturbation n'a touché les sites de la ligue. Le commissaire Roger Goodell a déclaré mercredi s'être entretenu avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio et que les responsables restent en contact avec les autorités françaises. « Nous avons pris toutes les dispositions », a dit Goodell. « Les manifestations ne sont pas inhabituelles en France, et c'est quelque chose dont nous tiendrons compte. » Plus tôt dans la semaine, la ligue avait annoncé un renforcement de la sécurité, son équipe étant déjà en France.
Le gouvernement américain s'est montré plus direct que la ligue. Son département d'État a émis jeudi soir une alerte de sécurité appelant les citoyens à « éviter les manifestations et les zones de troubles », ajoutant que « les Américains présents à Paris pour le match de la NFL dimanche 25 octobre doivent également faire preuve de prudence et rester vigilants ». L'alerte précisait que de nombreux groupes avaient déposé des projets de manifestations pour le samedi 24 octobre, et avertissait qu'elles peuvent avoir lieu en dehors des parcours prévus.
Ce qui a changé jusqu'ici, c'est le programme autour du match, pas le match. Les Steelers ont informé leurs supporters jeudi que leur événement Steelers House dans un bar du quartier de la Bastille n'aurait pas lieu, par mesure de précaution. La NFL a annoncé que sa boutique éphémère de la rue Saint-Merri fermerait samedi, une boutique alternative étant installée au stade. Le contraste avec le football national est frappant : le match de Ligue 1 entre le Paris Saint-Germain et Lyon, prévu dimanche au Parc des Princes, a été reporté à lundi soir à la demande de la préfecture de police de Paris. Le Louvre a fermé pour le week-end et la foire Art Basel Paris est restée fermée — un rappel, pour les lecteurs qui suivent les couvre-feux et les troubles qui ont marqué Paris ce mois-ci, de l'ampleur des perturbations déjà en cours.
La grande inconnue, c'est samedi lui-même. Des manifestations sont prévues, avec la Bastille parmi les points de départ attendus, mais personne ne peut dire à l'avance quelle sera leur ampleur, si elles resteront pacifiques, ou si des troubles atteindront les quartiers et les transports que les supporters emprunteront dimanche. L'ampleur complète du déploiement policier n'a pas été détaillée dans les informations disponibles jusqu'ici.
Une deuxième inconnue est la ligne rouge de la ligue elle-même. Rodgers a exposé la logique — si ce n'était pas sûr, le match ne serait pas joué — mais ni lui ni la ligue n'ont décrit quel événement précis déclencherait un report ou un match à huis clos.
Une troisième inconnue est la foule. La ligue attend plus de 70 000 personnes au Stade de France, dont 10 à 12 % venues d'outre-Atlantique. Combien de détenteurs de billets renonceront, et comment les transports et la météo pèseront sur la journée : autant de questions auxquelles seul dimanche répondra.
Ce n'est pas seulement un match disputé pendant un mouvement de protestation ; c'est un match dont le sens a été transformé par lui. La NFL a choisi Paris comme nouvelle frontière de son expansion internationale, et un premier match de saison régulière en France est une étape commerciale et symbolique que la ligue promeut depuis des mois. La semaine avait été construite comme un festival : maisons de supporters, boutique éphémère, expérience pour supporters, milliers d'Américains venus par avion. Quand le festival rétrécit, le match lui-même devient la déclaration.
Pour la France, les enjeux vont dans l'autre sens. Le mouvement a commencé le 17 septembre avec des élèves et des personnels scolaires manifestant contre les conditions dans les écoles, puis s'est élargi à la colère contre le coût de la vie et les prix du carburant. Pour les lecteurs qui ont suivi les manifestations scolaires qui ont ouvert cette saison de troubles et les marches étudiantes qui ont suivi, le week-end de la NFL est le moment où un débat national se joue devant un public télévisé mondial. Un dimanche calme permet aux autorités de dire que Paris peut accueillir n'importe quoi ; un samedi violent permet aux manifestants de dire que le pays est en crise.
La comparaison la plus instructive de la semaine n'est pas entre la NFL et ses détracteurs, mais entre la NFL et le Paris Saint-Germain. Un match a été reporté sur ordre de la police ; l'autre est maintenu. La différence tient en partie à la géographie : le Stade de France se trouve à Saint-Denis, loin de la Bastille et des points chauds du centre de Paris. Elle tient en partie aux moyens : le report du match national a libéré des effectifs pour le reste du week-end. Et elle tient en partie à qui décide : la préfecture peut interdire une rencontre de Ligue 1, tandis que le match de la NFL repose sur une coordination entre la ligue, les autorités françaises et le gouvernement américain.
Il y a aussi une différence dans ce que chaque organisation vend. Un match de championnat national peut être déplacé à lundi sans grande perte ; un premier match dans un nouveau pays ne peut pas être déplacé sans perdre l'étape elle-même. Rodgers l'a compris quand il a parlé : son assurance n'était pas seulement une question de sécurité, c'était un joueur vedette assumant publiquement une décision déjà prise. Si dimanche se passe dans le calme, la confiance de la ligue paraîtra visionnaire ; si des violences touchent des supporters, la décision de maintenir le match sera jugée sévèrement.
Quoi qu'il arrive dimanche, ce week-end entrera dans les dossiers de préparation de chaque ville espérant accueillir un match de la NFL. Les leçons sont déjà visibles. Les événements pour supporters doivent se tenir loin des quartiers sensibles : l'annulation à la Bastille montre que le programme périphérique d'un match est plus fragile que le match lui-même. La planification de la sécurité doit prévoir une deuxième crise s'ajoutant à la première. Et la coordination avec les ministères des Affaires étrangères fait désormais partie du travail : le contact visible de la ligue avec le gouvernement américain, et l'alerte du département d'État aux supporters en déplacement, sont un modèle que d'autres hôtes copieront.
Les effets de second ordre dépassent le sport. Un week-end réussi redore Paris comme une ville capable d'absorber à la fois la protestation et le spectacle ; un week-end troublé alimenterait l'argument que le mouvement a rendu ses villes imprévisibles. Pour le mouvement lui-même, le week-end est une scène, quoi que fassent les cortèges.
Samedi vient d'abord. Les manifestations prévues, l'ampleur de la réponse policière, et la question de savoir si des perturbations atteindront les abords du stade donneront le ton pour dimanche. Puis viendra le coup d'envoi à 14 h 30, heure de Paris.
Après le coup de sifflet final, attendez-vous à des déclarations plutôt qu'au silence : la ligue et les deux clubs qualifieront le week-end, et le ministère de l'Intérieur publiera ses chiffres de manifestations et d'arrestations. Lundi soir, le Paris Saint-Germain contre Lyon sera enfin disputé, clôturant un week-end où le football français a bougé et le football américain non. La comparaison sera l'histoire de la semaine — quelle que soit l'issue de dimanche.
Le regard occidental : la confiance, avec les réserves imprimées à côté La couverture occidentale, menée par Reuters et l'Associated Press et relayée par France 24, est mesurée et fondée sur les déclarations : l'assurance de Rodgers d'abord, les préparatifs de la ligue ensuite, les réserves en troisième. Elle laisse une place à la dissidence, mais le centre de gravité reste la confiance institutionnelle.
Le regard oriental : l'alerte, lue de loin La couverture venue d'Inde, menée par l'Hindustan Times, part de la question du voyageur plutôt que de celle du supporter : qu'a dit le gouvernement américain à ses citoyens, et à quel point Paris est-il dangereux ce week-end ? L'alerte, les émeutes et l'événement annulé viennent d'abord ; le match lui-même ensuite.
Le regard du Sud global : un match qui continue pendant que la ville débat avec elle-même La couverture d'Al Jazeera inscrit le week-end dans les troubles eux-mêmes, qualifiant les manifestations d'émeutes et plaçant le match dans un pays qui débat du coût de la vie et des conditions scolaires. Le report du Paris Saint-Germain contre Lyon devient le contraste révélateur : le football national a cédé à la police, le football américain non.
En date du vendredi 23 octobre, oui. La NFL affirme que les préparatifs se poursuivent comme prévu, le commissaire Roger Goodell déclare que la ligue a pris toutes les dispositions avec les autorités françaises et américaines, et Aaron Rodgers se dit convaincu que le match sera joué. Aucun report n'a été annoncé, même si la ligue n'a pas décrit quel événement changerait cette position.
Le mouvement a commencé le 17 septembre 2026, avec des élèves et des personnels scolaires manifestant contre les conditions dans les écoles, les pénuries d'enseignants et le financement. Il s'est depuis élargi à la colère contre la hausse du coût de la vie et des prix du carburant. La plupart des manifestations ont été pacifiques, mais le week-end des 17 et 18 octobre a vu des émeutes, des pillages et des milliers d'arrestations à Paris et dans d'autres villes.
Les Steelers ont annulé jeudi leur événement Steelers House dans le quartier de la Bastille par précaution, et la NFL a annoncé la fermeture samedi de sa boutique éphémère parisienne. Un événement pour supporters prévu vendredi a fermé plus tôt en raison de la tempête Austen, et les Steelers ont annulé un entraînement vendredi pour la même raison. Le match lui-même, et le programme du stade, restent inchangés.
Le département d'État a émis jeudi soir une alerte de sécurité exhortant les Américains à éviter les manifestations et les zones de troubles. Il précisait que de nombreux groupes avaient déposé des projets de manifestations pour le samedi 24 octobre, avertissait que des manifestations peuvent avoir lieu en dehors des parcours prévus, et invitait les Américains présents à Paris pour le match du dimanche à faire preuve de prudence et à rester vigilants.
Le coup d'envoi est donné dimanche 25 octobre 2026 à 14 h 30, heure de Paris, au Stade de France à Saint-Denis — 9 h 30, heure de l'Est, aux États-Unis, où le match est diffusé sur NFL Network. C'est le premier match de saison régulière de la NFL jamais disputé en France, avec les Steelers de Pittsburgh face aux Saints de La Nouvelle-Orléans.