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« Un salaire digne » : la France en grève, des centaines de milliers de manifestants dans la rue

Cinq syndicats, rejoints par trois autres, et un pays qui manifeste depuis septembre ont paralysé la France ce jeudi, exigeant des salaires plus élevés, une fiscalité plus juste et une meilleure école, à six mois d’une élection présidentielle.

Le résumé

Le jeudi 5 novembre 2026, cinq syndicats français ont conduit une journée nationale de grèves et de manifestations pour les salaires, le coût de la vie, la réforme fiscale et l’école, rejoints par des lycéens, des retraités et des Gilets jaunes. Les autorités attendaient entre 500 000 et 700 000 manifestants dans tout le pays, dont jusqu’à 80 000 à Paris, tandis que la CGT comptait plus de 250 000 personnes dans 73 villes dans l’après-midi.

Les trois prismes

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Le palais Bourbon à Paris, siège de l’Assemblée nationale
Le palais Bourbon à Paris, siège de l’Assemblée nationale. C’est sous ses fenêtres que la révolte des salaires est devenue un test national ce jeudi, alors que des centaines de milliers de personnes défilaient pour des salaires plus élevés et un salaire digne, à six mois de l’élection présidentielle. DXR, Public domain, via Wikimedia Commons
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Points clés

  • Le jeudi 5 novembre 2026, cinq syndicats français ont conduit une journée nationale de grèves et de manifestations pour les salaires, le coût de la vie, la réforme fiscale et l’école, rejoints par des lycéens, des retraités et des Gilets jaunes. AFP / The Hindu
  • Les autorités attendaient entre 500 000 et 700 000 manifestants dans tout le pays, dont jusqu’à 80 000 à Paris, tandis que la CGT comptait plus de 250 000 personnes dans 73 villes dans l’après-midi. AFP / CGT
  • Le salaire minimum, le Smic, s’élève à 12,31 euros de l’heure et n’a reçu aucun coup de pouce discrétionnaire depuis 2012 ; la CFDT demande une augmentation nette de 100 euros par mois pour les salariés. CNA / BBC
  • Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déployé 70 000 policiers et gendarmes, appuyés par des véhicules blindés, des drones et des hélicoptères, et promis une réponse extrêmement ferme à toute violence. Associated Press
  • Le mouvement a commencé en septembre avec des lycéens protestant contre le manque d’enseignants et les classes surchargées, et des blocages ont été signalés dans 81 des 3 700 lycées du pays ce jeudi. AFP / Al Jazeera
  • L’élection présidentielle est dans environ six mois, l’extrême droite est en tête des sondages, et les députés ont rejeté la première partie du projet de budget 2027, avec un vote du Sénat prévu le 9 décembre. AFP / IANS

À quoi ressemblait une journée de grève, de Marseille à Lille

Le jeudi 5 novembre 2026, les salariés en grève ont défilé dans toute la France contre la hausse du coût de la vie, lors d’une journée nationale d’action que les syndicats présentaient comme une nouvelle escalade après des semaines de protestation. Dans l’après-midi, la CGT, première confédération du pays, affirmait que plus de 250 000 personnes manifestaient dans 73 villes, tandis que les autorités attendaient entre 500 000 et 700 000 personnes dans les rues du pays, dont jusqu’à 80 000 rien qu’à Paris. Le cortège de la capitale est parti à 14 heures, place de la République, en direction de la place de la Nation, sur un parcours redessiné par les autorités après la restriction de celui proposé par les syndicats, et la tour Eiffel a fermé pour la journée pendant que les exploitants se préparaient aux perturbations.

La grève allait bien au-delà des cortèges, car les cheminots, les enseignants, les personnels hospitaliers, les postiers et les contrôleurs aériens ont tous rejoint les arrêts de travail, tandis que les salariés des raffineries étaient appelés à interrompre la production et que les lycéens poursuivaient le mouvement qui a lancé l’agitation de cet automne. À Marseille, Lyon, Nantes et Lille, les foules se sont rassemblées dès le matin, portant la même revendication qu’un viticulteur lyonnais, Martin Thiberge, a résumée en une phrase dans le cortège : « Nous voulons vivre de notre travail, gagner un salaire digne. » La journée avait été préparée depuis des jours, avec plus de 250 manifestations annoncées dans tout le pays, et elle arrive comme le dernier chapitre d’un mouvement né dans les écoles et qui touche désormais presque toute la vie active française.

Que demandent vraiment les syndicats ?

L’appel a été lancé le 5 octobre, lorsque cinq confédérations, la CFDT, la CGT, FO, l’UNSA et la FSU, ont fixé le 5 novembre comme journée commune d’action, et trois autres syndicats les ont rejoints depuis, dans la première grève coordonnée entre secteurs public et privé depuis les manifestations contre la réforme des retraites de 2023 et 2024. Leurs revendications, adressées ensemble au gouvernement et aux employeurs, commencent par les salaires : une hausse du salaire minimum, le Smic, qui s’élève à 12,31 euros de l’heure et n’a reçu aucun coup de pouce discrétionnaire depuis 2012, ainsi que des augmentations générales pour tous les salariés, la CFDT, première confédération du pays, demandant une hausse nette de 100 euros par mois. Les syndicats réclament aussi des réformes fiscales, dont une taxation accrue des grandes fortunes, de meilleures conditions d’apprentissage pour les jeunes, une protection renforcée des services publics et un accord plus juste sur les retraites, et ils ont averti dans un communiqué commun que le pays est au bord de la récession, avec des plans de licenciement qui se multiplient, car, selon leurs mots, « le carburant, les produits alimentaires, le loyer, le gaz, l’électricité… tout augmente sauf les salaires et les retraites ».

Le gouvernement n’a pas cédé sur la revendication centrale, même si, après une réunion avec les syndicats le 21 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a laissé la porte ouverte à une anticipation de la revalorisation annuelle du salaire minimum, qui tombe normalement le 1er janvier, assortie d’un coup de pouce discrétionnaire, une mesure qu’aucun gouvernement n’a prise depuis 2012. Dans la rue, l’État a répondu par le nombre : le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déployé 70 000 policiers et gendarmes, appuyés par des véhicules blindés, des drones et des hélicoptères, et promis ce qu’il a appelé une réponse extrêmement ferme à toute violence, tandis que le président Emmanuel Macron réunissait la veille des manifestations un conseil de défense et de sécurité pour assurer l’ordre public.

La participation, la rue et la réponse, encore à venir

La première inconnue est la participation finale, car les chiffres disponibles dans l’après-midi mesurent des réalités différentes à des heures différentes : la CGT comptait 250 000 personnes dans 73 villes, les autorités prévoyaient 500 000 à 700 000 manifestants dans tout le pays, et le comptage de la police, traditionnellement bien inférieur à celui des syndicats, n’avait pas encore été publié, si bien que la véritable ampleur de la journée ne se fixera qu’une fois les deux comptages connus. Personne ne sait encore si la journée est restée pacifique, car les cortèges défilaient toujours dans l’après-midi, le déploiement de 70 000 policiers était conçu pour faire face aux troubles, et le souvenir du 17 octobre, lorsque les manifestations de l’automne ont tourné aux pires émeutes vues en France depuis des années, planait sur chaque parcours.

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L’inconnue politique est plus nette encore : le gouvernement accordera-t-il le coup de pouce discrétionnaire au salaire minimum que réclament les syndicats, ou la réunion du 21 octobre, qui s’est achevée sans engagement concret, restera-t-elle le dernier mot avant que la bataille budgétaire ne passe au Sénat, où un vote est prévu le 9 décembre après le rejet par les députés de la première partie du projet de budget 2027 ? Et l’inconnue électorale court en dessous de tout le reste, car l’élection présidentielle est dans environ six mois, l’extrême droite est en tête des sondages, et personne ne peut encore dire si un hiver de grèves profitera aux syndicats, au gouvernement ou à l’opposition.

Pourquoi un conflit salarial est-il devenu un test pour la présidence ?

Une grève sur les salaires est devenue un test pour la présidence parce qu’elle arrive au croisement de trois pressions que le gouvernement n’a pas résolues, et chacune pointe vers la même élection du printemps. La première est l’argent : la France est la deuxième économie de la zone euro, et pourtant elle est enlisée dans la dette, compte parmi les plus mauvais élèves économiques d’Europe aux côtés de l’Italie et de la Belgique, et vient de voir la première partie de son projet de budget 2027 rejetée par les députés, si bien que chaque promesse salariale entre désormais en concurrence avec un redressement des finances publiques que le gouvernement lui-même juge urgent. La deuxième est la rue : le mouvement a commencé en septembre avec des lycéens protestant contre le manque d’enseignants et les classes surchargées, s’est étendu lors des samedis de manifestation des 17, 24 et 31 octobre, et rassemble désormais salariés, retraités, élèves et Gilets jaunes dans un front unique, ce qui explique pourquoi la coalition du jour, cinq syndicats à l’appel et trois autres derrière, compte davantage que n’importe quel cortège. Les émeutes du 17 octobre ont montré à quelle vitesse cette rue peut basculer, et le gouvernement le sait.

La troisième est le calendrier : avec l’élection présidentielle dans environ six mois et l’extrême droite en tête des sondages, un gouvernement qui semble incapable de répondre à une demande aussi simple qu’un salaire digne offre à ses adversaires l’argument qu’il a perdu le contact avec le pays qu’il gouverne, et c’est pourquoi les cortèges du jour ont été regardés à Paris comme une mesure de l’autorité, et pas seulement de la colère.

Cinq dimensions, une fiche de paie

Lue à travers les cinq dimensions, la grève est moins un conflit isolé qu’un bilan de tensions accumulées. Sur le plan géopolitique, elle tombe au cœur de la deuxième économie de l’Union européenne, six mois avant un vote présidentiel, et une France incapable de régler sa propre question salariale portera cette instabilité dans chaque négociation européenne à laquelle elle participe. Sur le plan économique, les chiffres disent ce que crient les syndicats : les salaires réels sont restés derrière l’inflation pendant trois ans, le salaire minimum n’a connu aucun coup de pouce discrétionnaire depuis 2012, et les concessions du gouvernement, la mise sur le marché de 10 millions de barils de gazole tirés des réserves stratégiques et la promesse d’un remplacement de Parcoursup, la plateforme d’admission universitaire impopulaire, d’ici 2028, traitent les symptômes pendant que la question des salaires attend. Sur le plan démographique, la coalition est la nouvelle, car élèves, salariés, retraités et Gilets jaunes de retour ont défilé ensemble pour la première fois depuis le cycle de la réforme des retraites, et un mouvement qui enjambe les générations est plus difficile à écarter que le grief d’un seul secteur.

Historiquement, la journée s’inscrit dans une ligne directe, des manifestations contre la réforme des retraites de 2023 et 2024 jusqu’aux émeutes du 17 octobre, et chaque round a laissé le suivant plus ample et moins patient. Sur le plan technologique, la mobilisation elle-même a changé, car la CGT a publié sa propre carte de 244 cortèges tandis que des listes de 388 lieux de rassemblement circulaient sur des chaînes Telegram et Signal utilisées par des militants de la génération Z et des Gilets jaunes, si bien que la rue s’organise désormais plus vite que les préfectures ne peuvent la restreindre.

Ce qu’une journée de grève change au-delà de ses cortèges

La première onde passe par le budget, car le texte 2027 a déjà perdu sa première partie à l’Assemblée et passe désormais au Sénat pour un vote le 9 décembre, et un gouvernement qui concède une hausse des salaires doit en trouver le financement dans un budget qu’il cherche en même temps à redresser. La deuxième passe par les services touchés par la grève, car un arrêt de 24 heures dans les chemins de fer, des raffineries à l’arrêt, des débrayages dans les hôpitaux et des écoles fermées ne s’arrêtent pas quand les cortèges se dispersent, et chaque journée perturbée s’ajoute à la facture que les syndicats estiment devoir être payée en salaires plutôt qu’en désordre. La troisième passe par les syndicats eux-mêmes, car une action commune qui a tenu ensemble les secteurs public et privé crée un précédent que les confédérations peuvent reproduire, et la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a décrit jeudi comme le simple début d’une vague plus large.

La quatrième passe par l’élection, car Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise et lui-même candidat pour 2027, a défilé à Paris, et chaque candidat devra désormais dire où il se situe sur le Smic. Et la cinquième passe vers l’extérieur, car la France n’est pas le seul pays européen où trois années de hausses de salaires inférieures à l’inflation se sont accumulées en une flambée du coût de la vie, si bien qu’un accord français, ou un refus français, sera lu à Berlin, à Rome et à Madrid comme un signal de ce que le mouvement social peut encore obtenir. Pendant ce temps, les engagements extérieurs de l’État se poursuivent, comme le financement français de 100 millions d’euros pour les ports des provinces du Sud du Maroc, et ce contraste entre l’argent trouvé dehors et les salaires attendus dedans nourrira le débat.

Que se passera-t-il si le gouvernement ne bouge pas ?

Trois repères sont à surveiller dans les jours qui viennent. D’abord, les chiffres définitifs de participation, car l’écart entre le comptage de la police et celui des syndicats cadrera le débat sur la question de savoir si jeudi était un avertissement ou une vague, et les deux camps s’en serviront. Ensuite, la réponse du gouvernement sur le salaire minimum, car la revalorisation annuelle est due le 1er janvier et la question est de savoir si elle arrivera en avance, majorée du coup de pouce discrétionnaire que demandent les syndicats et qu’aucun gouvernement n’a accordé depuis 2012, ou si la réunion du 21 octobre restera la dernière offre. Enfin, le calendrier du mouvement lui-même, car les syndicats ont promis d’intensifier une campagne commencée en septembre et qui court déjà jusqu’au vote budgétaire du 9 décembre, et une deuxième journée d’action en dirait davantage que la première. Si aucun de ces repères ne bouge, l’hiver parlera à leur place, avec l’élection dans six mois et l’extrême droite en tête des sondages.

Les trois prismes

Prisme Occidental:

Comment l’Ouest l’a lu : un test pour l’autorité de Macron, raconté en institutions La couverture occidentale a lu la journée comme un test présidentiel, car Le Monde a mis en avant la coalition et les parcours, la BBC l’arithmétique du Smic et la demande des 100 euros, et l’Associated Press l’avertissement de récession et le déploiement policier, si bien que les cortèges apparaissent dans une histoire de budgets, de calendrier du Sénat et d’élection dans six mois. Dans cette lecture, le détail humain, un viticulteur qui demande un salaire digne, tient dans un cadre institutionnel, et la question est de savoir si le gouvernement gouverne encore.

Prisme Oriental:

Comment l’Est l’a lu : l’ampleur, comptée ville par ville La presse asiatique a compté la mobilisation, car The Hindu et CNA ont relayé les chiffres de l’agence, 250 000 personnes dans 73 villes dans l’après-midi contre 500 000 à 700 000 attendues, la dépêche IANS a ajouté l’arithmétique budgétaire, le texte rejeté et le vote du Sénat du 9 décembre, et le reportage photo de China Daily a placé Mélenchon dans le cortège parisien. Dans cette lecture, l’histoire est une question d’échelle et de séquence, une révolte salariale européenne mesurée comme l’Asie mesure les siennes : combien, où, et que se passera-t-il ensuite.

Prisme du Sud:

Comment le Sud l’a lu : les élèves qui ont tout commencé La couverture du Sud global a remonté la journée jusqu’à son origine, car Al Jazeera a rendu compte depuis Marseille, où le mouvement lycéen commencé en septembre a duré le plus longtemps, et a souligné la flambée du coût de la vie et les 16 pour cent d’enseignants en grève, tandis que Vanguard portait la même dépêche jusqu’aux lecteurs nigérians. Dans cette lecture, une révolte salariale française fait partie d’une pression plus large, et les élèves qui l’ont lancée sont la mesure du chemin parcouru.

Le consensus

Ce sur quoi nous nous accordons
Ce sur quoi nous sommes d’accord : le jeudi 5 novembre 2026, cinq syndicats français ont conduit une journée nationale de grèves et de manifestations pour les salaires, le coût de la vie, la réforme fiscale et les conditions à l’école, rejoints par des élèves, des retraités et des Gilets jaunes ; les autorités attendaient 500 000 à 700 000 manifestants dans tout le pays, la CGT en comptait plus de 250 000 dans 73 villes dans l’après-midi, et 70 000 policiers et gendarmes étaient déployés.
Ce sur quoi nous ne nous accordons pas
Ce sur quoi nous ne sommes pas d’accord : la question de savoir si cette journée marque un tournant durable dans la vie syndicale française ou un simple pic dans un cycle de protestation qui dure depuis septembre ; si les syndicats peuvent imposer un coup de pouce discrétionnaire au salaire minimum ; et dans quelle mesure la mobilisation porte sur les salaires eux-mêmes plutôt que sur un verdict plus large contre le président Emmanuel Macron, à six mois de l’élection.
Ce que nous savons
Ce que nous savons : les revendications, de la hausse du Smic et des 100 euros nets par mois à la taxation des grandes fortunes, à une meilleure école, à des services publics plus forts et à des retraites plus justes ; la chronologie, de l’appel du 5 octobre et de la réunion Lecornu du 21 octobre aux samedis de manifestation des 17, 24 et 31 octobre ; le déploiement policier et le parcours parisien restreint ; et les blocages dans 81 des 3 700 lycées.
Ce que nous ignorons encore
Ce que nous ne savons pas : la participation finale, une fois publiés les comptages de la police et des syndicats ; si des violences ont éclaté dans les cortèges ; si le gouvernement accordera le coup de pouce discrétionnaire au salaire minimum ; et comment le mouvement pèsera sur la course présidentielle.
Ce que nous anticipons
Ce que nous attendons : les chiffres définitifs de participation plus tard ce jeudi ; une réponse du gouvernement sur le salaire minimum avant la revalorisation annuelle du 1er janvier ; de nouvelles journées d’action en l’absence de concession, la CGT parlant de jeudi comme d’un simple début ; et la poursuite de la bataille budgétaire jusqu’au vote du Sénat le 9 décembre.

Questions et réponses

Pourquoi les salariés français font-ils grève le 5 novembre 2026 ?

Cinq syndicats ont appelé à une journée nationale d’action pour les salaires, le coût de la vie, la réforme fiscale et l’école, et trois autres syndicats les ont rejoints. Le Smic s’élève à 12,31 euros de l’heure, sans coup de pouce discrétionnaire depuis 2012, la CFDT demande 100 euros nets de plus par mois, et le mouvement est né des manifestations lycéennes de septembre.

Combien de personnes ont manifesté ?

Les autorités attendaient 500 000 à 700 000 manifestants dans tout le pays, dont jusqu’à 80 000 à Paris. La CGT comptait plus de 250 000 personnes dans 73 villes dans l’après-midi, et les organisateurs ont annoncé plus de 250 manifestations dans 260 villes. Le comptage définitif de la police n’avait pas encore été publié.

Qu’est-ce que le Smic, et pourquoi est-il au cœur du conflit ?

Le Smic est le salaire minimum légal en France, actuellement de 12,31 euros de l’heure, qui augmente automatiquement chaque 1er janvier. Le gouvernement peut y ajouter un coup de pouce discrétionnaire, mais aucun n’a été accordé depuis 2012. Les syndicats veulent une hausse anticipée et majorée, et le gouvernement a évoqué l’idée après la réunion du 21 octobre.

Que se passera-t-il ensuite ?

Les chiffres définitifs de participation sont attendus plus tard ce jeudi, et le gouvernement doit se prononcer sur le salaire minimum avant la revalorisation annuelle du 1er janvier. Les syndicats ont promis d’intensifier la campagne, le Sénat votera le budget 2027 le 9 décembre, et l’élection présidentielle est dans environ six mois.

Sources

  • AFP / The Hindu
  • AFP / CGT
  • CNA / BBC
  • Associated Press
  • AFP / Al Jazeera
  • AFP / IANS
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