D’un acte de protestation à Sidi Bouzid à la chute de présidents — comment le Printemps arabe de 2010–2012 secoua une région et dispersa ses destins.
Le 17 décembre 2010, dans la ville tunisienne de Sidi Bouzid, Mohamed Bouazizi s’immola par le feu — et la région s’embrasa avec lui. En quelques semaines, les manifestations que son geste avait allumées chassaient un président ; en quelques mois, elles secouaient des capitales de Tunis au Caire, de Tripoli à Damas, de Sanaa à Manama. Le Printemps arabe de 2010–2012 fut le moment où la rue arabe parla — et découvrit que l’histoire ne répond pas à toutes les voix de la même façon.