Le fabricant de boissons énergisantes Dongpeng et le géant laitier Mengniu ont tous deux mis fin à leur partenariat avec Kylian Mbappé mardi, après la circulation en ligne d'une vidéo dans laquelle il semblait plaisanter sur un mème de son visage sur Mao Zedong. L'authenticité de la vidéo n'a pas été vérifiée.
Publié le 27 octobre 2026 · 04:07 GMT
Le fabricant de boissons énergisantes Dongpeng et le géant laitier Mengniu ont tous deux mis fin à leur partenariat avec Kylian Mbappé mardi, après la circulation en ligne d'une vidéo dans laquelle il semblait plaisanter sur un mème de son visage sur Mao Zedong. L'authenticité de la vidéo n'a pas été vérifiée. Mardi 27 octobre 2026, deux grandes marques chinoises, le fabricant de boissons énergisantes Dongpeng et le producteur laitier Mengniu, ont annoncé qu'elles mettaient fin, avec effet immédiat, à toute coopération avec l'attaquant du Real Madrid et de l'équipe de France Kylian Mbappé.
Deux des plus grands partenaires commerciaux chinois de Kylian Mbappé ont mis fin à leurs contrats avec lui mardi 27 octobre 2026, à quelques heures d'intervalle, après la circulation en ligne d'une vidéo dans laquelle l'attaquant du Real Madrid et de l'équipe de France semblait plaisanter sur un mème de son visage superposé à celui de Mao Zedong. Le fabricant de boissons énergisantes Dongpeng a déclaré qu'il mettait fin à toute coopération avec Mbappé avec effet immédiat, et le géant laitier Mengniu, plus grand producteur laitier de Chine, a fait de même. Les deux entreprises ont employé une formulation presque identique, affirmant s'opposer fermement et appliquer une politique de tolérance zéro à l'égard des comportements ou des paroles qui offensent les sentiments nationaux ou blessent les sentiments du peuple chinois.
Ces annonces sont intervenues au lendemain de la défaite de Mbappé face au capitaine anglais Harry Kane dans la course au Ballon d'Or lundi; une coïncidence de calendrier qui a placé le joueur de 27 ans au centre de deux actualités très différentes en deux jours. Aucune des deux entreprises n'a donné de montant financier pour les contrats rompus.
La formulation compte, car elle constitue, pour l'instant, l'intégralité du dossier public. Le communiqué de Dongpeng déclare : « Notre entreprise s'oppose fermement et applique une politique de tolérance zéro à l'égard de tout comportement qui offense les sentiments nationaux », ajoutant qu'« avec effet immédiat, nous mettons fin à toute coopération avec Kylian Mbappe ». Celui de Mengniu déclare : « Avec effet immédiat, notre entreprise met fin à toute coopération avec Kylian Mbappe », et que « Mengniu s'oppose fermement et applique une politique de tolérance zéro à l'égard de toute parole ou action qui blesse les sentiments du peuple chinois ». Les deux communiqués ont été rapportés ensemble, le même jour, par la même dépêche.
Ce qui les a déclenchés, selon ce compte rendu, c'est une vidéo apparue en ligne dans laquelle Mbappé déclare que le mème le plus drôle qu'il ait vu est celui de son visage photoshoppé sur celui d'« un type; je crois que c'est un dictateur chinois », référence apparente à un mème superposant Mbappé à une image de Mao. L'ampleur de la réaction ne fait pas débat en termes de trafic : « Dongpeng Beverage ends cooperation with Mbappe » est devenu le sujet le plus discuté sur Weibo.
La mise en garde la plus importante de cette histoire est aussi la plus simple : la vidéo au centre de l'affaire n'a pas été vérifiée. La cellule de fact-checking de l'AFP n'a pas pu vérifier immédiatement son authenticité, et aucun média n'a publié dans ce cycle d'analyse technique, de date, de lieu ou de contexte complet des propos. Il faut donc considérer ce clip pour ce qu'il est actuellement, une vidéo en circulation que deux sponsors ont jugée suffisamment réelle pour agir, et non comme un compte rendu confirmé de ce que Mbappé a dit, où et quand.
Tout ce qui entoure les conséquences commerciales est tout aussi incertain. Aucune valeur n'a été publiée pour le contrat de Dongpeng ni pour celui de Mengniu, aucune date de fin ou clause de renouvellement n'a été rapportée, et aucune réaction n'a encore été signalée de la part de Mbappé, de ses représentants ou du Real Madrid. On ignore également si les ruptures couvrent toutes les gammes de produits et tous les territoires, ou seulement les campagnes destinées à la Chine, et si un autre sponsor revoit sa propre position.
Mbappé n'est pas un ambassadeur marginal en Chine. Il est l'un des footballeurs les plus reconnaissables de la planète, champion du monde avec la France dont la saison record ne lui a pourtant pas valu le Ballon d'Or, fer de lance de l'attaque du Real Madrid, et un joueur dont l'image a été délibérément construite pour le marché chinois; la marque Bubbly de Dongpeng l'a recruté comme ambassadeur, et Mengniu a bâti des campagnes entières de Coupe du monde autour de footballeurs vedettes. Perdre deux partenaires de ce calibre en un seul jour n'est donc pas une note de bas de page dans une carrière de footballeur ; c'est une rupture dans le pont commercial entre une star mondiale et le plus grand marché de consommation du monde.
Cela compte aussi au-delà d'un seul joueur : en Chine, un seul affront perçu aux sentiments nationaux peut mettre fin à un contrat du jour au lendemain, quelle que soit la durée restante. Pour chaque athlète, club et marque qui vend en Chine, mardi est un événement de valorisation; le coût d'une remarque imprudente, ou seulement perçue comme telle une fois découpée et partagée, se mesure désormais à deux contrats résiliés.
Lisez les deux communiqués côte à côte et un mécanisme apparaît. Aucune des deux entreprises n'a débattu de l'authenticité de la vidéo, de son contexte ou de l'intention de Mbappé. Toutes deux sont passées directement à la formule, tolérance zéro, rupture immédiate, qui ne laisse aucune place aux excuses, aux clarifications ou à une période de réflexion. C'est là tout l'intérêt de la formule : sur un marché où un sujet peut dominer Weibo en quelques heures, le retard passe pour de la défiance, et la défiance coûte à une marque sa position sur son marché intérieur.
Ce n'est pas nouveau, et c'est pourquoi c'est instructif. En 2019, après un message d'un dirigeant d'équipe soutenant les manifestations pro-démocratie de Hong Kong, tous les partenaires chinois officiels de la NBA avaient suspendu leurs liens avec la ligue; et Mengniu, la même entreprise laitière, faisait partie de ceux qui s'étaient engagés à suspendre toute coopération commerciale avec la NBA. Le schéma est constant sur sept ans : le déclencheur change, le réflexe des entreprises ne change pas. Ce qui a changé, c'est la vitesse, car le passage du clip au sujet le plus discuté se fait désormais en quelques heures, et parce que la star en question est elle-même le produit; son visage est la publicité.
Un second mécanisme est à l'œuvre, plus discret : les marques n'ont pas attendu un régulateur ou une fédération, car sur ce marché, le public est le régulateur. Une fois qu'un sujet domine Weibo, le préjudice de l'inaction est immédiat, tandis que celui d'une réaction excessive reste hypothétique; et cette rationalité rend ces décisions difficiles à assurer pour toute star étrangère.
La première leçon est archivistique : à l'ère du clip, une remarque n'a pas besoin d'être récente pour coûter cher, il suffit qu'elle refasse surface. La deuxième est contractuelle : les clauses de moralité et de sentiments nationaux, autrefois de simples formalités, sont désormais la clause qui compte le plus dans un contrat destiné à la Chine.
La troisième leçon appartient aux clubs. Le Real Madrid se vend dans le monde en partie grâce au visage de Mbappé, et une rupture entre sa star et le marché chinois touche le merchandising, les tournées d'avant-saison et les contrats de sponsoring bien au-delà de deux contrats de boisson et de lait. Les clubs ont passé une décennie à bâtir des stratégies chinoises autour de stars individuelles ; mardi montre à quelle vitesse un moment hors terrain d'un seul joueur peut revaloriser toute la stratégie. Attendez-vous à des audits discrets, et non à des déclarations publiques, de la part de chaque club ayant un sponsor chinois cette semaine.
Quatre signaux décideront s'il s'agit d'une polémique d'une semaine ou d'une rupture durable. D'abord, si Mbappé ou ses représentants s'expriment sur la vidéo; un démenti, une clarification ou un silence prolongé orientent chacun dans une direction différente. Ensuite, si la cellule de fact-checking de l'AFP ou un autre vérificateur authentifie ou démonte le clip, ce qui transformerait l'affaire d'un conflit de sponsoring en affaire de désinformation. Troisièmement, si un autre partenaire chinois suit Dongpeng et Mengniu, ou si les deux se révèlent être l'exception. Et quatrièmement, si les contrats reviennent discrètement une fois l'attention retombée; un schéma déjà observé lors de polémiques antérieures, où les annonces de rupture se sont révélées plus faciles à faire qu'à maintenir.
Pour l'instant, les faits sont étroits et les implications sont vastes : deux communiqués, une vidéo non vérifiée, et une superstar dont la position commerciale en Chine a changé en un seul jour. Le prochain coup appartient à ceux qui n'ont pas encore parlé.
Depuis l'Europe et les États-Unis, l'histoire se lit comme une collision entre la liberté d'expression et l'accès au marché. Un footballeur fait, ou semble faire, une plaisanterie improvisée, et deux sponsors d'un marché de 1,4 milliard d'habitants rompent le même jour, sans attendre de vérification. Le regard occidental se demande si une star mondiale peut s'exprimer librement alors que ses revenus dépendent de publics dont elle ne partage pas les lignes rouges, et si les contrats de sponsoring ne sont pas devenus discrètement des codes de conduite à effet immédiat.
Depuis la Chine, l'histoire se lit très différemment : comme des marques qui se protègent sur un marché où le sentiment national est une réalité commerciale quotidienne. Dongpeng et Mengniu ne se sont pas présentées comme des censeurs, mais comme des entreprises refusant d'être associées à des propos qui blessent les sentiments du peuple chinois; et le sujet le plus discuté sur Weibo suggère qu'un large public intérieur a approuvé la décision.
Depuis le Sud global, l'histoire se lit comme un avertissement sur la dépendance. Pour les athlètes, les fédérations et les marques d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine qui courtisent le sponsoring chinois, mardi montre que l'argent s'accompagne d'une condition rarement écrite en langage clair : ne pas devenir un passif dans la conversation publique de Pékin. Le cas de la NBA en 2019, dans lequel Mengniu avait également suspendu ses liens, est le précédent dont se souviendront de nombreux administrateurs sportifs du Sud; non parce qu'ils approuvent chaque décision, mais parce qu'il a montré que même la plus grande ligue du monde pouvait perdre ses partenaires chinois en un week-end.
Les deux entreprises ont annoncé mardi 27 octobre 2026 qu'elles mettaient fin à toute coopération avec Mbappé avec effet immédiat, invoquant une politique de tolérance zéro à l'égard des comportements ou des paroles qui offensent les sentiments nationaux ou blessent les sentiments du peuple chinois. Ces annonces ont suivi la circulation d'une vidéo dans laquelle il semblait plaisanter sur un mème de son visage sur Mao Zedong.
Selon le compte rendu, Mbappé a déclaré que le mème le plus drôle qu'il ait vu est celui de son visage photoshoppé sur celui d'« un type; je crois que c'est un dictateur chinois », une référence apparente à un mème superposant son visage à celui de Mao Zedong. Fait crucial, la cellule de fact-checking de l'AFP n'a pas pu vérifier immédiatement l'authenticité de la vidéo, et ces propos sont donc rapportés comme apparents, non confirmés.
Dongpeng, fabricant de boissons énergisantes dont la marque Bubbly avait recruté Mbappé comme ambassadeur, et Mengniu, plus grand producteur laitier de Chine et sponsor majeur de la Coupe du monde, ont tous deux mis fin à toute coopération avec lui. Aucune des deux entreprises n'a publié la valeur financière de son contrat, de sorte que le coût commercial pour Mbappé ne peut pas encore être chiffré à partir des déclarations publiques.
Surveillez quatre éléments : une éventuelle réaction de Mbappé ou de ses représentants à la vidéo, une authentification ou un démenti du clip par un vérificateur, un éventuel suivi d'autres partenaires chinois, et un retour discret des contrats rompus une fois l'attention retombée. Pour l'instant, sa position commerciale en Chine a changé en un seul jour, et le prochain coup appartient à ceux qui n'ont pas encore parlé.