Amaury Sport Organisation et la Saudi Motorsport Company ont déplacé la course de janvier hors du royaume, qualifiant la décision d'exceptionnelle et ponctuelle, alors que le calendrier sportif du Golfe se délite autour d'elle; et que le nouveau domicile de la course n'est toujours pas annoncé.
Publié le 26 octobre 2026 · 07:03 GMT
Amaury Sport Organisation et la Saudi Motorsport Company ont déplacé la course de janvier hors du royaume, qualifiant la décision d'exceptionnelle et ponctuelle, alors que le calendrier sportif du Golfe se délite autour d'elle; et que le nouveau domicile de la course n'est toujours pas annoncé. Amaury Sport Organisation et la Saudi Motorsport Company ont décidé conjointement que le Dakar Arabie saoudite 2027, prévu du 1er au 15 janvier 2027, ne se tiendrait pas dans le royaume, en raison des récents développements dans la région, qualifiant la décision d'exceptionnelle et ponctuelle.
Le Rallye Dakar ne se courra pas en Arabie saoudite en 2027. Amaury Sport Organisation et la Saudi Motorsport Company ont annoncé conjointement dimanche que le Dakar Arabie saoudite 2027, prévu du 1er au 15 janvier, ne se tiendrait pas dans le royaume, vu les récents développements dans la région. Décision exceptionnelle et ponctuelle, ont-elles ajouté. La course aura bien lieu sur un autre territoire, annoncé dans les prochains jours, avec un retour en Arabie saoudite prévu pour la 50e édition, en 2028. Après six ans dans le royaume, la course tout-terrain la plus dure du monde repart sur les routes.
Plusieurs faits sont désormais établis. L'Arabie saoudite accueille le rallye depuis 2020 ; l'édition 2027 aurait été la huitième dans le royaume et la 49e de l'épreuve. Le parcours initial, dévoilé en mai avec un départ et une arrivée à King Abdullah Economic City, avait déjà été remanié, les organisateurs préparant un tracé de repli dans le nord à mesure que la situation se dégradait. Pendant ce temps, le reste du calendrier raconte la même histoire : le Grand Prix de Formule 1 de Djeddah annulé, la dernière manche du championnat du monde des rallyes en Arabie saoudite le mois prochain supprimée, et un tournoi d'exhibition réunissant Djokovic, Alcaraz et Zverev reporté à fin décembre.
Le seul fait attendu est celui que personne ne possède : la destination. Les organisateurs ont promis une annonce dans les prochains jours ; d'ici là, le parcours relève de la spéculation, aussi informée soit-elle. La presse spécialisée évoque un départ en Espagne et une arrivée au Maroc ; un premier compte rendu parlait d'un prologue européen avant un passage au Maroc pour une douzaine d'étapes. Aucune version n'est confirmée, et le nombre d'étapes, la ville de départ et la ville d'arrivée restent ouverts. Seules certitudes : les dates de janvier tiennent, et le royaume ne les accueillera pas.
Un rallye n'est pas une guerre, et pourtant son déménagement mesure ce qu'aucun communiqué ne peut mesurer : si un pays est jugé assez sûr pour accueillir une ville en mouvement à travers le désert ouvert. L'Arabie saoudite a passé une décennie à s'acheter une place au centre du sport mondial, et le Dakar en était l'une des acquisitions phares. Son départ n'est donc pas seulement un problème logistique ; il signale un changement du calcul du risque pour tout le calendrier sportif du Golfe. Quand le golf, le cyclisme, le tennis, la Formule 1 et le rallye reculent dans le même mois, le phénomène cesse de ressembler à de la malchance pour ressembler à un verdict; un verdict que sponsors, diffuseurs et villes hôtes liront attentivement, y compris au Maroc, où la course à l'organisation de la finale de la Coupe du monde 2030 est déjà lancée.
Ensemble, les annulations du mois décrivent un seuil franchi plutôt qu'un incident isolé. Les organisateurs ont tenté de s'adapter : parcours initial, variante nord, puis déménagement. Chaque étape a gagné du temps avant d'être rattrapée par les événements. Ce schéma, adaptation, puis repli, court désormais sur tout le calendrier du Golfe, alors que assureurs, équipes et fédérations appliquent un test plus strict que celui souhaité par les gouvernements hôtes. Le retour en Arabie saoudite en 2028 est promis, mais il ne vaut que ce que vaudra la situation sécuritaire quand les camions reprendront la piste. D'ici là, le centre de gravité se déplace vers les hôtes de rechange.
Les perdants immédiats sont évidents : hôtels, fournisseurs et économie locale saoudienne perdent une vitrine de janvier, et les équipes doivent replanifier leur logistique dans l'urgence. Les effets moins visibles courent plus loin. Une arrivée au Maroc ou en Espagne offrirait à l'Afrique du Nord ou à l'Europe du Sud une audience télévisée mondiale en plein hiver, et raviverait la mythologie fondatrice du Dakar, jadis une traversée du Sahara jusqu'à sa capitale éponyme, alors que le sport automobile africain réclame une plus grande scène, comme le retour de la Formule 1 en Afrique le montre. À l'inverse, chaque événement qui quitte le Golfe affaiblit l'idée que le sport peut être isolé de la guerre; une idée qui valait des milliards pour ses hôtes.
Trois éléments trancheront l'histoire : l'annonce elle-même, attendue dans les prochains jours; territoire hôte, villes de départ et d'arrivée, et confirmation des dates de janvier. Ensuite, la réaction des équipes et des sponsors, dont la logistique dira s'il s'agit d'un remplacement équivalent ou d'une édition réduite. Enfin, la question de 2028 : le retour promis en Arabie saoudite résistera-t-il à la situation sécuritaire, ou une édition africaine réussie créera-t-elle sa propre dynamique ? Le contexte ne restera pas figé non plus, alors que la diplomatie autour de l'affrontement entre l'Arabie saoudite et les Houthis reste irrésolue. Pour l'heure, la course est sans domicile, et la carte va être redessinée.
Depuis les rédactions occidentales, l'histoire se lit comme une arithmétique sécuritaire. Reuters, qui avait annoncé le retour en Afrique quelques jours avant la décision, insiste sur la séquence : parcours initial, repli vers le nord, puis dégradation rendant même ce repli intenable.
Depuis l'Asie de l'Est, la couverture est plus froide, plus logistique. Le Straits Times, reprenant le compte rendu de Reuters, met en avant la mécanique, dates, caractère exceptionnel et ponctuel de la décision, retour promis en 2028, plutôt que la politique.
Depuis le Sud global, l'histoire porte une autre charge. Al Jazeera et Gulf News notent qu'un passage par le Maroc ramènerait la course en Afrique pour la première fois depuis 2007, bouclant un cercle ouvert en 1978 avec le Paris-Dakar, rompu quand les menaces sécuritaires poussèrent la course vers l'Amérique du Sud en 2009.
Amaury Sport Organisation et la Saudi Motorsport Company ont décidé conjointement que le Dakar Arabie saoudite 2027, prévu du 1er au 15 janvier, ne se tiendrait pas dans le royaume, vu les récents développements dans la région. La décision suit les attaques des Houthis du Yémen contre des villes, des aéroports et des infrastructures énergétiques saoudiennes, alors que d'autres événements sportifs saoudiens sont annulés ou reportés. Les organisateurs qualifient ce déménagement d'exceptionnel et ponctuel, et comptent revenir en 2028.
Le nouveau territoire n'a pas été annoncé. Les organisateurs affirment qu'il sera nommé dans les prochains jours, et que la course aura bien lieu en janvier. La presse spécialisée évoque un départ en Espagne et une arrivée au Maroc, ce qui ramènerait la course en Afrique pour la première fois depuis 2007. Rien de tout cela n'a été confirmé par les organisateurs : la destination, la ville de départ et la ville d'arrivée restent donc ouvertes.
Le Dakar est le dernier d'une série de perturbations : le Grand Prix de Formule 1 de Djeddah a été annulé, la course de Bahreïn reprogrammée en Malaisie, la dernière manche du championnat du monde des rallyes en Arabie saoudite supprimée, le Saudi International de golf reporté sine die, les Mondiaux urbains de cyclisme annulés, et un tournoi d'exhibition reporté à fin décembre.
Les organisateurs affirment vouloir ramener le rallye en Arabie saoudite pour sa 50e édition, en 2028. Cette promesse dépendra de la situation sécuritaire du moment, et une édition 2027 réussie ailleurs pourrait changer le calcul. La course de 2027, elle, conserve ses dates de janvier, du 1er au 15 janvier, quel que soit le lieu où elle se tiendra finalement.