> > >> Aller au contenu principal
Édition du soir

Bangkok se prépare à recevoir 18 000 délégués pour les assemblées du FMI et de la Banque mondiale, à l’ombre de la guerre en Iran

Les assemblées du FMI et de la Banque mondiale s’ouvrent à Bangkok, les premières hors de Washington en trois ans, dominées par le huitième mois de guerre contre l’Iran et son choc énergétique.

Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI
Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI
Publicité

Points clés

  • Les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale s’ouvrent cette semaine à Bangkok, les premières hors de Washington en trois ans ; 18 000 délégués inscrits. Reuters, 11 oct.
  • La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a visité dimanche soir le Centre national des congrès Reine Sirikit, ses 300 000 mètres carrés. Reuters, 11 oct.
  • L’ordre du jour est dominé par le huitième mois de la guerre israélo-américaine contre l’Iran et son choc énergétique, auxquels s’ajoutent la remontée des taux, une dette mondiale record et une croissance atone. Reuters, 11 oct.
  • Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, sèche les assemblées : il envoie deux hauts responsables, invoquant des engagements intérieurs ; plusieurs autres ministres des finances restent également au pays. Reuters, 11 oct.
  • Le président de la Fed, Kevin Warsh, participe, avec un événement public aux côtés de Georgieva prévu le 16 octobre ; les États-Unis président cette année le G20, dont la réunion est elle aussi éclipsée. Reuters, 11 oct.
  • Rapport du PNUD publié le 11 octobre, No Time to Recover : le pays en développement médian consacre 9,5 % de ses recettes aux intérêts ; 130 millions de personnes menacées de basculer sous les 6,85 dollars par jour ; un El Niño intense menace les approvisionnements alimentaires. PNUD, 11 oct.

Dimanche soir, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a visité le Centre national des congrès Reine Sirikit de Bangkok, ses 300 000 mètres carrés prêts à accueillir les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui s’ouvrent cette semaine — les premières hors de Washington en trois ans. Selon Reuters, 18 000 délégués sont inscrits, soit environ 4 000 de plus que lors des dernières assemblées hors les murs, au Maroc en octobre 2023. L’ordre du jour est dominé par le huitième mois de la guerre israélo-américaine contre l’Iran et le choc d’approvisionnement énergétique qu’elle a déclenché, auxquels s’ajoutent la remontée des taux d’intérêt, une dette mondiale record et une croissance atone. Les retombées inflationnistes de la guerre devraient éclipser presque toutes les autres conversations de la semaine.

Dimanche soir, les halls du Centre national des congrès Reine Sirikit bourdonnaient de cette électricité particulière qui précède les grands rendez-vous mondiaux. La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a parcouru le complexe de 300 000 mètres carrés, inspectant la scène des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui s’ouvrent cette semaine — les premières hors de Washington en trois ans. Selon Reuters, 18 000 délégués sont inscrits, soit environ 4 000 de plus que lors des dernières assemblées hors les murs, au Maroc en octobre 2023. Ministres des finances, banquiers centraux, responsables du développement et dirigeants du secteur privé convergeront vers la capitale thaïlandaise pour une semaine de séances plénières, de rencontres bilatérales et de tractations de couloir. Le choix de Bangkok est un symbole délibéré : installer le forum économique le plus puissant du monde en Asie du Sud-Est, la région à la croissance la plus rapide de l’économie mondiale, dans un pays qui a lui-même connu les hauts et les bas de la mondialisation. Pour le contexte sur le pays hôte, voir notre fiche Thaïlande. Mais l’ambiance qui accompagne les délégués n’a rien de festive, car un sujet a déjà phagocyté tout l’ordre du jour.

Qu’est-ce qui dominera l’ordre du jour ?

Le choc inflationniste de la guerre engloutit toutes les autres conversations à Bangkok.

La guerre est le sujet qu’on ne peut pas déplacer. Les responsables décrivent ses retombées énergétiques comme le plus grand choc d’approvisionnement jamais enregistré, et la vague inflationniste qu’elle a déclenchée devrait dominer les travaux de la semaine, éclipsant les conversations pour lesquelles ces assemblées ont été conçues — soutenabilité de la dette, finance climatique et architecture des prêts au développement. La remontée des taux d’intérêt, une dette mondiale record et une croissance atone complètent ce sombre tableau : les États empruntent davantage pour assurer le service de la dette qu’ils portent déjà, tandis que le choc énergétique alimente l’inflation même qui maintient les taux à un niveau élevé. C’est la boucle de rétroaction contre laquelle les économistes du Fonds mettent en garde depuis deux ans, et elle est désormais pleinement à l’œuvre. Les délégués scruteront aussi la météo commerciale. Le régime américain de droits de douane a redessiné les chaînes d’approvisionnement et les niveaux de prix de l’économie mondiale, comme l’ont documenté nos couvertures de la remise à plat douanière et de la résilience commerciale. La capacité des communiqués de la semaine à dire quelque chose de substantiel sur la désescalade — commerciale ou militaire — sera le premier test de Bangkok.

Qui vient — et qui reste à la maison ?

La liste des participants raconte sa propre histoire. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, sèche Bangkok : il envoie deux hauts responsables à sa place, invoquant des engagements intérieurs — une absence remarquée au plus grand rassemblement mondial des ministres des finances. Il n’est pas le seul absent : plusieurs autres ministres des finances restent au pays, retenus par des batailles budgétaires intérieures et des échéances électorales. La plupart des banquiers centraux, en revanche, sont attendus, signe que la conversation de politique monétaire — taux d’intérêt, inflation, trajectoire du dollar — est là où se jouera le véritable travail de la semaine. Ces absences comptent, car ces assemblées fonctionnent autant par les couloirs que par les communiqués : ces apartés bilatéraux où s’esquissent les restructurations de dette et où se testent discrètement les ententes monétaires. Un secrétaire au Trésor qui reste chez lui laisse un vide que d’autres tenteront de combler, et dans une semaine dominée par un choc énergétique dont Washington est un acteur central, ce vide sera remarqué par tout le bâtiment.

Pourquoi la présence du président de la Fed compte-t-elle ?

Un responsable américain sera bien là, et sa présence se fera sentir dans chaque session. Le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, participe aux assemblées et apparaîtra en public aux côtés de Georgieva le 16 octobre — un moment fort que les marchés décortiqueront à la recherche du moindre signal sur l’orientation des taux américains. Alors que le choc énergétique pousse l’inflation à la hausse et la croissance à la baisse, la marge de manœuvre de la Fed est la variable la plus surveillée de Bangkok, et les paroles de Warsh feront bouger les prix de Tokyo à São Paulo. La semaine comporte aussi un second forum, éclipsé : les États-Unis président cette année le G20, et sa réunion du volet finances devrait être engloutie par le même ordre du jour dicté par la guerre. Ajoutez les tensions autour de l’Ukraine et les sanctions américaines contre la Cour pénale internationale, et la météo diplomatique s’annonce orageuse. Dans un rassemblement bâti sur l’étiquette multilatérale, la question ouverte est de savoir si les grandes salles produiront autre chose qu’un désaccord géré — ou si Bangkok deviendra une semaine de monologues parallèles.

Que met en garde le rapport du PNUD ?

La lecture la plus saisissante de la semaine viendra peut-être non du Fonds mais du Programme des Nations unies pour le développement. Son rapport publié le 11 octobre, intitulé No Time to Recover: Compounding Crises, Depleted Fiscal Buffers, soutient que les pays en développement abordent le choc avec des réserves déjà épuisées. Le pays en développement médian consacre désormais 9,5 % des recettes publiques aux seuls paiements d’intérêts — un argent qui ne construira ni écoles, ni dispensaires, ni réseaux électriques. Sans soutien, avertit le rapport, 130 millions de personnes pourraient basculer sous le seuil de 6,85 dollars par jour. L’Ouzbékistan, le Kenya et Haïti sont présentés comme des études de cas de pays où les crises croisées de la dette, du climat et des conflits s’aggravent plus vite que l’aide et les prêts ne peuvent y répondre. Un épisode El Niño intense menace désormais les approvisionnements alimentaires par-dessus tout le reste. Nos précédents reportages sur les crises croisées du monde en développement ont retracé la montée de ces pressions depuis des années. À Bangkok, la question qui plane sur chaque session est de savoir s’il reste quelqu’un, parmi ceux qui ont encore de l’argent, pour écouter.

Pourquoi le choix de Bangkok est-il important ?

Le lieu n’est jamais neutre dans ces rassemblements. Tenir les assemblées à Bangkok place la salle des machines économique du monde en développement au cœur de la conversation et offre à l’Asie du Sud-Est un mégaphone d’une semaine. La Thaïlande porte sa propre histoire avec le Fonds, de la crise de 1997 née à sa porte à son émergence comme puissance manufacturière et touristique, et le symbolisme du retour n’échappe pas aux délégués de la région. Pour les délégations du Sud global qui arrivent avec les chiffres du PNUD dans leurs dossiers, un décor bangkokois recadre subtilement la géométrie du pouvoir : ce n’est plus Washington qui fait la leçon au monde, mais le monde qui se réunit aux conditions de l’Asie. Que ce recadrage produise des résultats différents — sur l’allègement de la dette, les conditions de prêt, ou qui fixe l’ordre du jour — c’est le pari profond de la semaine. Le test sera celui du suivi : les communiqués sont faciles à rédiger sous tous les fuseaux horaires, mais les accords qui comptent se concluent quand créanciers et débiteurs sont enfin dans la même salle.

Au-delà des séances plénières, les véritables négociations de la semaine se joueront dans les rencontres bilatérales qui ne figurent jamais au programme officiel. Pourparlers de restructuration de la dette pour les emprunteurs les plus exposés, lignes de swap de devises entre banques centrales, et conversations discrètes sur qui occupera l’espace laissé par l’absence de Bessent — voilà les transactions qui font le poids de ces assemblées. Le volet finances du G20, présidé cette année par les États-Unis, se déroulera dans la même ombre, son ordre du jour pareillement phagocyté par la guerre. Les délégués concèdent en privé que l’issue la plus probable est la continuité plutôt que la percée : un langage convenu sur le choc énergétique, des promesses réitérées sur la dette, et un rendez-vous pris pour la prochaine fois.

La semaine sera jugée sur une poignée de moments visibles : l’apparition Georgieva–Warsh le 16 octobre, le langage des ministres des finances sur le choc énergétique, et toute avancée concrète sur l’allègement de la dette pour les pays que le PNUD désigne comme les plus exposés. Les attentes doivent rester mesurées — les assemblées annuelles produisent rarement des percées. Leur valeur réside dans les collisions de données, de responsables et de diagnostics concurrents qui façonnent les mois suivants. La collision de cette année oppose une économie de guerre à un agenda de développement, et c’est à Bangkok que le monde regardera laquelle des deux remporte la semaine. Pour la Thaïlande, pays hôte, une semaine fluide et substantielle est un dividende en soi : la preuve que le pays peut réunir la salle la plus importante de l’économie mondiale. Pour les délégués qui repartiront le week-end prochain, la mesure sera plus simple — est-ce que ce qui aura été convenu à Bangkok change le prix de l’énergie, le coût de la dette, ou le destin des 130 millions de personnes que le PNUD dit à un choc de basculer sous le seuil de pauvreté.

Prisme occidental

V

u

s

d

e

s

c

a

p

i

t

a

l

e

s

o

c

c

i

d

e

n

t

a

l

e

s

,

l

e

s

a

s

s

e

m

b

l

é

e

s

d

e

B

a

n

g

k

o

k

r

e

s

s

e

m

b

l

e

n

t

à

u

n

e

x

e

r

c

i

c

e

d

e

g

e

s

t

i

o

n

d

e

c

r

i

s

e

d

é

g

u

i

s

é

e

n

r

i

t

u

e

l

a

n

n

u

e

l

.

L

e

d

i

a

g

n

o

s

t

i

c

e

s

t

c

o

n

n

u

:

l

e

c

h

o

c

é

n

e

r

g

é

t

i

q

u

e

d

e

l

a

g

u

e

r

r

e

e

x

p

o

r

t

e

l

’

i

n

f

l

a

t

i

o

n

,

l

e

s

b

a

n

q

u

e

s

c

e

n

t

r

a

l

e

s

d

o

i

v

e

n

t

m

a

i

n

t

e

n

i

r

d

e

s

t

a

u

x

é

l

e

v

é

s

p

l

u

s

l

o

n

g

t

e

m

p

s

,

e

t

l

’

a

r

i

t

h

m

é

t

i

q

u

e

d

e

l

a

d

e

t

t

e

d

u

m

o

n

d

e

e

n

d

é

v

e

l

o

p

p

e

m

e

n

t

s

e

d

é

g

r

a

d

e

d

e

m

o

i

s

e

n

m

o

i

s

.

L

’

a

b

s

e

n

c

e

r

e

m

a

r

q

u

é

e

d

u

s

e

c

r

é

t

a

i

r

e

a

m

é

r

i

c

a

i

n

a

u

T

r

é

s

o

r

s

e

r

a

l

u

e

à

W

a

s

h

i

n

g

t

o

n

c

o

m

m

e

u

n

s

i

g

n

a

l

d

é

l

i

b

é

r

é

—

l

a

p

o

l

i

t

i

q

u

e

i

n

t

é

r

i

e

u

r

e

d

’

a

b

o

r

d

,

l

a

m

i

s

e

e

n

s

c

è

n

e

m

u

l

t

i

l

a

t

é

r

a

l

e

e

n

s

u

i

t

e

—

t

a

n

d

i

s

q

u

e

l

a

v

e

n

u

e

d

u

p

r

é

s

i

d

e

n

t

d

e

l

a

F

e

d

a

u

x

c

ô

t

é

s

d

e

G

e

o

r

g

i

e

v

a

o

f

f

r

e

a

u

x

m

a

r

c

h

é

s

l

e

s

e

u

l

b

i

l

a

t

é

r

a

l

q

u

i

c

o

m

p

t

e

.

P

o

i

n

t

s

d

e

f

r

i

c

t

i

o

n

:

l

’

U

k

r

a

i

n

e

,

o

ù

l

a

g

u

e

r

r

e

s

’

e

n

l

i

s

e

,

e

t

l

e

s

s

a

n

c

t

i

o

n

s

a

m

é

r

i

c

a

i

n

e

s

c

o

n

t

r

e

l

a

C

o

u

r

p

é

n

a

l

e

i

n

t

e

r

n

a

t

i

o

n

a

l

e

,

q

u

i

c

a

d

r

e

n

t

m

a

l

a

v

e

c

l

e

s

p

i

é

t

é

s

m

u

l

t

i

l

a

t

é

r

a

l

e

s

d

e

l

a

s

e

m

a

i

n

e

.

L

e

r

e

g

a

r

d

o

c

c

i

d

e

n

t

a

l

h

o

n

n

ê

t

e

h

é

s

i

t

e

e

n

t

r

e

l

’

u

r

g

e

n

c

e

d

u

t

a

b

l

e

a

u

m

a

c

r

o

é

c

o

n

o

m

i

q

u

e

e

t

l

e

d

o

u

t

e

q

u

’

u

n

c

o

m

m

u

n

i

q

u

é

r

è

g

l

e

u

n

p

r

o

b

l

è

m

e

a

u

f

o

n

d

g

é

o

p

o

l

i

t

i

q

u

e

.

Prisme oriental

V

u

d

e

P

é

k

i

n

o

u

d

e

M

o

s

c

o

u

,

l

’

o

r

d

r

e

d

u

j

o

u

r

d

e

B

a

n

g

k

o

k

e

s

t

u

n

c

a

t

a

l

o

g

u

e

d

e

p

r

o

b

l

è

m

e

s

f

a

b

r

i

q

u

é

s

p

a

r

l

’

O

c

c

i

d

e

n

t

q

u

i

l

u

i

r

e

v

i

e

n

n

e

n

t

e

n

b

o

o

m

e

r

a

n

g

.

L

e

c

h

o

c

é

n

e

r

g

é

t

i

q

u

e

s

u

i

t

u

n

e

g

u

e

r

r

e

q

u

e

l

’

O

c

c

i

d

e

n

t

a

t

t

i

s

e

e

t

d

e

s

s

a

n

c

t

i

o

n

s

q

u

’

i

l

a

c

o

n

ç

u

e

s

;

l

a

d

e

t

t

e

r

e

c

o

r

d

q

u

i

é

c

r

a

s

e

l

e

s

p

a

y

s

e

n

d

é

v

e

l

o

p

p

e

m

e

n

t

e

s

t

p

o

u

r

u

n

e

b

o

n

n

e

p

a

r

t

l

’

a

r

i

t

h

m

é

t

i

q

u

e

d

e

s

t

a

u

x

d

’

i

n

t

é

r

ê

t

o

c

c

i

d

e

n

t

a

u

x

;

e

t

l

e

s

c

h

i

f

f

r

e

s

s

o

m

b

r

e

s

d

u

P

N

U

D

d

é

c

r

i

v

e

n

t

d

e

s

p

a

y

s

q

u

i

p

a

i

e

n

t

d

e

s

c

r

i

s

e

s

q

u

’

i

l

s

n

’

o

n

t

p

a

s

d

é

c

l

e

n

c

h

é

e

s

.

L

e

s

m

é

d

i

a

s

d

’

É

t

a

t

d

e

c

e

t

t

e

o

r

b

i

t

e

s

’

a

t

t

a

r

d

e

r

o

n

t

s

u

r

l

e

s

a

b

s

e

n

c

e

s

a

m

é

r

i

c

a

i

n

e

s

—

u

n

s

e

c

r

é

t

a

i

r

e

a

u

T

r

é

s

o

r

a

b

s

e

n

t

d

u

f

o

r

u

m

b

â

t

i

p

a

r

s

o

n

p

a

y

s

—

e

t

s

u

r

u

n

e

p

r

é

s

i

d

e

n

c

e

d

u

G

2

0

i

n

c

a

p

a

b

l

e

d

e

r

é

u

n

i

r

s

o

n

p

r

o

p

r

e

o

r

d

r

e

d

u

j

o

u

r

.

I

l

y

a

a

u

s

s

i

u

n

e

l

e

c

t

u

r

e

s

t

r

a

t

é

g

i

q

u

e

:

c

h

a

q

u

e

d

é

l

é

g

u

é

d

u

m

o

n

d

e

e

n

d

é

v

e

l

o

p

p

e

m

e

n

t

q

u

i

q

u

i

t

t

e

r

a

B

a

n

g

k

o

k

d

é

ç

u

e

s

t

u

n

p

a

r

t

e

n

a

i

r

e

p

o

t

e

n

t

i

e

l

p

o

u

r

d

e

s

c

i

r

c

u

i

t

s

a

l

t

e

r

n

a

t

i

f

s

d

e

p

r

ê

t

e

t

d

e

r

è

g

l

e

m

e

n

t

.

L

e

c

o

m

m

e

n

t

a

i

r

e

o

r

i

e

n

t

a

l

y

v

e

r

r

a

l

a

p

r

e

u

v

e

q

u

e

l

’

a

n

c

i

e

n

n

e

a

r

c

h

i

t

e

c

t

u

r

e

f

i

n

a

n

c

i

è

r

e

s

e

r

t

d

’

a

b

o

r

d

s

e

s

a

r

c

h

i

t

e

c

t

e

s

.

Prisme du Sud global

P

o

u

r

l

e

S

u

d

g

l

o

b

a

l

,

B

a

n

g

k

o

k

e

s

t

u

n

e

a

f

f

a

i

r

e

p

e

r

s

o

n

n

e

l

l

e

.

L

e

s

c

h

i

f

f

r

e

s

d

u

P

N

U

D

—

9

,

5

%

d

e

s

r

e

c

e

t

t

e

s

p

u

b

l

i

q

u

e

s

e

n

g

l

o

u

t

i

e

s

p

a

r

l

e

s

i

n

t

é

r

ê

t

s

,

1

3

0

m

i

l

l

i

o

n

s

d

e

p

e

r

s

o

n

n

e

s

m

e

n

a

c

é

e

s

d

e

b

a

s

c

u

l

e

r

s

o

u

s

l

e

s

6

,

8

5

d

o

l

l

a

r

s

p

a

r

j

o

u

r

—

n

e

s

o

n

t

p

a

s

d

e

s

a

b

s

t

r

a

c

t

i

o

n

s

:

c

e

s

o

n

t

d

e

s

l

i

g

n

e

s

b

u

d

g

é

t

a

i

r

e

s

.

L

e

s

d

é

l

é

g

u

é

s

d

e

p

a

y

s

c

o

m

m

e

l

e

K

e

n

y

a

o

u

H

a

ï

t

i

s

a

v

e

n

t

q

u

e

l

a

s

e

m

a

i

n

e

s

e

r

a

d

o

m

i

n

é

e

p

a

r

u

n

e

g

u

e

r

r

e

q

u

’

i

l

s

n

’

o

n

t

p

a

s

c

h

o

i

s

i

e

,

p

e

n

d

a

n

t

q

u

e

l

a

f

i

n

a

n

c

e

d

u

d

é

v

e

l

o

p

p

e

m

e

n

t

s

e

r

a

r

e

p

o

u

s

s

é

e

a

u

x

m

a

r

g

e

s

.

L

a

d

e

m

a

n

d

e

d

u

S

u

d

e

s

t

c

o

n

c

r

è

t

e

:

u

n

a

l

l

è

g

e

m

e

n

t

p

l

u

s

r

a

p

i

d

e

d

e

l

a

d

e

t

t

e

,

d

e

s

c

o

n

d

i

t

i

o

n

s

d

e

p

r

ê

t

q

u

i

r

e

f

l

è

t

e

n

t

l

a

v

u

l

n

é

r

a

b

i

l

i

t

é

c

l

i

m

a

t

i

q

u

e

,

e

t

u

n

e

é

c

o

u

t

e

s

u

r

l

a

m

e

n

a

c

e

E

l

N

i

ñ

o

a

v

a

n

t

q

u

’

e

l

l

e

n

e

d

e

v

i

e

n

n

e

u

n

r

e

g

i

s

t

r

e

d

e

f

a

m

i

n

e

.

T

e

n

i

r

l

e

s

a

s

s

e

m

b

l

é

e

s

à

B

a

n

g

k

o

k

a

d

o

u

c

i

t

l

e

s

y

m

b

o

l

i

s

m

e

—

a

u

x

c

o

n

d

i

t

i

o

n

s

d

e

l

’

A

s

i

e

,

p

a

s

à

c

e

l

l

e

s

d

e

W

a

s

h

i

n

g

t

o

n

—

m

a

i

s

l

e

s

y

m

b

o

l

i

s

m

e

n

e

r

e

s

t

r

u

c

t

u

r

e

p

a

s

l

a

d

e

t

t

e

.

L

e

S

u

d

j

u

g

e

r

a

l

a

s

e

m

a

i

n

e

s

u

r

u

n

s

e

u

l

c

r

i

t

è

r

e

:

e

s

t

-

c

e

q

u

e

q

u

e

l

q

u

’

u

n

,

p

a

r

m

i

c

e

u

x

q

u

i

o

n

t

e

n

c

o

r

e

d

e

l

’

a

r

g

e

n

t

,

a

v

r

a

i

m

e

n

t

é

c

o

u

t

é

.

Le consensus

Ce sur quoi nous nous accordons
Ce sur quoi nous nous accordons : les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale s’ouvrent cette semaine à Bangkok avec 18 000 délégués inscrits, et le huitième mois de la guerre israélo-américaine contre l’Iran domine l’ordre du jour.
Ce sur quoi nous ne nous accordons pas
Ce sur quoi nous divergeons : la nature du choc énergétique, entre perturbation passagère liée à la guerre et réévaluation structurelle qui maintiendrait durablement l’inflation et les taux d’intérêt à un niveau élevé.
Ce que nous savons
Ce que nous savons : l’ampleur du rassemblement, l’absence de plusieurs ministres des finances dont le secrétaire américain au Trésor, la venue annoncée du président de la Fed le 16 octobre, et les chiffres du PNUD sur la dette et le risque de pauvreté.
Ce que nous ignorons encore
Ce que nous ignorons encore : si les communiqués de la semaine dépasseront les promesses déjà formulées, ou si un allègement concret de la dette émergera pour les pays en développement les plus exposés.
Ce que nous anticipons
Ce à quoi nous nous attendons : à ce que les retombées inflationnistes de la guerre éclipsent les autres sujets, et à ce que les marchés scrutent chaque mot de l’événement Georgieva–Warsh à la recherche de signaux sur les taux.

Questions et réponses

Pourquoi les assemblées du FMI et de la Banque mondiale se tiennent-elles à Bangkok cette année ?

Les assemblées tournent : la plupart des années, elles se tiennent au siège des institutions à Washington, avec des éditions hors les murs tous les trois ans. La précédente avait eu lieu à Marrakech en octobre 2023. Le Centre national des congrès Reine Sirikit de Bangkok, avec ses 300 000 mètres carrés, accueille 18 000 délégués inscrits. Organiser l’événement en Asie du Sud-Est installe le forum économique mondial dans la région à la croissance la plus rapide de l’économie mondiale.

Qu’est-ce que le choc d’approvisionnement énergétique qui domine l’ordre du jour ?

Les responsables décrivent les retombées énergétiques du huitième mois de la guerre israélo-américaine contre l’Iran comme le plus grand choc d’approvisionnement jamais enregistré. La perturbation a fait grimper fortement les prix de l’énergie, alimentant l’inflation dans toute l’économie mondiale et contraignant les banques centrales à maintenir des taux d’intérêt élevés. À Bangkok, les délégués s’attendent à ce que ce choc éclipse les conversations prévues sur la soutenabilité de la dette, la finance climatique et les prêts au développement.

Qui participe, et qui reste à la maison ?

Le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, participe et apparaîtra en public aux côtés de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, le 16 octobre. La plupart des banquiers centraux sont attendus. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, sèche les assemblées : il envoie deux hauts responsables, invoquant des engagements intérieurs. Plusieurs autres ministres des finances restent également au pays, retenus par des batailles budgétaires et des échéances électorales.

Que met en garde le rapport du PNUD du 11 octobre ?

Le rapport, intitulé No Time to Recover: Compounding Crises, Depleted Fiscal Buffers, indique que le pays en développement médian consacre 9,5 % des recettes publiques aux paiements d’intérêts. Sans soutien, 130 millions de personnes pourraient basculer sous le seuil de 6,85 dollars par jour. L’Ouzbékistan, le Kenya et Haïti illustrent des crises croisées de dette, de climat et de conflits, et un épisode El Niño intense menace les approvisionnements alimentaires.

Chargement de la discussion…
Publicité