> > >>
Aller au contenu principalDes milliers de manifestants ont défilé dimanche à Londres, Berlin, Rome et Varsovie, trois ans après le début de la guerre à Gaza, pour un cessez-le-feu durable et des sanctions contre Israël.
Publié le 11 octobre 2026 · 18:00 GMT

Dimanche 11 octobre, des milliers de personnes ont défilé à Londres, Berlin, Rome et Varsovie pour exiger la fin de la guerre menée par Israël à Gaza, trois ans après le début du conflit en octobre 2023. À Londres, les manifestants sont passés devant le Parlement avec des pancartes « End the genocide » et « Free Palestine » ; Aimee Shalan, directrice de la Palestine Solidarity Campaign, a déclaré à l'AFP que la marche marquait « trois ans du génocide en cours à Gaza » et a réclamé des « sanctions totales contre Israël ». La police a procédé à plusieurs interpellations, dont deux personnes brandissant des pancartes en faveur de Palestine Action, interdit par la loi britannique. À Berlin, quelque 3 500 personnes ont marché contre les exportations d'armes allemandes. Avec 74 200 Palestiniens tués selon les autorités sanitaires et un cessez-le-feu vieux d'un an jamais respecté, ces marches d'anniversaire ont révélé le fossé croissant entre les rues et les gouvernements européens.
Dimanche, des milliers de personnes ont défilé dans les capitales européennes pour exiger la fin de la guerre menée par Israël à Gaza, trois ans après le début du conflit en octobre 2023. De Londres à Berlin, de Rome à Varsovie, les manifestants ont porté des banderoles dénonçant les bombardements, réclamé un cessez-le-feu immédiat et durable, et exhorté leurs gouvernements à rompre les liens militaires et diplomatiques avec Tel-Aviv. Cette journée de mobilisation coordonnée révèle un fossé croissant entre l'opinion publique européenne et les politiques officielles, trois ans après le début d'une guerre qui a redessiné la politique du continent, ses rues et son rapport au Moyen-Orient.
Trois ans après, les rues européennes exigent ce que leurs gouvernements refusent : des sanctions, un embargo sur les armes et un cessez-le-feu qui tienne.
À Londres, les manifestants ont défilé devant le Parlement avec des pancartes proclamant « End the genocide » et « Free Palestine », selon l'AFP, qui fait état de milliers de participants. Aimee Shalan, directrice de la Palestine Solidarity Campaign, a déclaré à l'AFP : « Nous sommes ici aujourd'hui pour marquer trois ans du génocide en cours à Gaza. » Elle a réclamé des « sanctions totales contre Israël », faisant de la manifestation à la fois une commémoration et une exigence. La police métropolitaine a procédé à plusieurs interpellations, dont celles d'un homme et d'une femme brandissant des pancartes en faveur de Palestine Action, une organisation interdite par la loi britannique. Les agents ont usé de leurs pouvoirs d'ordre public pour exiger le retrait des couvre-visages et promis une tolérance zéro envers les crimes de haine — une posture devenue habituelle lors des manifestations propalestiniennes dans la capitale.
À Berlin, quelque 3 500 personnes ont marché à l'appel du collectif United for Palestine, au départ d'une place située entre la chancellerie et le Parlement — un choix de décor délibéré, aux portes du pouvoir allemand. Les manifestants ont dénoncé les exportations d'armes allemandes vers Israël et le soutien militaire de Berlin, estimant que les armes et la couverture politique européennes font durer la guerre. Le parcours, au cœur symbolique de la république, visait à rendre le message incontournable pour le gouvernement : trois ans après, disaient les marcheurs, la complicité de l'Europe est le sujet autant que les bombes elles-mêmes.
Des manifestations similaires ont eu lieu à Rome et à Varsovie, où les protestataires ont condamné le bombardement de Gaza et les liens de leurs gouvernements avec Tel-Aviv. Les revendications étaient les mêmes dans les quatre capitales : un cessez-le-feu immédiat et durable, la fin des tueries, et la rupture des relations militaires et diplomatiques qui, selon les manifestants, rendent la guerre possible. La coordination comptait autant que la participation — une journée d'action unique de l'ouest au centre et à l'est du continent, présentée comme une seule voix européenne.
Le cadrage anniversaire a donné à cette journée son poids. Trois ans, c'est le moment où une guerre cesse d'être une urgence pour devenir une condition — et les conditions exigent de la politique, pas seulement des veillées. Les organisateurs l'ont compris : en arrimant les marches à l'anniversaire d'octobre 2023, ils ont transformé une manifestation de week-end ordinaire en un réquisitoire contre trois ans de politique européenne, des premières semaines de solidarité inconditionnelle avec Israël à la dérive lente et inégale vers la critique qui a marqué la dernière année. Les anniversaires concentrent aussi l'attention médiatique, et les marches de dimanche étaient mises en scène pour les caméras autant que pour les chancelleries : coordonnées dans quatre capitales, calées sur le cycle de l'information, et construites autour de revendications — sanctions, embargo sur les armes, vrai cessez-le-feu — assez concrètes pour être rapportées comme de la politique, pas seulement du sentiment.
La réponse tient à la troisième année de la guerre et à l'implication de l'Europe elle-même. Le conflit a commencé en octobre 2023 ; selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 74 200 Palestiniens ont été tués. Un cessez-le-feu est entré en vigueur il y a un an, mais les attaques israéliennes quasi quotidiennes se sont poursuivies — quelque 1 450 personnes tuées depuis le début de la trêve. Pour les marcheurs, cette trêve qui n'en était pas une prouve que la diplomatie sans pression ne change rien, et l'Europe, grande exportatrice d'armes et acteur diplomatique majeur, est l'endroit où la pression peut s'exercer. Notre reportage sur le système de santé de Gaza un an après le cessez-le-feu a documenté ce que ces frappes continues signifient pour les civils.
L'Europe est aussi la scène parce que ses gouvernements sont en décalage avec leurs rues. Pendant que les manifestants réclamaient des sanctions et la fin des exportations d'armes, la plupart des capitales européennes ont maintenu leurs liens militaires et diplomatiques avec Israël, présentant cette relation comme stratégique et la guerre comme le droit d'Israël à se défendre. Cette ligne officielle tient depuis trois ans — et depuis trois ans, les manifestations du week-end la mettent à l'épreuve. Les marches de dimanche tombaient à un anniversaire que les gouvernements peuvent difficilement ignorer : trois ans d'une guerre dont les images, des hôpitaux détruits de Gaza aux familles déplacées, font désormais partie du paysage visuel européen. Les fiches Palestine et Israël de notre factbook suivent l'évolution des données du conflit.
La réponse de dimanche a été policière, pas politique. À Londres, la posture de la police métropolitaine — interpellations, injonctions sur les couvre-visages, promesse de tolérance zéro sur les crimes de haine — montre comment la manifestation propalestinienne est désormais gérée en Grande-Bretagne : autorisée mais étroitement encadrée, l'interdiction de Palestine Action offrant aux agents un instrument juridique tout trouvé. L'interpellation d'un homme et d'une femme pour des pancartes soutenant le groupe interdit deviendra sans doute un cas d'école dans le débat permanent sur la frontière entre manifestation et soutien à une organisation proscrite. La Grande-Bretagne a déjà connu ce débat, manifestation après manifestation, et dimanche en a ajouté un chapitre.
À Berlin, les autorités ont laissé le cortège partir de la place de la chancellerie — un contraste avec les interdictions antérieures qui avaient valu des accusations d'entrave à l'expression propalestinienne. La sensibilité particulière de l'Allemagne, enracinée dans son histoire, fait de chaque manifestation pour Gaza un débat national sur les limites de la contestation, et celle de dimanche n'a pas fait exception. La fiche Allemagne suit l'évolution de la position du pays. À Rome et à Varsovie, les cortèges se sont déroulés sans les heurts qui avaient marqué les éditions précédentes, mais le message politique — la condamnation des liens avec Tel-Aviv — a atterri dans des capitales où ces liens sont rarement questionnés en public.
Les revendications des marcheurs dessinent une campagne au long cours, pas une journée isolée. L'appel à des sanctions totales contre Israël, à la fin des exportations d'armes et à un cessez-le-feu durable constitue désormais la plateforme standard du mouvement propalestinien européen, répétée de ville en ville avec une coordination croissante. La suite dépendra de la politique, pas des pancartes : les sanctions exigent un consensus de l'Union européenne qui n'existe pas aujourd'hui, et la politique d'exportation d'armes reste une prérogative nationale gardée par de puissants lobbies et des arguments stratégiques. Mais les anniversaires concentrent l'attention, et la troisième année de la guerre s'ouvre sur le souvenir encore frais de l'échec du cessez-le-feu.
Pour l'heure, le schéma perdure : les rues européennes exigent ce que les gouvernements européens ne concèdent pas encore. Cet écart est l'histoire de la guerre de Gaza en Europe depuis le début, et les marches de dimanche — à Londres, Berlin, Rome et Varsovie — en ont été la dernière expression. Trois ans après, la question n'est plus de savoir si les manifestations continueront, mais si le coût politique de les ignorer finira par dépasser le coût stratégique d'agir. Sur ce point, les marcheurs et les chancelleries restent très éloignés. Dounia Filali est chroniqueuse pour Magna Bureau.
D
u
p
o
i
n
t
d
e
v
u
e
o
c
c
i
d
e
n
t
a
l
,
l
e
s
m
a
r
c
h
e
s
d
e
d
i
m
a
n
c
h
e
s
o
n
t
à
l
a
f
o
i
s
f
a
m
i
l
i
è
r
e
s
e
t
d
é
r
a
n
g
e
a
n
t
e
s
.
F
a
m
i
l
i
è
r
e
s
,
p
a
r
c
e
q
u
e
t
r
o
i
s
a
n
s
d
e
m
a
n
i
f
e
s
t
a
t
i
o
n
s
p
o
u
r
G
a
z
a
s
o
n
t
d
e
v
e
n
u
s
u
n
r
i
t
u
e
l
d
u
w
e
e
k
-
e
n
d
e
u
r
o
p
é
e
n
;
d
é
r
a
n
g
e
a
n
t
e
s
,
p
a
r
c
e
q
u
e
l
a
r
e
v
e
n
d
i
c
a
t
i
o
n
c
e
n
t
r
a
l
e
d
e
s
m
a
n
i
f
e
s
t
a
n
t
s
—
d
e
s
s
a
n
c
t
i
o
n
s
e
t
u
n
e
m
b
a
r
g
o
s
u
r
l
e
s
a
r
m
e
s
c
o
n
t
r
e
u
n
p
a
r
t
e
n
a
i
r
e
p
r
o
c
h
e
—
h
e
u
r
t
e
l
e
c
o
n
s
e
n
s
u
s
d
e
p
o
l
i
t
i
q
u
e
é
t
r
a
n
g
è
r
e
d
e
s
c
a
p
i
t
a
l
e
s
d
e
l
'
U
E
.
L
e
s
a
n
a
l
y
s
t
e
s
o
c
c
i
d
e
n
t
a
u
x
n
o
t
e
r
o
n
t
l
e
p
a
r
a
d
o
x
e
p
o
l
i
c
i
e
r
:
d
e
s
d
é
m
o
c
r
a
t
i
e
s
f
i
è
r
e
s
d
e
l
a
l
i
b
e
r
t
é
d
e
r
é
u
n
i
o
n
g
è
r
e
n
t
d
é
s
o
r
m
a
i
s
l
a
c
o
n
t
e
s
t
a
t
i
o
n
p
r
o
p
a
l
e
s
t
i
n
i
e
n
n
e
p
a
r
d
e
s
i
n
t
e
r
d
i
c
t
i
o
n
s
,
d
e
s
i
n
j
o
n
c
t
i
o
n
s
s
u
r
l
e
s
c
o
u
v
r
e
-
v
i
s
a
g
e
s
e
t
d
e
s
p
r
o
m
e
s
s
e
s
d
e
t
o
l
é
r
a
n
c
e
z
é
r
o
,
u
n
e
b
o
î
t
e
à
o
u
t
i
l
s
q
u
i
r
e
s
s
e
m
b
l
e
à
d
e
l
'
e
n
d
i
g
u
e
m
e
n
t
.
L
a
l
e
c
t
u
r
e
h
o
n
n
ê
t
e
s
e
p
a
r
t
a
g
e
e
n
d
e
u
x
—
l
a
s
y
m
p
a
t
h
i
e
p
o
u
r
l
'
é
l
a
n
h
u
m
a
n
i
t
a
i
r
e
d
e
s
m
a
r
c
h
e
s
,
e
t
l
a
r
é
s
i
s
t
a
n
c
e
i
n
s
t
i
t
u
t
i
o
n
n
e
l
l
e
à
t
o
u
t
v
i
r
a
g
e
q
u
i
i
s
o
l
e
r
a
i
t
I
s
r
a
ë
l
.
C
e
p
a
r
t
a
g
e
e
s
t
l
'
h
i
s
t
o
i
r
e
:
l
e
s
r
u
e
s
e
t
l
e
s
c
h
a
n
c
e
l
l
e
r
i
e
s
n
é
g
o
c
i
e
n
t
,
e
t
a
u
c
u
n
c
a
m
p
n
e
b
o
u
g
e
.
V
u
d
e
l
'
E
s
t
,
l
e
s
m
a
r
c
h
e
s
c
o
n
f
i
r
m
e
n
t
u
n
r
é
c
i
t
p
o
r
t
é
d
e
l
o
n
g
u
e
d
a
t
e
p
a
r
M
o
s
c
o
u
e
t
P
é
k
i
n
:
l
'
a
u
t
o
r
i
t
é
m
o
r
a
l
e
d
e
l
'
O
c
c
i
d
e
n
t
e
s
t
é
p
u
i
s
é
e
.
L
e
s
m
é
d
i
a
s
d
'
É
t
a
t
d
e
c
e
t
t
e
o
r
b
i
t
e
y
v
e
r
r
o
n
t
l
a
p
r
e
u
v
e
q
u
e
l
e
s
o
p
i
n
i
o
n
s
o
c
c
i
d
e
n
t
a
l
e
s
n
e
c
r
o
i
e
n
t
p
l
u
s
à
l
a
l
i
g
n
e
d
e
l
e
u
r
s
g
o
u
v
e
r
n
e
m
e
n
t
s
s
u
r
G
a
z
a
,
e
t
q
u
e
l
e
m
a
i
n
t
i
e
n
d
e
l
'
o
r
d
r
e
—
d
e
s
i
n
t
e
r
p
e
l
l
a
t
i
o
n
s
p
o
u
r
d
e
s
p
a
n
c
a
r
t
e
s
,
d
e
s
i
n
j
o
n
c
t
i
o
n
s
à
s
e
d
é
c
o
u
v
r
i
r
l
e
v
i
s
a
g
e
—
r
é
v
è
l
e
l
e
s
l
i
m
i
t
e
s
d
e
s
g
r
a
n
d
s
p
r
i
n
c
i
p
e
s
o
c
c
i
d
e
n
t
a
u
x
s
u
r
l
a
l
i
b
e
r
t
é
d
'
e
x
p
r
e
s
s
i
o
n
.
I
l
e
x
i
s
t
e
a
u
s
s
i
u
n
e
l
e
c
t
u
r
e
s
t
r
a
t
é
g
i
q
u
e
:
c
h
a
q
u
e
m
a
n
i
f
e
s
t
a
t
i
o
n
e
u
r
o
p
é
e
n
n
e
q
u
i
d
é
n
o
n
c
e
l
e
s
e
x
p
o
r
t
a
t
i
o
n
s
d
'
a
r
m
e
s
v
e
r
s
I
s
r
a
ë
l
n
o
u
r
r
i
t
l
'
a
r
g
u
m
e
n
t
p
l
u
s
l
a
r
g
e
s
e
l
o
n
l
e
q
u
e
l
l
e
s
l
i
e
n
s
m
i
l
i
t
a
r
o
-
i
n
d
u
s
t
r
i
e
l
s
o
c
c
i
d
e
n
t
a
u
x
s
o
n
t
l
e
m
o
t
e
u
r
d
e
s
g
u
e
r
r
e
s
d
e
l
a
r
é
g
i
o
n
.
L
e
s
r
é
a
c
t
i
o
n
s
o
f
f
i
c
i
e
l
l
e
s
d
e
l
'
E
s
t
r
e
s
t
e
r
o
n
t
m
e
s
u
r
é
e
s
—
l
a
R
u
s
s
i
e
e
t
l
a
C
h
i
n
e
o
n
t
l
e
u
r
s
p
r
o
p
r
e
s
é
q
u
i
l
i
b
r
e
s
a
v
e
c
I
s
r
a
ë
l
—
m
a
i
s
l
e
s
c
o
m
m
e
n
t
a
i
r
e
s
s
e
r
o
n
t
s
a
n
s
c
o
n
c
e
s
s
i
o
n
,
p
r
é
s
e
n
t
a
n
t
t
r
o
i
s
a
n
s
d
e
c
o
n
t
e
s
t
a
t
i
o
n
d
e
r
u
e
e
u
r
o
p
é
e
n
n
e
c
o
m
m
e
l
e
b
r
u
i
t
d
'
u
n
c
o
n
s
e
n
s
u
s
q
u
i
s
e
f
i
s
s
u
r
e
.
À
t
r
a
v
e
r
s
l
e
s
p
a
y
s
d
u
S
u
d
,
l
e
s
m
a
r
c
h
e
s
d
e
d
i
m
a
n
c
h
e
s
e
r
o
n
t
l
u
e
s
c
o
m
m
e
u
n
e
s
o
l
i
d
a
r
i
t
é
,
m
a
i
s
a
u
s
s
i
c
o
m
m
e
u
n
m
i
r
o
i
r
.
L
e
s
r
e
v
e
n
d
i
c
a
t
i
o
n
s
—
a
r
r
ê
t
e
r
l
e
s
b
o
m
b
a
r
d
e
m
e
n
t
s
,
c
o
u
p
e
r
l
e
s
f
l
u
x
d
'
a
r
m
e
s
,
s
a
n
c
t
i
o
n
n
e
r
l
e
s
p
u
i
s
s
a
n
t
s
—
f
o
n
t
é
c
h
o
à
d
e
s
c
a
m
p
a
g
n
e
s
q
u
e
l
e
S
u
d
m
è
n
e
d
e
p
u
i
s
d
e
s
d
é
c
e
n
n
i
e
s
c
o
n
t
r
e
d
e
s
o
c
c
u
p
a
t
i
o
n
s
e
t
d
e
s
i
n
t
e
r
v
e
n
t
i
o
n
s
q
u
'
i
l
n
e
p
o
u
v
a
i
t
a
r
r
ê
t
e
r
.
I
l
y
a
a
u
s
s
i
u
n
t
r
a
n
c
h
a
n
t
p
l
u
s
v
i
f
:
b
e
a
u
c
o
u
p
,
d
a
n
s
l
e
S
u
d
,
n
o
t
e
r
o
n
t
q
u
e
l
e
s
f
o
u
l
e
s
e
u
r
o
p
é
e
n
n
e
s
m
a
n
i
f
e
s
t
e
n
t
d
é
s
o
r
m
a
i
s
c
o
n
t
r
e
d
e
s
p
o
l
i
t
i
q
u
e
s
q
u
e
l
e
u
r
s
p
r
o
p
r
e
s
g
o
u
v
e
r
n
e
m
e
n
t
s
f
i
n
a
n
c
e
n
t
e
n
c
o
r
e
,
u
n
e
c
o
n
t
r
a
d
i
c
t
i
o
n
q
u
e
l
e
S
u
d
v
i
t
d
e
p
u
i
s
l
o
n
g
t
e
m
p
s
d
e
l
'
a
u
t
r
e
c
ô
t
é
.
L
e
s
c
h
i
f
f
r
e
s
d
e
s
v
i
c
t
i
m
e
s
—
7
4
2
0
0
m
o
r
t
s
,
1
4
5
0
t
u
é
s
d
e
p
u
i
s
u
n
e
t
r
ê
v
e
q
u
i
n
'
a
j
a
m
a
i
s
t
e
n
u
—
r
é
s
o
n
n
e
n
t
d
i
f
f
é
r
e
m
m
e
n
t
l
à
o
ù
d
e
t
e
l
s
n
o
m
b
r
e
s
n
e
s
o
n
t
p
a
s
d
e
s
a
b
s
t
r
a
c
t
i
o
n
s
m
a
i
s
u
n
e
h
i
s
t
o
i
r
e
v
é
c
u
e
.
I
l
f
a
u
t
s
'
a
t
t
e
n
d
r
e
à
u
n
e
c
o
u
v
e
r
t
u
r
e
c
h
a
l
e
u
r
e
u
s
e
d
e
s
m
a
r
c
h
e
s
p
a
r
l
a
p
r
e
s
s
e
d
u
S
u
d
,
e
t
à
u
n
e
q
u
e
s
t
i
o
n
p
o
s
é
e
a
v
e
c
i
n
s
i
s
t
a
n
c
e
:
l
e
s
r
u
e
s
e
u
r
o
p
é
e
n
n
e
s
p
e
u
v
e
n
t
-
e
l
l
e
s
r
é
u
s
s
i
r
l
à
o
ù
l
e
u
r
d
i
p
l
o
m
a
t
i
e
a
é
c
h
o
u
é
?
Un cessez-le-feu immédiat et durable à Gaza, des sanctions totales contre Israël, et la fin des exportations d'armes et du soutien militaire européens. À Londres, Aimee Shalan, directrice de la Palestine Solidarity Campaign, a réclamé des « sanctions totales contre Israël ». À Berlin, les marcheurs ont dénoncé les exportations d'armes allemandes. À Rome et à Varsovie, les manifestants ont condamné les liens de leurs gouvernements avec Tel-Aviv — une plateforme coordonnée dans quatre capitales.
La police métropolitaine a interpellé plusieurs personnes, dont un homme et une femme brandissant des pancartes en faveur de Palestine Action, une organisation interdite par la loi britannique — la soutenir est une infraction pénale. Les agents ont aussi usé de leurs pouvoirs d'ordre public pour exiger le retrait des couvre-visages et promis une tolérance zéro envers les crimes de haine, la posture habituelle lors des marches propalestiniennes dans la capitale.
Le ministère de la Santé de Gaza fait état de plus de 74 200 Palestiniens tués depuis le début de la guerre en octobre 2023. Un cessez-le-feu est entré en vigueur il y a un an, mais les attaques israéliennes quasi quotidiennes se sont poursuivies, tuant quelque 1 450 personnes depuis le début de la trêve. Les marches de dimanche ont marqué ce troisième anniversaire avec ces chiffres en toile de fond.
Non. Bien qu'un cessez-le-feu soit entré en vigueur il y a un an, les attaques israéliennes quasi quotidiennes se sont poursuivies à travers Gaza, tuant quelque 1 450 personnes depuis le début de la trêve, selon les chiffres des autorités sanitaires. Ce bilan — une trêve de nom, des frappes en pratique — était au cœur des griefs de dimanche : pour les manifestants, la diplomatie sans pression n'a rien changé.