Aller au contenu principal
MAGNA BUREAU
BUREAU

Aucune capitale ne détient toute la vérité

Le Fil

Élections en Israël : sans bloc à 61 sièges, Herzog doit désigner un formateur de gouvernement d’ici le 11 novembre

Les résultats définitifs donnent 53 sièges à Netanyahou et 48 à Eisenkot, tandis que les partis arabes, avec un record de 19 sièges, détiennent la clé. Les consultations s’ouvrent à la résidence du président mercredi ; le premier mandat doit être confié d’ici le 11 novembre; ou Israël retournera aux urnes.

Le résumé

Les législatives israéliennes du 27 octobre n’ont donné de majorité à aucun bloc : 53 sièges pour le bloc de droite religieuse de Netanyahou, 48 pour le bloc d’opposition d’Eisenkot et 19 pour les partis à direction arabe, sur 120 à la Knesset. Le président Isaac Herzog ouvre les consultations avec les factions élues le mercredi 4 novembre et doit confier le premier mandat de formation d’ici le 11 novembre ; la nouvelle Knesset prête serment le 10 novembre.

Les trois prismes

Lire l'article complet
Des fidèles au Mur occidental à Jérusalem, dernier vestige du Second Temple
Jérusalem attend : sans aucun bloc à 61 sièges, le président Herzog doit choisir à qui confier le premier mandat de formation du gouvernement. Western Wall Plaza - Jerusalem
Publicité

Points clés

  • Les législatives israéliennes du 27 octobre n’ont donné de majorité à aucun bloc : 53 sièges pour le bloc de droite religieuse de Netanyahou, 48 pour le bloc d’opposition d’Eisenkot et 19 pour les partis à direction arabe, sur 120 à la Knesset.

    Al Jazeera (28 oct. 2026)

  • Le président Isaac Herzog ouvre les consultations avec les factions élues le mercredi 4 novembre et doit confier le premier mandat de formation d’ici le 11 novembre ; la nouvelle Knesset prête serment le 10 novembre.

    The Jerusalem Post (1er nov. 2026)

  • La Liste arabe unie (11 sièges) et Ra’am (8), un record de 19 pour les partis à direction arabe, devraient recommander Gadi Eisenkot lors des consultations, ce qui lui donnerait 67 recommandations, la base numérique du premier mandat.

    The Jerusalem Post (1er nov. 2026)

  • Eisenkot a fixé samedi quatre principes pour ses partenaires de coalition : un gouvernement large, sioniste et d’hommes d’État, attaché au caractère fondamental d’Israël, aux obligations du service national et à l’élimination des capacités militaires et gouvernementales du Hamas à Gaza.

    The Jerusalem Post (1er nov. 2026)

  • La fenêtre de formation est de 28 jours avec une prolongation possible de 14 jours ; en cas d’échec, un deuxième candidat obtient 28 jours puis un troisième 14 jours, avant dissolution de la Knesset et nouvelles élections sous 90 jours.

    Al Jazeera (1er nov. 2026)

  • Netanyahou reste Premier ministre par intérim pendant toute la période ; les autorités électorales ont rejeté comme infondées les accusations d’ingérence étrangère du Likoud, et l’enquête n’affectera pas les résultats.

    Associated Press (via EU Perspectives) (30 oct. 2026)

L'horloge du mandat démarre mercredi

Les élections législatives israéliennes du 27 octobre 2026 ont produit un Parlement que personne ne peut gouverner seul. Le décompte définitif a donné 53 des 120 sièges de la Knesset au bloc de droite religieuse du Premier ministre Benyamin Netanyahou. Le bloc d'opposition mené par l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot a terminé avec 48 sièges. Les partis à direction arabe, la Liste arabe unie et Ra'am, ont remporté ensemble 19 sièges, un record historique qui en fait la troisième force décisive.

Sans aucun bloc proche des 61 sièges requis, le président Isaac Herzog détient désormais la clé. Dimanche, il a exhorté les dirigeants à accepter les résultats et à faire preuve de souplesse, avertissant qu'un positionnement figé pourrait forcer de nouvelles élections. « Les résultats sont un fait établi, c'est la réalité. Cessez de grimper aux arbres et placez-vous face à cette réalité », a-t-il lancé à Rehovot, selon le Jerusalem Post. Les consultations débutent mercredi à la résidence du président, après réception des résultats certifiés. Herzog devra confier la formation d'un gouvernement à un député, au plus tard le 11 novembre. Le désigné disposera de 28 jours, prolongeables de 14 ; en cas d'échec, un deuxième candidat obtiendra 28 jours, puis un troisième 14 jours ultimes. Un blocage persistant entraînerait la dissolution de la Knesset et un retour aux urnes sous 90 jours. En attendant, Netanyahou reste Premier ministre par intérim; potentiellement pendant des mois.

L'arithmétique du 53, du 48 et du 19

La carte des sièges est définitive. Bloc Netanyahou : Likoud 27, Judaïsme unifié de la Torah 7, Shas 6, le Sionisme religieux et Otzma Yehudit complétant le total de 53. Le Likoud a perdu cinq sièges depuis 2022 mais reste le premier parti, devant Yashar d'Eisenkot à 21. L'opposition à 48 réunit Yashar 21, B'Yachad de Naftali Bennett 12, les Démocrates 8 et Yisrael Beytenu d'Avigdor Liberman 7. Les partis à direction arabe, la Liste arabe unie 11 et Ra'am 8, détiennent 19 sièges, la plus forte représentation arabe de l'histoire parlementaire israélienne, selon l'Associated Press. Participation : 77,9 %.

Le calendrier est fixé lui aussi : investiture de la nouvelle Knesset le 10 novembre, ouverture des consultations le 4 novembre, décision sur le mandat d'ici le 11 novembre. Les deux noms plausibles sont Netanyahou, chef du premier parti et du premier bloc, ou Eisenkot, dont l'opposition additionnée aux recommandations arabes pourrait totaliser 67. Un haut responsable de la Liste arabe unie a confié à Walla dimanche que la Liste et Ra'am devraient recommander Eisenkot; la base numérique pour que Herzog le charge en premier, selon le Jerusalem Post. Samedi, Eisenkot a énoncé quatre principes pour tout partenaire, décrivant un gouvernement large, sioniste et d'hommes d'État.

Qui recevra le mandat; et qui acceptera ?

Herzog n'a pas dit qui il chargera, et l'arithmétique plaide dans les deux sens. Les médias israéliens rapportent qu'il pousse à des « solutions créatives », dont un gouvernement d'unité associant les deux rivaux; une formule que le camp Eisenkot ne veut pas, et qui exigerait de Netanyahou qu'il rompe avec l'extrême droite et les ultra-orthodoxes.

Publicité

On ignore aussi ce que les 19 sièges arabes peuvent acheter. Les deux grands camps ont tracé des lignes rouges contre toute gouvernance avec des partis à direction arabe après le 7 octobre 2023 ; Netanyahou a qualifié une telle coalition de « honteuse ». Eisenkot ne formerait qu'un « gouvernement sioniste » dont les membres reconnaissent Israël comme État juif, démocratique et libéral et le Hamas comme organisation terroriste; des conditions rejetées par les dirigeants arabes. Mansour Abbas (Ra'am) s'est dit prêt à travailler avec l'opposition ; Yousef Jabareen (Liste arabe unie), favorable à « l'éviction du gouvernement Netanyahou », soutiendrait Eisenkot au Parlement sans entrer au gouvernement, a-t-il dit à l'AFP en raison de la guerre à Gaza. Qu'un minoritaire soutenu de l'extérieur survive à un vote de confiance reste à démontrer.

Autres inconnues : les ultra-orthodoxes ouvriront-ils un canal vers Eisenkot ; l'opposition légiférera-t-elle pour l'élection directe du Premier ministre ; et les accusations non fondées d'ingérence étrangère du Likoud; rejetées par les autorités électorales elles-mêmes; empoisonneront-elles les négociations ?

Un vote arabe record face à une porte fermée

Le fait le plus lourd du scrutin n'est pas qui a gagné, personne, mais qui a voté. Les citoyens palestiniens d'Israël se sont massivement déplacés et ont offert 19 sièges à leurs partis. Comme l'a montré la percée de l'autre, la colère contre la rhétorique du gouvernement d'extrême droite a alimenté ces gains. Samedi, des centaines d'Israéliens juifs et arabes ont manifesté à Jérusalem et Tel-Aviv pour exiger une alliance avec les partis arabes afin d'évincer Netanyahou, comme les manifestants l'ont réclamé.

Ce décalage est le test démocratique du cycle : un cinquième des citoyens voit ses représentants détenir les clés du prochain gouvernement pendant que les deux camps traitent tout partenariat avec eux comme un tabou. L'alternative, des mois d'intérim par un Premier ministre à qui les électeurs ont refusé la majorité, laisse les décisions les plus sensibles, de Gaza à l'Iran, à un gouvernement sans mandat. Washington presse pour mettre fin à la guerre États-Unis–Iran alors que les efforts diplomatiques s'intensifient ; un Netanyahou par intérim gérerait ces dossiers aussi longtemps que durerait l'impasse.

L'avantage structurel du sortant

Lue au prisme 5D, cette impasse ressemble moins à une partie nulle qu'à un siège où le sortant tient la forteresse. Le temps joue pour Netanyahou : chaque semaine sans gouvernement le maintient à la table des décisions sur l'Iran, Gaza et la relation américaine, tandis qu'Eisenkot, novice sans mandat électif, doit négocier sa première coalition sous les projecteurs. Comme l'a noté le Hindu, la mécanique favorise structurellement le sortant : le chef du premier parti reçoit traditionnellement le premier appel.

Sur le plan démographique : la contre-performance des ultra-orthodoxes malgré leur croissance, et l'arrivée de l'électorat arabe comme bloc discipliné. Historiquement, Israël a connu cela, quatre élections en 2019-2021, mais jamais avec des partis arabes aussi forts ni avec un après-guerre encore en négociation. Les allégations de fraude amplifiées par le Likoud et écartées par la commission montrent à quelle vitesse la légitimité devient monnaie d'échange.

Les scénarios, par plausibilité : un minoritaire Eisenkot soutenu de l'extérieur par les partis arabes ; un gouvernement de droite Netanyahou après débauchage à l'aile droite de l'opposition ; un gouvernement d'unité des rivaux, préféré par Herzog et redouté par les deux camps ; et un retour aux urnes, que l'opinion ferait payer aux politiques. Le premier geste annoncé de l'opposition après l'investiture, évincer Amir Ohana (Likoud) de la présidence de la Knesset avec le soutien arabe, donnerait au camp anti-Netanyahou le contrôle de l'ordre du jour avant même l'existence d'un gouvernement.

Le coût d'un long intérim

Si le processus épuise son cours, Israël pourrait rester sous intérim jusqu'en 2027. Un Premier ministre par intérim ne peut guère prendre de décisions irréversibles sur Gaza ou la posture face à l'Iran, mais la région ne fera pas pause : la diplomatie États-Unis–Iran continue et la pression européenne sur Gaza monte.

À l'intérieur, un processus interminable normaliserait l'exclusion produite. Si les 19 sièges arabes s'avèrent inutilisables, un cinquième des citoyens retiendra qu'une participation record ne change rien. À l'inverse, un gouvernement Eisenkot avec soutien arabe extérieur briserait un tabou structurant la politique de coalition depuis 1948. Au niveau régional, des mois d'impasse seront lus dans les capitales arabes et à Téhéran comme vulnérabilité ou vindicte; l'une ou l'autre lecture renchérit le prix des prochains gestes d'Israël.

Quand les Israéliens connaîtront-ils leur prochain gouvernement ?

La séquence est fixée, l'issue ne l'est pas. Mercredi 4 novembre : Herzog reçoit les résultats certifiés et ouvre les consultations, chaque faction étant invitée à recommander un candidat. Mardi 10 novembre : la nouvelle Knesset prête serment; et l'opposition devrait aussitôt proposer de remplacer le président Amir Ohana, premier test de l'arithmétique des 67 sièges. D'ici le 11 novembre : Herzog désigne le premier candidat (28 jours plus 14 possibles).

Trois signaux à surveiller : les recommandations arabes mercredi, une recommandation conjointe pour Eisenkot en ferait le premier choix quasi certain ; les ultra-orthodoxes, tout signal de dialogue avec Eisenkot redessinerait la carte ; et la loi sur l'élection directe; si l'opposition la dépose, la voie de la coalition aura échoué. En cas d'échec du premier mandat, le calendrier s'étire vers janvier, avec les replis puis une nouvelle élection sous 90 jours comme ultime filet. Herzog déclare qu'il fera tout pour éviter un nouveau scrutin ; la semaine à venir dira si la classe politique partage cette détermination.

Les trois prismes

Prisme Occidental:

L'Ouest surveille l'horloge et l'intérim La couverture occidentale, l'Associated Press, le Jerusalem Post, s'est concentrée sur le processus et le risque : l'admonestation de Herzog, les consultations de mercredi, le Premier ministre par intérim qui ne perd rien à attendre. L'AP a relevé les 19 sièges arabes comme un record tout en soulignant qu'une coopération aliénerait les partenaires de droite de l'opposition. Le cadre est institutionnel : un État dont l'exécutif n'a pas de mandat et dont le législatif n'a pas de majorité.

Prisme Oriental:

L'Asie compte les sièges, pas les slogans La couverture orientale a traité l'impasse comme une arithmétique aux conséquences. La presse indienne, le Hindu, l'Economic Times, s'est attardée sur la mécanique : la fenêtre de 28 jours plus 14, les voies du gouvernement minoritaire à une nouvelle élection, l'avantage des règles au sortant. Le Hindu a aussi porté le récit de la rue : les marches de samedi où juifs et arabes ont exigé que l'opposition cesse de traiter les partis arabes comme intouchables.

Prisme du Sud:

Le Sud lit une démocratie en négociation avec elle-même Depuis le Sud, le registre était l'immédiateté et les enjeux moraux. Al Jazeera a centré le vote arabe record et les lignes rouges tracées contre lui, citant la société civile pour qui un accommodement opposition–Arabes « est la seule voie possible pour la démocratie israélienne dans son ensemble ». Al Mayadeen a suivi le décompte siège par siège, notant les allégations de fraude du Likoud écartées par la commission.

Le consensus

Ce sur quoi nous nous accordons
Nous sommes d’accord : sur le socle vérifié; les élections du 27 octobre ont donné 53 sièges au bloc Netanyahou, 48 au bloc d’opposition d’Eisenkot et un record de 19 aux partis à direction arabe à la Knesset de 120 sièges ; Herzog ouvre les consultations le 4 novembre, la Knesset prête serment le 10 novembre, et le premier mandat de formation doit être confié d’ici le 11 novembre, avec 28 jours plus une prolongation possible de 14 jours.
Ce sur quoi nous ne nous accordons pas
Nous ne sommes pas d’accord : sur qui doit recevoir le premier mandat; Netanyahou comme chef du premier parti et du premier bloc, ou Eisenkot avec les 67 recommandations arabes attendues ; et sur la question de savoir si un gouvernement minoritaire soutenu de l’extérieur par les partis arabes relève d’un art d’État légitime ou d’une entorse démocratique.
Ce que nous savons
Nous savons : les sièges définitifs sont confirmés de manière indépendante; Likoud 27, Yashar 21, B’Yachad 12, Liste arabe unie 11, Démocrates 8, Ra’am 8, Judaïsme unifié de la Torah 7, Yisrael Beytenu 7, Shas 6 ; la participation était de 77,9 % ; les allégations de fraude ont été écartées par les autorités électorales ; et Netanyahou reste en fonction par intérim jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement.
Ce que nous ignorons encore
Nous ne savons pas : qui Herzog chargera le 11 novembre ; si les partis arabes recommanderont formellement Eisenkot ou se diviseront ; si les conditions du « gouvernement sioniste » d’Eisenkot peuvent coexister avec un soutien arabe ; si les partis ultra-orthodoxes parleront au bloc du changement ; ou si l’opposition légiférera pour l’élection directe du Premier ministre.
Ce que nous anticipons
Nous nous attendons à : ce que les consultations de mercredi révèlent les recommandations des partis arabes et fixent le premier mandat ; une manœuvre immédiate de l’opposition pour évincer le président Amir Ohana après l’investiture du 10 novembre ; des semaines de tractations sur l’unité, la minorité ou l’intérim ; et, en cas d’échec de tous les replis, une nouvelle élection sous 90 jours.

Questions et réponses

Quand Israël aura-t-il un nouveau gouvernement ?

Le président Herzog doit confier le premier mandat d'ici le 11 novembre. Le candidat désigné dispose de 28 jours, prolongeables de 14. En cas d'échec, un deuxième candidat obtient 28 jours, puis un troisième 14 jours ultimes. Ce n'est qu'après ces trois tentatives qu'Israël retournerait aux urnes, sous 90 jours; un nouveau gouvernement peut donc prendre des semaines, ou l'impasse s'étirer jusqu'au début de 2027.

Pourquoi Netanyahou ou Eisenkot ne forment-ils pas simplement un gouvernement ?

Aucun bloc n'atteint les 61 sièges requis pour une majorité à la Knesset. Le bloc Netanyahou détient 53 sièges, celui d'Eisenkot 48, et les partis à direction arabe 19. Le seul bloc capable de faire passer l'un ou l'autre camp au-delà de 61 est le bloc arabe; et les deux grands camps ont tracé des lignes rouges contre toute gouvernance avec des partis à direction arabe après l'attaque du 7 octobre 2023.

Que valent les 19 sièges des partis arabes ?

Potentiellement tout. La Liste arabe unie (11 sièges) et Ra'am (8) devraient recommander Eisenkot lors des consultations de mercredi, ce qui lui donnerait 67 recommandations; la base numérique pour que Herzog le charge en premier. Ils pourraient aussi soutenir de l'extérieur un gouvernement minoritaire lors du vote de confiance, même si les dirigeants arabes divergent sur l'entrée au gouvernement ou le simple soutien.

Que se passe-t-il si les négociations échouent complètement ?

La Loi fondamentale prévoit une cascade : premier candidat 28 jours plus une prolongation de 14 jours, deuxième candidat 28 jours, troisième candidat 14 jours sur proposition d'une majorité de la Knesset. En cas d'échec total, la Knesset est dissoute et de nouvelles élections sont organisées sous 90 jours. Le président Herzog a déclaré qu'il ferait tout son possible pour éviter un nouveau scrutin.

Qui est Gadi Eisenkot ?

Un ancien chef d'état-major des Forces de défense d'Israël, âgé de 66 ans, novice en politique, qui dirige le parti Yashar, premier du bloc d'opposition avec 21 sièges. Il partage l'essentiel de la vision sécuritaire de Netanyahou, y compris sur Gaza, mais a fait campagne comme l'homme qui mettrait fin à l'ère Netanyahou. Samedi, il a fixé quatre principes pour ses partenaires de coalition, exigeant un gouvernement large, sioniste et d'hommes d'État.

Sources

Chargement de la discussion…
Publicité

L’info commence gratuite. La profondeur est financée par celles et ceux qui la lisent.

Voir l’abonnement