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De Habibie à Prabowo : les écoutes qui poursuivent les présidents indonésiens

Trois généraux ont été arrêtés cette semaine, accusés d’avoir mis sur écoute le téléphone du président Prabowo Subianto, mais ce scandale n’est que le dernier chapitre d’une histoire commencée en 1998, quand un appel divulgué avait embarrassé le président Habibie, et qui a touché depuis chaque président indonésien.

Le résumé

Mardi 3 novembre 2026, la police indonésienne a arrêté l’ancien chef de la police nationale Listyo Sigit Prabowo et deux généraux pour des écoutes illégales présumées visant le président Prabowo Subianto et des dizaines de personnalités entre 2025 et 2026. Prabowo a limogé Listyo de son poste de chef de cabinet présidentiel mercredi 4 novembre, tandis que le porte-parole Prasetyo Hadi évoquait une possible trahison et que le ministre des Affaires juridiques Yusril Ihza Mahendra affirmait que les enquêteurs n’avaient trouvé aucun indice de trahison jusqu’ici.

Les trois prismes

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Portrait officiel de Listyo Sigit Prabowo, ancien chef de la police nationale indonésienne
L'ancien chef de la police nationale Listyo Sigit Prabowo dans un portrait officiel de 2024. Il a été arrêté le 3 novembre 2026 avec deux généraux pour des écoutes présumées visant le président Prabowo Subianto, dernières en date d'une série de controverses de surveillance qui remonte à 1998. Official portrait of Listyo Sigit Prabowo as Indonesian National Police chief (2024), public domain, via Wikimedia Commons
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Points clés

  • Mardi 3 novembre 2026, la police indonésienne a arrêté l’ancien chef de la police nationale Listyo Sigit Prabowo et deux généraux pour des écoutes illégales présumées visant le président Prabowo Subianto et des dizaines de personnalités entre 2025 et 2026. CNA / The Hindu
  • Prabowo a limogé Listyo de son poste de chef de cabinet présidentiel mercredi 4 novembre, tandis que le porte-parole Prasetyo Hadi évoquait une possible trahison et que le ministre des Affaires juridiques Yusril Ihza Mahendra affirmait que les enquêteurs n’avaient trouvé aucun indice de trahison jusqu’ici. The Hindu / Reuters
  • Les suspects auraient introduit des numéros de téléphone dans le système d’interception légale de la police sans vérification ni fondement juridique, puis effacé les journaux en octobre 2026 ; les enquêteurs ont interrogé 10 témoins et trois experts et saisi 11 téléphones, un iPad et quatre clés USB. Associated Press
  • En décembre 1998, un appel téléphonique divulgué entre le président B. J. Habibie et le procureur général Andi M. Ghalib a été publié dans la presse en février 1999, sans que les responsables de la fuite soient jamais identifiés publiquement. CNA
  • En août 2009, les services de renseignement australiens ont surveillé le téléphone portable du président Susilo Bambang Yudhoyono pendant 15 jours, une opération révélée en novembre 2013 grâce aux documents divulgués par Edward Snowden, après quoi Jakarta a rappelé son ambassadeur de Canberra. CNA
  • Des dispositifs d’écoute présumés ont été découverts à la résidence de Joko Widodo à Jakarta fin 2013, et en octobre 2024 l’ancienne présidente Megawati Soekarnoputri a déclaré qu’elle évitait d’utiliser son téléphone personnel par crainte d’être surveillée. CNA

Ce qui s’est passé quand le palais a découvert ses propres téléphones sur écoute

Mardi 3 novembre, la police nationale indonésienne a annoncé l’arrestation de trois de ses plus hauts généraux, dont l’ancien chef de la force, et l’accusation était extraordinaire parce que la victime présumée était le président lui-même, puisque les enquêteurs affirment que les trois hommes ont mené une opération d’écoutes non autorisées qui a atteint le téléphone du président Prabowo Subianto entre 2025 et 2026, ainsi que ceux de ministres, de responsables politiques, de journalistes et d’hommes d’affaires, dans des arrestations que nous avons relatées dès mardi. CNA (5 nov. 2026)

Le choc s’est aggravé le lendemain, quand Prabowo a limogé le général Listyo Sigit Prabowo, chef de cabinet présidentiel, occupé depuis à peine un mois, tandis que le porte-parole Prasetyo Hadi évoquait une possible trahison, et jeudi le gouvernement a envoyé plus de 20 000 soldats à Jakarta, sans lier ce déploiement à l’affaire, alors que 6 770 policiers et militaires gardaient une audience concernant l’ancien président Joko Widodo, un procès sans rapport avec le scandale selon les autorités. Reuters (4 nov. 2026)

Que montre le dossier à travers cinq présidences ?

L’affaire en cours, telle que l’a exposée le chef de la police judiciaire Asep Safrudin, est méthodique, car les suspects auraient introduit des numéros dans le système d’interception légale sans la vérification ni le fondement juridique exigés par un règlement de 2010, et les interceptions n’avaient aucun lien avec une procédure judiciaire, tandis que les journaux ont été effacés en octobre 2026, et l’affaire n’a éclaté que lorsqu’un officier au courant l’a signalée le 30 octobre, après quoi les enquêteurs ont interrogé dix témoins et trois experts et saisi onze téléphones, un iPad et quatre clés USB. Associated Press (3 nov. 2026)

Le schéma, pourtant, est plus ancien que l’affaire, car les présidents indonésiens apprennent depuis 28 ans que leurs conversations ne leur appartiennent pas, depuis décembre 1998, quand un appel téléphonique entre le président B. J. Habibie et le procureur général Andi M. Ghalib au sujet du traitement judiciaire de l’ancien président Suharto a été divulgué et sa transcription a circulé dans la presse en février 1999, avec un petit microphone soupçonné d’avoir été caché dans le bureau du président et des responsables jamais identifiés.

En août 2009, les services de renseignement australiens ont surveillé le téléphone portable du président Susilo Bambang Yudhoyono pendant quinze jours, une opération révélée seulement en novembre 2013, quand des documents divulgués par Edward Snowden ont montré que la Direction des transmissions de la défense avait aussi ciblé son épouse Ani, le vice-président Boediono et l’ancien vice-président Jusuf Kalla, et Jakarta a rappelé son ambassadeur de Canberra, tandis que fin 2013 des dispositifs d’écoute présumés ont été découverts à la résidence de Jakarta du gouverneur de l’époque Joko Widodo, dans son salon, sa chambre et sa voiture officielle, et qu’en octobre 2024 l’ancienne présidente Megawati Soekarnoputri a déclaré éviter son téléphone portable, convaincue que ses appels étaient surveillés. The Straits Times (4 nov. 2026)

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Le mobile, le public et les enregistrements disparus

La question la plus élémentaire reste sans réponse, car ni la police ni le palais n’ont dit pourquoi les écoutes ont été ordonnées, ni pour qui, ni ce qui en a été fait, et le ministre des Affaires juridiques, Yusril Ihza Mahendra, a seulement déclaré que le mobile demeurait inconnu, tandis que l’avertissement du porte-parole et l’assurance du ministre décrivent des étapes différentes d’une enquête encore jeune.

Nous ne savons pas ce qui a été capté, si les enregistrements ont été copiés, partagés ou détruits au-delà de l’effacement d’octobre, ni si les journaux effacés peuvent être récupérés, et nous ne connaissons pas la liste complète des cibles, car les autorités n’ont nommé que le président tout en décrivant des dizaines d’autres personnalités sans les identifier, ce qui explique qu’Amnesty International en Indonésie ait demandé au gouvernement de dire publiquement qui a été écouté, et nous ne savons pas si les trois généraux ont agi seuls, puisque d’autres arrestations pourraient suivre.

Pourquoi un téléphone présidentiel sur écoute change-t-il la politique indonésienne ?

L’Indonésie est la troisième démocratie du monde, le plus grand pays à majorité musulmane et la première économie d’Asie du Sud-Est, si bien qu’un scandale qui atteint le téléphone du président n’est jamais un embarras privé, et quand le chef de la police nationale aurait retourné l’appareil d’interception de l’État contre le chef de l’État, les dégâts courent dans trois directions à la fois, à travers les institutions censées garder la loi, à travers une présidence déjà impopulaire sous pression économique et après des semaines de manifestations étudiantes, et à travers une région qui a besoin d’un Jakarta stable.

C’est l’histoire qui rend l’affaire actuelle plus lourde qu’une simple arrestation, car chaque épisode antérieur a laissé la même leçon non apprise, puisque l’appel d’Habibie a montré qu’une jeune démocratie ne pouvait pas protéger les conversations du palais, que l’opération australienne a montré qu’un service étranger pouvait écouter un président en exercice pendant quinze jours, et que les appareils trouvés chez Widodo ont montré que la menace pouvait venir de l’intérieur, si bien que la question n’est pas de savoir si les dirigeants indonésiens sont surveillés, puisqu’ils l’ont toujours été, mais si un président a jamais pu l’empêcher. The Hindu (5 nov. 2026)

Cinq dimensions, un seul instrument sans gardien

Géopolitiquement, l’affaire se situe à la jonction des deux centres de pouvoir indonésiens, car Listyo a été nommé chef de la police par Joko Widodo en 2021, conservé par Prabowo après l’élection de 2024, puis propulsé au palais le 1er octobre, pour être arrêté un mois plus tard, ce qui explique que l’affaire se lise à Jakarta comme un règlement de comptes entre factions, tandis qu’économiquement elle tombe alors que Prabowo lutte contre la vie chère et la nervosité des investisseurs, et que démographiquement la rue appartient aux jeunes, dont les manifestations ont donné au scandale son public avant même qu’il n’existe.

Historiquement, l’écho est délibéré et gênant, puisque la police a été séparée de l’armée en 1999 dans le cadre d’une réforme démocratique, et pourtant l’allégation veut que cette séparation ait produit une force assez puissante pour surveiller la présidence elle-même, et technologiquement l’affaire tourne autour d’un seul système, la plateforme légale d’interception, qui aurait été exploitée sans loi, ses journaux désormais en partie effacés, si bien que la question de la réforme est désormais de savoir qui surveille ceux qui surveillent, et en vertu de quelle loi.

Ce que le scandale débloque au-delà des trois généraux

Chaque crise redistribue les leviers, et celle-ci donne à l’opposition parlementaire un cas concret pour les projets de réforme de la police qui s’enlisaient depuis des années, notamment le contrôle civil des interceptions et un encadrement du règlement de 2010 que les suspects auraient contourné, tandis qu’au palais la purge crée des postes vacants et des rancunes, puisqu’un nouveau chef de la police doit être confirmé et que chaque général de la force calcule désormais sa distance avec Listyo.

Les tribunaux deviennent la prochaine arène, car le vice-président Gibran Rakabuming Raka, fils de Joko Widodo, est déjà sous pression pour son diplôme annulé, et un scandale teinté de trahison donne à ses critiques de nouvelles munitions, comme le montre notre reportage sur l’enquête parlementaire sur ce diplôme, tandis que les partenaires régionaux liront l’instabilité sans détour, puisqu’un Jakarta absorbé par une guerre de sécurité interne est distrait des dossiers les plus difficiles de la région.

Ce qu’il faut surveiller pendant que l’enquête s’élargit

Surveillez trois marqueurs, car les charges annoncées viendront d’abord, avec l’interception illégale, l’accès non autorisé et la suppression de données passibles de dix ans par chef et d’un maximum cumulé de vingt-quatre ans, tandis que la question de la trahison sera tranchée par les preuves, puisque soit les enquêteurs trouvent le lien que le ministre dit absent, soit l’avertissement s’estompe en théâtre politique. Jawawa (4 nov. 2026)

Le deuxième marqueur est celui des données effacées en octobre, car leur récupération dirait qui a été écouté et pendant combien de temps, et le troisième est de savoir si l’enquête remonte au-delà des trois généraux, puisque la police a averti que d’autres arrestations pourraient être prononcées et qu’une quatrième personne fait déjà l’objet d’une enquête, et la même force qui a désigné treize suspects dans un réseau de traite cette semaine doit désormais tenir ses propres serviteurs les plus puissants pour responsables.

Les trois prismes

Prisme Occidental:

Comment l’Ouest l’a lu : un test de résistance pour la démocratie indonésienne Les agences occidentales lisent le scandale comme un test de résistance pour la démocratie indonésienne, car Reuters et l’Associated Press cadrent les arrestations à travers l’État de droit, avec un appareil d’interception capturé au sommet, un président dont le bureau a le premier prononcé le mot de trahison, et une rue qui manifeste depuis des semaines contre ce qu’elle appelle une dérive autoritaire, et dans cette lecture le scandale est la dernière donnée d’une inquiétude familière, celle d’un appareil de sécurité hérité du Nouvel Ordre jamais pleinement soumis au contrôle civil.

Prisme Oriental:

Comment l’Est l’a lu : la caméra reste braquée sur la lutte de pouvoir La presse asiatique garde la caméra braquée sur la lutte de pouvoir, car CNA à Singapour et The Hindu soulignent le lien avec Widodo, puisque Listyo a servi comme chef de la police nationale sous Joko Widodo depuis 2021, a été remplacé par Prabowo le 1er octobre et s’est vu confier le poste de chef de cabinet le même jour, un mois avant son arrestation, et la question dans cette lecture n’est pas la démocratie dans l’abstrait mais l’arithmétique des alliances, à savoir si le pacte Prabowo–Widodo qui a remporté l’élection de 2024 se fissure. The Hindu (4 nov. 2026)

Prisme du Sud:

Comment le Sud l’a lu : la souveraineté, et des services qui dépassent leurs maîtres La couverture du Sud global lit la souveraineté, car TRT World et la presse arabe présentent l’histoire simplement, un gouvernement qui accuse son propre chef de la sécurité de mettre l’État en danger, et laissent le poids retomber là où il appartient, sur le dilemme postcolonial de services de sécurité qui dépassent leurs maîtres, tandis que la presse indonésienne elle-même réclame des noms, avec Amnesty International qui exhorte les autorités à révéler qui a été écouté, et pour le plus grand pays musulman du monde le scandale est aussi un miroir, puisque l’Indonésie est la preuve du Sud que l’échelle et la démocratie peuvent coexister. TRT World (4 nov. 2026)

Le consensus

Ce sur quoi nous nous accordons
Ce sur quoi nous sommes d’accord : mardi 3 novembre 2026, la police indonésienne a arrêté l’ancien chef de la police nationale Listyo Sigit Prabowo et deux généraux pour des écoutes présumées visant le président Prabowo Subianto et des dizaines de personnalités ; mercredi 4 novembre, Prabowo a limogé Listyo de son poste de chef de cabinet et le porte-parole présidentiel Prasetyo Hadi a évoqué une possible trahison ; et il s’agit de la cinquième présidence touchée par une affaire de surveillance depuis l’appel divulgué d’Habibie en 1998.
Ce sur quoi nous ne nous accordons pas
Ce sur quoi nous ne sommes pas d’accord : la question de savoir si les faits relèvent de la trahison, puisque le porte-parole l’a évoquée comme une possibilité alors que le ministre des Affaires juridiques Yusril Ihza Mahendra affirme que les enquêteurs n’ont trouvé aucun indice de trahison jusqu’ici ; celle de savoir si l’opération était l’œuvre d’officiers isolés ou servait un maître politique ; et celle de savoir si le déploiement de troupes à Jakarta est lié au scandale ou à l’opération de sécurité autour du procès Widodo.
Ce que nous savons
Ce que nous savons : les charges et leurs peines maximales, avec dix ans pour l’interception illégale et jusqu’à vingt-quatre ans cumulés pour les trois chefs ; les numéros introduits dans le système d’interception sans vérification ; l’effacement des journaux en octobre 2026 ; le signalement du 30 octobre par un lanceur d’alerte ; et les dates historiques, d’Habibie en décembre 1998 aux quinze jours de surveillance de Susilo Bambang Yudhoyono en août 2009.
Ce que nous ignorons encore
Ce que nous ne savons pas : le mobile des écoutes, l’usage qui a été fait des enregistrements, et si les données effacées en octobre 2026 sont récupérables ; la liste complète des personnes écoutées au-delà du président ; si les trois généraux ont agi seuls ; et qui a ordonné l’opération et pour qui.
Ce que nous anticipons
Ce que nous attendons : des charges pour interception illégale, accès non autorisé et suppression de données électroniques ; une question de trahison tranchée par les preuves plutôt que par les déclarations ; une pression renouvelée au Parlement pour des lois de réforme de la police et un contrôle civil des pouvoirs d’interception ; et un élargissement de l’enquête au-delà des trois généraux, avec d’autres arrestations possibles.

Questions et réponses

Qui sont les trois officiers arrêtés dans l’affaire des écoutes ?

Le général Listyo Sigit Prabowo, chef de la police nationale de janvier 2021 au 1er octobre 2026 et brièvement chef de cabinet du président Prabowo Subianto ; l’inspecteur général Ahrie Sonta Nasution, chef de la division juridique de la police nationale ; et l’inspecteur général Eko Hadi Santoso, instructeur principal à l’institut de formation de la police. Tous trois sont détenus au siège de la police nationale à Jakarta.

Quel est le système d’interception au cœur de l’affaire ?

Le système de gestion des interceptions légales est la plateforme que la police utilise pour intercepter des communications sous autorité judiciaire ou réglementaire. Les enquêteurs affirment que les suspects y ont introduit des numéros cibles sans la vérification ni le fondement juridique exigés par un règlement de la police nationale de 2010, ont mené les écoutes hors de toute procédure et ont effacé les journaux en octobre 2026.

Quels anciens présidents indonésiens ont été visés par la surveillance ?

B. J. Habibie, dont l’appel de 1998 avec son procureur général a été divulgué ; Susilo Bambang Yudhoyono, dont le téléphone a été surveillé par les services australiens pendant quinze jours en août 2009 ; Joko Widodo, à la résidence duquel des dispositifs d’écoute présumés ont été découverts fin 2013 ; et Megawati Soekarnoputri, qui a déclaré en 2024 éviter son téléphone personnel par crainte d’être surveillée.

Pourquoi des milliers de soldats ont-ils été déployés à Jakarta cette semaine ?

Le gouvernement a envoyé plus de 20 000 soldats dans la capitale alors que les tensions étaient vives, et 6 770 policiers et militaires ont été chargés de garder une audience concernant l’ancien président Joko Widodo jeudi. Le palais n’a pas lié le déploiement à l’affaire des écoutes, et les autorités affirment que le procès Widodo est sans rapport avec le scandale.

Sources

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