Sommet de Séoul : la Corée du Sud et la Turquie resserrent leurs liens nucléaires et de défense
Lee Jae Myung et Recep Tayyip Erdogan ont signé des mémorandums sur le financement de projets nucléaires et la coopération de défense, plaçant les entreprises sud-coréennes en pole position pour les réacteurs que la Turquie prévoit à Sinop.
Publié le 3 novembre 2026 · 20:19 GMT
Le résumé
Mardi 3 novembre 2026 , le président sud-coréen Lee Jae Myung et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu un sommet à Séoul, première visite d'Erdogan en Corée du Sud depuis 2018, et sont convenus d'approfondir la coopération dans le nucléaire et la défense. Les deux gouvernements ont signé quatre mémorandums (énergie, financement de projets nucléaires, ressources naturelles et mines, science et technologie) ; l' Export-Import Bank of Korea et Türkiye Nükleer Enerji A.Ş. ont signé le mémorandum de financement nucléaire.
Les trois prismes
- OuestLes agences occidentales ont cadré le sommet comme une compétition commerciale : Reuters a ouvert sur l'appel d'offres, « l'un des plus grands projets énergétiques de la Turquie », et la course vers 15 milliards de dollars d'échanges, tandis que l'AFP insistait sur la conférence de presse conjointe et le record de 10,7 milliards.
- OrientLa couverture coréenne a lu le sommet comme de la politique industrielle projetée à l'étranger.
- Sud globalLe récit turc, porté par le reportage original de Daily Sabah, a mis au centre la cérémonie et l'histoire du partenariat : l'accueil officiel, la démonstration de taekwondo, le mémorandum KEPCO de 2025 qualifié par Erdogan de « fondation importante », et la défense comme domaine où le partenariat « a produit des résultats concrets »; Fırtına, Altay, désormais navires militaires.
Points clés
- Mardi 3 novembre 2026, le président sud-coréen Lee Jae Myung et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu un sommet à Séoul, première visite d'Erdogan en Corée du Sud depuis 2018, et sont convenus d'approfondir la coopération dans le nucléaire et la défense. Yonhap
- Les deux gouvernements ont signé quatre mémorandums (énergie, financement de projets nucléaires, ressources naturelles et mines, science et technologie) ; l'Export-Import Bank of Korea et Türkiye Nükleer Enerji A.Ş. ont signé le mémorandum de financement nucléaire. Korea Times
- La Turquie prévoit quatre réacteurs à Sinop, sur la côte de la mer Noire, pour sa deuxième centrale, avec une production visée avant 2035, plus quatre autres en Thrace ; les entreprises sud-coréennes sont en compétition. Reuters
- Un mémorandum de novembre 2025 entre KEPCO et Türkiye Nükleer Enerji A.Ş., signé lors de la visite de Lee à Ankara, a lancé une étude de faisabilité préliminaire avec évaluation du site et groupe de travail conjoint ; les deux parties jugent les progrès « en bonne voie ». Yonhap
- Sur la défense : coproduction et coopération technologique, plus une entrée conjointe sur des marchés tiers; en s'appuyant sur le char Altay (technologie Hyundai Rotem, moteur coréen), les obusiers Fırtına et les navires militaires ; un comité conjoint en juillet et une lettre d'intention navale en septembre ont précédé le sommet. Daily Sabah
- Le commerce bilatéral a atteint le record de 10,7 milliards de dollars l'an dernier dans le cadre d'un accord de libre-échange en vigueur depuis 2013 ; les dirigeants visent 15 milliards de dollars et une mise à jour de l'accord commercial. AFP
- La Turquie a réaffirmé son soutien à la politique nord-coréenne de la Corée du Sud ; les deux parties sont convenues d'une coordination stratégique pour la paix dans la péninsule coréenne. Quelque 80 responsables et dirigeants ont assisté au banquet d'après-sommet. Yonhap
Deux dirigeants, quatre mémorandums, un réacteur sur la mer Noire
Le président sud-coréen Lee Jae Myung et le président turc Recep Tayyip Erdogan sont convenus, mardi 3 novembre 2026, d'approfondir la coopération dans le nucléaire et la défense, lors d'un sommet au palais présidentiel de Séoul. Après des entretiens en tête-à-tête puis en délégation, leurs ministres ont signé quatre mémorandums d'entente; énergie, financement de projets nucléaires, ressources naturelles et mines, science et technologie ; les agences de promotion des investissements ont signé séparément un cinquième texte.
Erdogan est arrivé lundi pour une visite d'État de trois jours, sa première en Corée du Sud depuis 2018, et avait déclaré à l'agence Yonhap que la Corée du Sud pourrait devenir partenaire de la centrale que la Turquie prévoit à Sinop, sur la mer Noire. Sur la défense, Lee a annoncé que les deux pays allaient « approfondir la coopération de défense en élargissant la coproduction et la coopération technologique, tout en explorant les possibilités pour les entreprises des deux pays d'entrer ensemble sur des marchés tiers ». Erdogan a qualifié la défense de « l'un des principaux domaines où notre partenariat stratégique a produit des résultats concrets », citant les obusiers Fırtına et le char Altay.
La trace écrite, d'Ankara 2025 à Séoul 2026
Les accords de Séoul prolongent un mémorandum signé en novembre 2025, lors de la visite de Lee à Ankara : l'électricien Korea Electric Power Corp. (KEPCO) et Türkiye Nükleer Enerji A.Ş. étaient convenus de coopérer sur Sinop, et ont depuis lancé une étude de faisabilité préliminaire avec évaluation du site et groupe de travail conjoint. Mardi, Lee a jugé cette coopération « en bonne voie ».
Le nouveau mémorandum de financement est le cœur pratique du sommet. Signé par le président de l'Export-Import Bank of Korea, Hwang Ki-yeon, et le directeur général de TNA, Necati Yamaç, il prévoit échanges d'informations, évaluations de faisabilité financière et identification d'opportunités de financement pour soutenir la candidature coréenne à Sinop. Le mémorandum énergétique a été signé par les ministres Kim Sung-whan et Alparslan Bayraktar.
La Turquie prévoit quatre réacteurs à Sinop pour sa deuxième centrale, avec une production visée avant 2035, et quatre autres en Thrace ; les documents de mardi engagent les deux gouvernements à « soutenir activement la participation des entreprises sud-coréennes ». Sur la défense, le sommet a formalisé des mois de préparation : comité conjoint réuni en juillet autour du char Altay, appui technique de Hyundai Rotem, moteur et transmission sud-coréens, puis lettre d'intention navale en septembre. Le commerce a atteint le record de 10,7 milliards de dollars l'an dernier (accord de libre-échange depuis 2013) ; l'objectif est de 15 milliards, avec une mise à jour de cet accord.
Les blancs des communiqués conjoints
Combien coûtera réellement Sinop; et qui paiera ?
Aucune des deux parties n'a dévoilé le prix des quatre réacteurs, les conditions de financement de l'Eximbank coréenne, ni un calendrier pour une décision finale d'investissement. On ignore si KEPCO est désormais le partenaire privilégié ou si elle reste en concurrence, les déclarations parlent de « soutenir » la participation coréenne, pas d'une attribution, et le modèle de propriété de Sinop n'a pas été annoncé. La première centrale turque, Akkuyu, a été construite par le russe Rosatom en construction-exploitation.
Les engagements de défense sont tout aussi peu détaillés : aucun pays, montant ou programme n'a été associé à l'ambition des marchés tiers, la mise à jour de l'accord commercial n'a ni périmètre ni échéance, et le contenu concret du soutien réaffirmé de la Turquie à la politique nord-coréenne de Séoul reste du langage de communiqué.
Les réacteurs d'Ankara, le moteur d'exportation de Séoul
Pour la Turquie, Sinop est le deuxième pilier d'un programme nucléaire destiné à réduire la dépendance au gaz importé et à ancrer l'approvisionnement électrique sur la côte de la mer Noire. Quatre réacteurs à Sinop, plus quatre en Thrace, feraient du nucléaire un pilier structurel du mix énergétique; d'où la recherche d'un partenaire apportant technologie et financement. Le rythme récent de la diplomatie turque montre un pays qui élargit ses partenariats plutôt qu'il ne les resserre.
Pour la Corée du Sud, le sommet est une vitrine de sa stratégie d'exportation nucléaire : KEPCO et sa filière sont à la recherche de la prochaine grande commande à l'étranger, et un cadre de financement d'État à État est ce qui transforme une candidature en projet finançable. Le mémorandum de l'Eximbank est donc la signature la plus lourde de la journée; il convertit la bonne volonté politique en capacité de crédit. Même logique pour la défense : deux puissances moyennes aux industries d'armement sérieuses, qui conviennent de vendre ensemble vers des marchés tiers. Dans un monde où les grandes puissances se livrent une course à l'énergie et au levier technologique et où les perturbations énergétiques redessinent les routes commerciales, un axe industriel Séoul–Ankara est un pari : celui que le milieu de la carte peut fixer une partie de ses propres règles.
Le marché des puissances moyennes : des réacteurs contre du rayonnement
Lue à travers les cinq dimensions, la rencontre dépasse la seule centrale : elle dit comment deux puissances moyennes se positionnent. Géopolitiquement, la Turquie diversifie ses partenariats, en resserrant ses liens avec une puissance industrielle asiatique alliée des États-Unis tout en gardant sa politique étrangère multivectorielle, et la Corée du Sud convertit sa force industrielle en capital diplomatique bien au-delà de sa région. Économiquement, le véritable livrable est financier : les réacteurs se gagnent sur des conditions de crédit, pas sur des plaquettes, et le mémorandum de l'Eximbank signale que Séoul garantira son champion.
Technologiquement, l'agenda dépasse le béton et les turbines; biotechnologies, minéraux critiques, semi-conducteurs, intelligence artificielle et un premier comité scientifique conjoint visent à tresser ensemble les deux systèmes d'innovation. Historiquement, Lee a invoqué « l'amitié profonde et la confiance forgées dans le sang », en référence à la brigade turque de la guerre de Corée. Industriellement, le char Altay, moteurs coréens sous blindage turc, est l'emblème du modèle : coproduire chez soi, vendre ensemble à l'extérieur. Reste à savoir si l'ambition d'exportation conjointe survivra aux contrôles à l'exportation : les coentreprises s'annoncent facilement, les exportations conjointes exigent des licences alignées et des clients acheteurs.
Ce qui bouge après les poignées de main
La première onde traverse l'appel d'offres de Sinop : avec un cadre de financement coréen adossé à l'État sur la table, les candidats rivaux affrontent un concurrent offrant à Ankara technologie et crédit en un seul paquet. Leurs réactions, et l'usage que la Turquie fera de l'offre coréenne comme levier dans des négociations parallèles, façonneront le coût et la structure finale de la centrale.
La seconde traverse le marché de la défense : un pipeline coréo-turc de coproduction et de coexportation, adossé aux précédents Altay et Fırtına et au volet naval, ferait entrer un nouveau bloc de fournisseurs dans des compétitions au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Asie du Sud-Est; une déclaration d'intention que les exportateurs établis liront comme telle.
La troisième est institutionnelle : un premier comité scientifique conjoint, une mise à jour commerciale en perspective et un objectif de 15 milliards de dollars donnent à la relation un rythme bureaucratique permanent. Les sommets s'effacent ; les comités s'accumulent. Si les évaluations de financement se convertissent en offres fermes, novembre 2026 restera le mois où Sinop a cessé d'être un mémorandum pour devenir un pipeline.
Le calendrier qui décidera de Sinop
Quand Ankara désignera-t-elle son partenaire pour Sinop ?
L'étude de faisabilité préliminaire, évaluation du site par le groupe de travail conjoint, est la piste immédiate à surveiller : ses conclusions sur le coût et le calendrier détermineront si la candidature coréenne passe du statut de « soutenue » à celui de retenue. Les évaluations de faisabilité financière de l'Export-Import Bank of Korea, mandatées par le nouveau mémorandum, fixeront les conditions de crédit sur lesquelles Ankara pourra compter; la variable la plus susceptible de trancher l'appel d'offres.
La visite d'État de trois jours d'Erdogan se poursuit, avec d'autres rendez-vous économiques et de défense attendus. Il faudra guetter les déclarations de KEPCO ou du ministère turc de l'énergie sur le calendrier de l'étude, la date du premier comité scientifique conjoint et l'avancée de la mise à jour commerciale. Le prochain point de données tangible est le rendu de la faisabilité ; d'ici là, tout est positionnement.
Les trois prismes
Prisme Occidental:
Les agences occidentales ont cadré le sommet comme une compétition commerciale : Reuters a ouvert sur l'appel d'offres, « l'un des plus grands projets énergétiques de la Turquie », et la course vers 15 milliards de dollars d'échanges, tandis que l'AFP insistait sur la conférence de presse conjointe et le record de 10,7 milliards. Dans ce récit, Séoul est le protagoniste : une puissance exportatrice de réacteurs déployant la finance d'État, et une industrie de défense en quête de partenaires de coexportation. La première visite d'Erdogan depuis 2018 se lit comme une Turquie en quête d'alternatives ; la valeur d'information tient au flux des affaires : mémorandums signés, financement débloqué, marchés visés.
Prisme Oriental:
La couverture coréenne a lu le sommet comme de la politique industrielle projetée à l'étranger. Yonhap a titré sur les « industries stratégiques », mettant en avant le mémorandum de financement « visant à apporter un soutien financier aux entreprises sud-coréennes candidates » et l'amitié « forgée dans le sang » de la guerre de Corée. The Korea Times et Aju Press ont ajouté le détail institutionnel omis par les dépêches : signataires du mémorandum Eximbank–TNA, comité de défense de juillet, lettre navale de septembre, décompte de quatre mémorandums plus un.
Prisme du Sud:
Le récit turc, porté par le reportage original de Daily Sabah, a mis au centre la cérémonie et l'histoire du partenariat : l'accueil officiel, la démonstration de taekwondo, le mémorandum KEPCO de 2025 qualifié par Erdogan de « fondation importante », et la défense comme domaine où le partenariat « a produit des résultats concrets », Fırtına, Altay, désormais navires militaires. Les médias du Golfe ont repris la dépêche en privilégiant l'angle énergétique. Dans ce cadrage, Ankara n'est pas un client choisissant entre fournisseurs mais une puissance industrielle coproduisant d'égal à égal, gardant son programme nucléaire, et ses options stratégiques, au pluriel.
Le consensus
- Ce sur quoi nous nous accordons
- D'ACCORD; Mardi 3 novembre 2026, Lee Jae Myung et Recep Tayyip Erdogan ont tenu un sommet à Séoul et sont convenus d'approfondir la coopération dans le nucléaire et la défense, en signant des mémorandums dont un sur le financement de projets nucléaires.
- Ce sur quoi nous ne nous accordons pas
- D'ACCORD; Les deux parties jugent « en bonne voie » la coopération sur la centrale nucléaire prévue par la Turquie à Sinop, dans le prolongement du mémorandum KEPCO–Türkiye Nükleer Enerji A.Ş. de novembre 2025 et de son étude de faisabilité préliminaire.
- Ce que nous savons
- D'ACCORD; Sur la défense, les deux pays sont convenus d'élargir la coproduction et la coopération technologique et de viser ensemble des marchés tiers, en s'appuyant sur les programmes du char Altay, des obusiers Fırtına et des navires militaires.
- Ce que nous ignorons encore
- EN DÉSACCORD, Sur la portée des accords : les communiqués présentent une percée stratégique, mais aucun prix de réacteur, aucune condition de financement, aucune décision d'attribution ni aucun contrat de défense n'a été annoncé, la substance reste des mémorandums, pas des contrats.
- Ce que nous anticipons
- À PRÉVOIR, Les prochains points de données tangibles sont les conclusions de l'étude de faisabilité, les évaluations de financement de l'Eximbank et toute décision turque sur le partenariat de Sinop, d'ici là, la valeur du sommet est directionnelle, pas contractuelle.
Questions et réponses
Qu'ont exactement signé la Corée du Sud et la Turquie à Séoul ?
Quatre mémorandums gouvernementaux, sur l'énergie, le financement de projets nucléaires, les ressources naturelles et les mines, ainsi que la science et la technologie, plus un cinquième entre leurs agences de promotion des investissements. Le plus important est le mémorandum de financement entre l'Export-Import Bank of Korea et Türkiye Nükleer Enerji A.Ş., qui engage les deux parties à des échanges d'informations, des évaluations de faisabilité financière et l'identification d'opportunités de financement pour soutenir la candidature coréenne à Sinop.
Pourquoi le projet nucléaire de Sinop est-il si important pour les deux pays ?
La Turquie prévoit quatre réacteurs à Sinop, sur la côte de la mer Noire, pour sa deuxième centrale nucléaire, avec un objectif de production avant 2035 et une moindre dépendance au gaz importé. Pour la Corée du Sud, Sinop est une opportunité d'exportation phare pour KEPCO et sa filière : la remporter validerait le modèle coréen, qui associe technologie des réacteurs et financement adossé à l'État. Le mémorandum de Séoul est conçu pour rendre l'offre coréenne finançable.
Que couvre l'accord de défense ?
Les dirigeants sont convenus d'approfondir la coopération de défense par la coproduction et la collaboration technologique, et d'aider les entreprises des deux pays à entrer ensemble sur des marchés tiers. L'accord s'appuie sur le char Altay; développé avec Hyundai Rotem, moteur et transmission sud-coréens, les obusiers Fırtına et les navires militaires, ainsi que sur un comité conjoint réuni en juillet et une lettre d'intention navale signée en septembre. Aucun contrat ni marché précis n'a été nommé.
Que va-t-il se passer pour l'appel d'offres de Sinop ?
L'étude de faisabilité préliminaire lancée après le mémorandum KEPCO de novembre 2025, évaluation du site par le groupe de travail conjoint, doit rendre ses conclusions sur le coût et le calendrier. En parallèle, l'Export-Import Bank of Korea mènera des évaluations de faisabilité financière dans le cadre du nouveau mémorandum. Ces deux chantiers détermineront si la participation coréenne passe du statut de candidate soutenue à celui de partenaire retenu. Aucune date de décision turque n'a été annoncée.
Sources
- Yonhap (3 novembre 2026); agence nationale coréenne : accord du sommet, mémorandum KEPCO–TNA de 2025, étude de faisabilité préliminaire, mémorandum de financement de mardi, coproduction de défense et coordination sur la péninsule coréenne
- Korea Times
- Reuters
- Daily Sabah (3 novembre 2026); média turc, reportage original : cérémonie d'accueil officielle, déclarations d'Erdogan sur la défense, les obusiers Fırtına et les chars Altay, le mémorandum KEPCO de novembre 2025 et le premier comité conjoint scientifique
- AFP