Le Maroc s'assoit à la table de Moscou : l'émissaire du Roi au troisième sommet Russie-Afrique
La cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, représente Sa Majesté le Roi Mohammed VI au troisième sommet Russie-Afrique à Moscou, où 48 délégations africaines rencontrent Vladimir Poutine; tandis que le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita s'entretient en tête-à-tête avec Sergueï Lavrov.
Publié le 29 octobre 2026 · 06:24 GMT
Le résumé
Le troisième sommet Russie-Afrique s'est ouvert à Moscou le mercredi 28 octobre 2026 et se poursuit jusqu'au jeudi 29 octobre. Des délégations de 48 des 54 pays africains y participent ; le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov a fait état de 22 chefs d'État africains présents.
Les trois prismes
- OuestOuest; la compétition d'influence.
- OrientEst; la multipolarité en titre.
- Sud globalSud; le pragmatisme, et l'épreuve des intérêts.
Points clés
- Le troisième sommet Russie-Afrique s'est ouvert à Moscou le mercredi 28 octobre 2026 et se poursuit jusqu'au jeudi 29 octobre. RT via Nigeria Sun (28 oct. 2026)
- Des délégations de 48 des 54 pays africains y participent ; le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov a fait état de 22 chefs d'État africains présents. RT via Nigeria Sun (28 oct. 2026)
- Vladimir Poutine et le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, coprésident les travaux au Grand Palais du Kremlin. The USA New Times (28 oct. 2026)
- La cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, représente Sa Majesté le Roi Mohammed VI ; sa délégation comprend le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita et l'ambassadeur du Maroc en Russie, Lotfi Bouchaara. Heure du Journal (28 oct. 2026)
- Nasser Bourita a pris part mercredi matin à la réunion des ministres africains des Affaires étrangères présidée par Sergueï Lavrov, et s'est entretenu en tête-à-tête avec son homologue russe. Hespress (MAP) (28 oct. 2026)
- Le thème du sommet est « Pour la paix, la sécurité et le développement » ; l'ordre du jour couvre le commerce, l'investissement, l'énergie, l'agriculture, les technologies et la sécurité alimentaire. Heure du Journal (28 oct. 2026)
- Un plan d'action de coopération pour 2027-2029 devrait être adopté, avec 33 documents intergouvernementaux, interinstitutionnels et commerciaux annoncés pour signature. RT via Nigeria Sun (28 oct. 2026)
- Les deux éditions précédentes se sont tenues à Sotchi en 2019 et à Saint-Pétersbourg en 2023. Heure du Journal (28 oct. 2026)
L'émissaire du Roi entre au Kremlin
Le mercredi 28 octobre 2026, le troisième sommet Russie-Afrique s'est ouvert à Moscou, réunissant au Grand Palais du Kremlin les délégations de 48 des 54 pays africains pour deux jours de travaux placés sous le thème « Pour la paix, la sécurité et le développement ». Vladimir Poutine et le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, coprésident la rencontre, qui a attiré 22 chefs d'État africains selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov; contre 17 lors de l'édition précédente.
La présence du Maroc à la table est calibrée au plus haut niveau de l'appareil d'État du Royaume. La cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, est arrivée mercredi dans la capitale russe porteuse du mandat de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à la tête d'une délégation comprenant le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, et Lotfi Bouchaara, ambassadeur du Royaume en Russie. Dans la grammaire diplomatique de Rabat, confier la représentation du Souverain au chef du gouvernement signale le poids que le Royaume attache à la rencontre.
Sur le fond, Nasser Bourita a passé la matinée de mercredi à la réunion des ministres africains des Affaires étrangères présidée par son homologue russe Sergueï Lavrov, avant de s'entretenir avec lui en tête-à-tête en marge des travaux, selon l'agence Maghreb Arabe Presse. Le sommet est adossé à un forum économique Russie-Afrique articulé autour du commerce, de l'investissement, de l'énergie, de l'agriculture et des technologies; l'agenda pratique sous les ors du cérémonial.
Le bilan vérifié du sommet : 48 drapeaux, 22 dirigeants, 33 documents
Les faits établis de la rencontre sont les suivants : elle se tient les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou ; 48 des 54 États africains sont représentés ; le Kremlin compte 22 chefs d'État, une progression par rapport aux 17 de l'édition 2023 de Saint-Pétersbourg ; et un plan d'action de coopération couvrant 2027-2029 devrait être adopté, avec 33 documents intergouvernementaux, interinstitutionnels et commerciaux annoncés pour signature.
À la veille du sommet, Sergueï Lavrov a accordé une interview aux dirigeants de médias africains réunis au Forum des médias Russie-Afrique à Moscou, tandis que la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, recevait elle aussi la délégation de presse; une chorégraphie qui dit l'importance que Moscou accorde à l'environnement informationnel de l'événement. Vladimir Poutine a ouvert la plénière en affirmant aux délégations que les entreprises russes « ne se livrent pas à l'exploitation prédatrice et néocoloniale des ressources naturelles et humaines », inscrivant le partenariat dans un basculement « objectif et irréversible » vers la multipolarité.
Les bilatérales ont déjà commencé. La présidence égyptienne a indiqué qu'Abdel Fattah al-Sissi avait mis à profit son entretien au Kremlin pour faire avancer la centrale nucléaire d'El Dabaa et une zone industrielle russe ; Sergueï Lavrov s'est dit prêt à accueillir des pourparlers entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Le registre bilatéral marocain, le tête-à-tête Bourita-Lavrov, est confirmé ; son contenu ne l'est pas encore.
Les zones d'ombre du calendrier moscovite
Ce qui n'est pas encore au dossier est aussi éloquent que ce qui y figure. Aucun compte rendu n'a été publié du tête-à-tête Bourita-Lavrov : la substance de l'échange bilatéral du Maroc avec Moscou, dossiers commerciaux, questions consulaires, sujets régionaux, reste donc confidentielle, comme il est d'usage jusqu'à ce que Rabat choisisse de s'exprimer. Lesquels des 33 documents annoncés seront effectivement signés, et par qui, ne sera clair qu'à la clôture du sommet.
Une deuxième inconnue : la mise en œuvre. L'édition 2023 de Saint-Pétersbourg avait elle aussi produit déclarations et mémorandums ; des analystes cités par la presse africaine s'interrogent sur la part de ces engagements devenue des projets opérationnels. Le plan d'action 2027-2029 portera-t-il des calendriers contraignants ou restera-t-il un signal politique ? C'est de cela que dépendra la valeur réelle du sommet.
Une troisième inconnue est diplomatique : l'offre de Lavrov d'accueillir des pourparlers Éthiopie-Érythrée n'a été acceptée par aucune des deux parties, et le libellé final sur les dossiers contestés du continent, ces dossiers que chaque délégation lit pour ses propres sensibilités, n'est pas encore arrêté. Rabat, comme toujours, lira avec une attention particulière tout libellé touchant à l'intégrité territoriale du Royaume.
La saison du shopping multipolaire de l'Afrique, et pourquoi le Maroc ne la manque jamais
Pourquoi le Maroc envoie-t-il son chef de gouvernement à Moscou ?
La réponse se situe à l'intersection de cinq forces. Géopolitiquement, le sommet est une scène de plus de la grande diversification africaine : des gouvernements qui n'avaient jadis qu'un ou deux partenaires extérieurs en comptent aujourd'hui une demi-douzaine, et chaque nouveau prétendant améliore leurs conditions de négociation. Économiquement, l'ordre du jour, céréales, engrais, énergie, réacteurs, zones industrielles, touche aux contraintes les plus pressantes du continent. Démographiquement, une Afrique jeune réclame des emplois que les anciens partenariats n'ont pas fournis à l'échelle. Historiquement, le discours de Moscou comme partenaire non colonial porte parce qu'il ne coûte rien à dire et parce que la mémoire de la colonisation est réelle. Technologiquement, l'offre s'étend au nucléaire civil, aux infrastructures numériques et à l'armement; des domaines où les partenaires occidentaux assortissent leurs offres de conditions.
Pour le Maroc, la logique est additive, et non exclusive. Le Royaume approfondit ses partenariats européens et atlantiques tout en cultivant Moscou, Pékin et le Golfe en parallèle; une posture multi-vectorielle qui préserve sa marge de manœuvre. Envoyer la cheffe du gouvernement, porteuse du mandat du Souverain, dit aussi à l'opinion nationale et continentale que Rabat traite le multilatéralisme africain comme une affaire d'État, et non comme du protocole. Le compte à rebours vers le vote du Conseil de sécurité du 31 octobre sur le Sahara marocain ajoute une raison de plus pour le Royaume d'être visible dans toutes les enceintes où s'écrit le langage multilatéral africain.
Ce que Rabat signale vraiment avec une délégation de ce niveau
En protocole diplomatique, le niveau est un langage. L'arrivée d'une cheffe de gouvernement porteuse du mandat du Souverain est la manière du Maroc de dire que le sommet compte; et de rappeler à la salle que le Royaume, voix africaine de premier plan dans plusieurs enceintes multilatérales, entend être coauteur de ce que le sommet produira, et non spectateur. La présence de Nasser Bourita, le plus chevronné des ministres des Affaires étrangères du Royaume, aux côtés de l'ambassadeur Bouchaara, donne à la délégation à la fois le poids politique et la connaissance de Moscou nécessaires pour travailler les couloirs.
Le tête-à-tête avec Lavrov est le canal le plus intéressant. Les réunions de ministres produisent des photos de groupe ; les entretiens bilatéraux produisent des ententes. Le Maroc et la Russie entretiennent une relation pragmatique, commerce, phosphates, pêche, intérêt partagé pour des périphéries méditerranéenne et africaine stables, et Rabat a historiquement maintenu ce canal ouvert même lorsque ses partenariats occidentaux appelaient des gestes dans l'autre sens. Cette constance est en soi le message.
Il y a aussi la géométrie continentale à considérer. Avec les dirigeants de l'Alliance des États du Sahel courtisés à Moscou et le président en exercice de l'UA coprésident la plénière, le sommet est une carte des alignements mouvants de l'Afrique. La ligne constante du Maroc, coopération Sud-Sud, solutions africaines, respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, voyage bien dans cette salle, et l'empreinte économique du Royaume sur le continent, de la banque aux engrais, donne à cette ligne sa substance. À lire avec notre couverture de la course technologique mondiale, le sommet rappelle que la compétition pour les partenariats se joue désormais sur tous les fronts à la fois.
Après Moscou : céréales, réacteurs et l'arithmétique du levier
Qui gagne le plus à la cour africaine de Moscou ?
Les effets de second ordre survivront à la photo de groupe. Si ne serait-ce qu'une fraction des 33 documents devient réalité opérationnelle, le sommet aura déplacé des tonnages réels : des corridors céréaliers qui influent sur les prix alimentaires africains, des accords sur l'énergie et les engrais qui touchent les coûts à la ferme, une coopération nucléaire qui verrouille des relations de plusieurs décennies; le précédent d'El Dabaa montre comment un réacteur devient un partenariat de cinquante ans. Pour les trésoreries africaines, chaque nouveau partenaire crédible est un argument de négociation face aux anciens ; la question des sceptiques, posée crûment par les analystes africains, est de savoir si la cour se convertit en usines et en mégawatts ou reste au niveau des mémorandums.
Pour la Russie, le sommet est un lest diplomatique : 48 délégations africaines à Moscou, c'est une réfutation visuelle de l'isolement, et chaque vote africain dans les enceintes multilatérales compte double pour un pays sous sanctions occidentales. Pour le Maroc, l'arithmétique est différente; le Royaume n'a pas besoin de la protection de Moscou, mais il valorise chaque plateforme où sa diplomatie peut se montrer à l'œuvre, et chaque relation qui maintient ses options ouvertes. L'histoire profonde de cette saison n'est pas seulement la poussée russe ; c'est la manière dont chaque grande puissance enchérit désormais sur les mêmes partenariats, et dont les capitales africaines ont appris à les laisser enchérir.
Le deuxième jour à Moscou et les communiqués à surveiller
Le second jour du sommet, ce jeudi 29 octobre, devrait apporter les documents : le plan d'action 2027-2029, la déclaration conjointe et le décompte des accords signés face aux 33 annoncés. On guettera les comptes rendus bilatéraux, y compris toute déclaration de Rabat sur les entretiens Bourita-Lavrov, et les annonces de projets concrets du forum économique, véritable mesure de l'exercice.
Deux autres points méritent l'attention. D'abord, le libellé final sur les dossiers régionaux contestés : chaque délégation le décortiquera, et la diplomatie marocaine pèsera avec le soin qu'on lui connaît toute formulation touchant à l'intégrité territoriale du Royaume. Ensuite, le mécanisme de suivi : les sommets vivent ou meurent de ce qui se passe entre deux éditions, et la crédibilité du plan 2027-2029 se jugera aux projets qui sortiront de terre avant la prochaine rencontre. Le Bureau suivra les deux.
Les trois prismes
Prisme Occidental:
Ouest; la compétition d'influence. La couverture occidentale lit le sommet d'abord comme une compétition : Poutine accueillant 48 délégations en réfutation de l'isolement de l'ère des sanctions, présentant la Russie comme le meilleur partenaire sur fond de rhétorique anti-occidentale. La bilatérale avec Sissi sur El Dabaa et la zone industrielle est présentée comme le cœur substantiel ; l'offre de médiation Éthiopie-Érythrée comme du théâtre diplomatique.
Prisme Oriental:
Est; la multipolarité en titre. La couverture russe, emmenée par RT, présente le sommet comme une étape du basculement vers un ordre multipolaire : 48 délégations, 22 dirigeants, un plan d'action 2027-2029 et 33 documents en préparation. L'interview de Lavrov aux dirigeants des médias africains a insisté sur un partenariat sans « exploitation néocoloniale », celle-là même que Poutine a dénoncée à l'ouverture.
Prisme du Sud:
Sud, le pragmatisme, et l'épreuve des intérêts. Les médias africains et marocains lisent le sommet comme un jeu de diversification pragmatique, et lui appliquent un test sans concession. Africa Press pose la question centrale : les liens politiques se convertiront-ils en investissements, en commerce et en projets au service des communautés africaines, ou resteront-ils un calcul d'influence ?
Le consensus
- Ce sur quoi nous nous accordons
- Nous sommes d'accord : le troisième sommet Russie-Afrique s'est ouvert à Moscou le 28 octobre 2026 avec des délégations de 48 pays africains ; le Maroc y est représenté au plus haut niveau par la cheffe du gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri, mandatée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, aux côtés du ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita et de l'ambassadeur Lotfi Bouchaara ; Bourita a participé à la réunion des ministres africains des Affaires étrangères présidée par Sergueï Lavrov et s'est entretenu en tête-à-tête avec lui.
- Ce sur quoi nous ne nous accordons pas
- Nous ne sommes pas d'accord : s'agit-il d'une véritable plateforme de partenariat au service du développement, comme le présentent Moscou et plusieurs délégations africaines, ou d'abord d'une opération d'influence d'une puissance sanctionnée cherchant une couverture diplomatique, comme l'affirment les commentateurs occidentaux; et la multiplication des prétendants se traduit-elle pour l'Afrique en levier réel ou en nouvelles dépendances ?
- Ce que nous savons
- Nous savons : les chiffres vérifiés (48 délégations sur 54, 22 chefs d'État selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov, 33 documents annoncés, un plan d'action 2027-2029 attendu), le thème (« Pour la paix, la sécurité et le développement »), la coprésidence (Poutine avec le Burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'UA), les deux éditions précédentes (Sotchi 2019, Saint-Pétersbourg 2023) et l'interview de Lavrov aux médias africains à la veille du sommet.
- Ce que nous ignorons encore
- Nous ne savons pas : le contenu du tête-à-tête Bourita-Lavrov ; les demandes bilatérales concrètes portées par le Maroc ; lesquels des 33 documents annoncés seront effectivement signés ; si l'offre de Lavrov d'accueillir des pourparlers Éthiopie-Érythrée sera acceptée ; ni quel taux de mise en œuvre les engagements de 2023 ont connu.
- Ce que nous anticipons
- Nous prévoyons : l'adoption du plan d'action 2027-2029 au second jour du sommet, un communiqué conjoint et des comptes rendus bilatéraux, de nouvelles déclarations de la délégation marocaine sur les résultats obtenus et, comme toujours dans la lecture que fait Rabat des enceintes multilatérales, un examen attentif de tout libellé touchant à l'intégrité territoriale du Royaume.
Questions et réponses
Qui a représenté le Maroc au troisième sommet Russie-Afrique ?
La cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Moscou, à la tête d'une délégation comprenant le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita et l'ambassadeur Lotfi Bouchaara. Bourita a participé à la réunion des ministres africains des Affaires étrangères présidée par Sergueï Lavrov et s'est entretenu en tête-à-tête avec lui.
Quel est le plan d'action 2027-2029 attendu du sommet ?
C'est la feuille de route de coopération que Moscou et les délégations africaines devraient adopter à la clôture du sommet, couvrant le commerce, l'investissement, l'énergie, l'agriculture, les technologies et la sécurité alimentaire jusqu'en 2029. Au total, 33 documents intergouvernementaux, interinstitutionnels et commerciaux étaient annoncés pour signature.
Comment cette édition se compare-t-elle aux précédents sommets Russie-Afrique ?
Le premier sommet s'est tenu à Sotchi en 2019 et le second à Saint-Pétersbourg en 2023. L'édition 2026 de Moscou réunit 48 des 54 pays africains, avec 22 chefs d'État comptés par le Kremlin, contre 17 en 2023, et adosse aux travaux des dirigeants un forum économique Russie-Afrique.
De quoi Nasser Bourita et Sergueï Lavrov ont-ils discuté ?
Aucun compte rendu officiel n'a été publié, et la substance de leur tête-à-tête reste donc confidentielle. L'entretien s'est tenu en marge de la session des ministres africains des Affaires étrangères présidée par Lavrov, dans une relation bilatérale qui couvre le commerce, les phosphates, la pêche et la stabilité régionale.
Sources
- RT via Nigeria Sun (28 oct. 2026)
- The USA New Times (28 oct. 2026)
- Heure du Journal (28 oct. 2026)
- Hespress (MAP) (28 oct. 2026)