Le 7 octobre 2023, des combattants conduits par le Hamas attaquaient Israël, tuant quelque 1 200 personnes et prenant environ 251 otages. Ce qui s’abattit ensuite sur Gaza fut une guerre d’une ampleur que l’enclave n’avait jamais endurée — une catastrophe qui se mesure avant tout en vies palestiniennes.
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Le bilan
L’ampleur de ce qui fut infligé au peuple de Gaza se lit dans les chiffres du ministère de la Santé de Gaza : au 26 septembre 2026, il annonçait 74 016 Palestiniens tués et 175 068 blessés. Ses registres sont jugés globalement fiables par les agences de l’ONU ; ils ne distinguent pas civils et combattants, et les femmes et les enfants représentent environ la moitié du bilan. Même après le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, les morts ne s’arrêtèrent pas — 1 145 Palestiniens furent tués après son entrée en vigueur.
L’estimation
Les morts recensés sont presque certainement un sous-compte. Des chercheurs écrivant dans The Lancet — Khatib, McKee et Yusuf, en juillet 2024 — ont estimé que les décès indirects, liés au système de santé détruit, à la faim et aux maladies, pourraient porter le vrai bilan à environ 186 000. C’est une estimation, non un décompte — mais c’est le chiffre que des chercheurs sérieux ont mis sur ce que les bombes n’ont pas fait directement.
Le blocus
2024 fut l’année où l’étau se resserra. L’offensive sur Rafah et le durcissement du blocus tout au long de 2024 étranglèrent les dernières lignes de vie de l’enclave, et le regard du monde se fixa sur une bande de terre sous pression totale — hôpitaux à bout de souffle, boulangeries fermées, l’arithmétique de la survie se rétrécissant jour après jour.
Un cessez-le-feu qui n’a pas tenu
Le 10 octobre 2025, un cessez-le-feu entra en vigueur — sans arrêter les morts. Les 1 145 Palestiniens tués après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu sont la mesure d’une trêve qui tenait sur le papier et saignait sur le terrain.
La guerre de Gaza se livra devant les caméras — la catastrophe la plus documentée de l’histoire. Le déclencheur du 7 octobre 2023 fut réel et brutal ; ce qu’il autorisa fut une campagne dont le bilan, mesuré en vies palestiniennes, figure parmi les actes définissants du siècle. L’histoire débattra de tout le reste. Le compte n’est pas un débat.