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Édition du matin

Aéroport de Riyad fermé jusqu'au 17 octobre, troisième jour de frappes

Le ministre saoudien de l'Énergie promet une réponse « sérieuse » alors que l'aéroport du roi Khalid, à Riyad, reste fermé jusqu'à samedi après trois jours de frappes houthies.

L'aéroport international du roi Khalid à Riyad, en Arabie saoudite, avant les frappes houthies d'octobre 2026 qui ont provoqué sa fermeture
L'aéroport international du roi Khalid à Riyad, en Arabie saoudite, avant les frappes houthies d'octobre 2026 qui ont provoqué sa fermeture
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Points clés

  • Lundi 12 octobre : Troisième jour consécutif d'attaques houthies sur Riyad — un missile balistique tiré sur la capitale, deux vers Khamis Mushait ; tous interceptés, selon la coalition conduite par l'Arabie saoudite. Al Jazeera (2026-10-12)
  • Samedi 10 octobre : Frappe de missiles sur le complexe des terminaux 3-4 de l'aéroport international du roi Khalid : 13 morts et plus de 300 blessés ; l'aéroport est fermé depuis. Reuters (2026-10-12)
  • Dimanche 11 octobre : Un projectile a de nouveau frappé le terminal 4, tuant un résident pakistanais et blessant 11 personnes. BBC (2026-10-12)
  • Lundi 12 octobre : Fermeture prolongée jusqu'au samedi 17 octobre, 21 h 00 GMT ; 99,7 % des vols programmés dimanche ont été annulés, selon Cirium. Reuters (2026-10-12)
  • Lundi 12 octobre : Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdul Aziz ben Salman, a promis une « réponse sérieuse » au congrès WPC Energy de Riyad. BBC (2026-10-12)

Lundi soir, les téléphones de Riyad se sont illuminés d'une alerte : une menace aérienne approchait. Des explosions ont retenti sur la capitale. Troisième jour consécutif de frappes revendiquées par les Houthis — et le principal aéroport du royaume, touché deux fois ce week-end, reste fermé jusqu'à samedi.

La salve de lundi soir s'inscrit dans un rythme devenu sinistre. Le porte-parole de la coalition conduite par l'Arabie saoudite, Turki Al-Maliki, a déclaré que les Houthis avaient tiré un missile balistique sur Riyad et deux en direction de Khamis Mushait, ville du sud-ouest dotée d'une base aérienne militaire — trois projectiles « interceptés et détruits ». Les Houthis ont affirmé que leur cible était l'aéroport international du roi Khalid, à Riyad, et leur porte-parole militaire, Yahya Saree, a renouvelé son avertissement aux compagnies aériennes internationales contre les vols vers les aéroports saoudiens, en dehors des villes saintes de La Mecque et de Médine, des installations déclarées « dangereuses ».

L'aéroport avait déjà payé un lourd tribut pendant le week-end. Samedi, un missile a frappé le complexe abritant les terminaux 3 et 4, réservés aux vols intérieurs, tuant 13 personnes et en blessant plus de 300 — l'attaque la plus meurtrière dans le royaume depuis plus d'une décennie. Dimanche, un projectile a de nouveau touché le terminal 4, tuant un résident pakistanais et blessant 11 personnes. L'autorité saoudienne de l'aviation civile a prolongé la suspension des opérations jusqu'au samedi 17 octobre, invoquant la nécessité de « garantir la sécurité et l'état de préparation opérationnelle des installations aéroportuaires ».

« Les événements de ces dernières semaines sont graves. Notre réponse doit être tout aussi grave. »

La condamnation a été rapide et unanime. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit « profondément choqué », rappelant que les attaques contre les civils et les infrastructures civiles violent le droit international ; le Haut-Commissaire aux droits de l’homme a exhorté les deux parties à la désescalade. Les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Canada et l’Espagne ont déconseillé à leurs ressortissants l’aéroport. Les Houthis, de leur côté, affirment que les frappes saoudiennes tuent aussi des Yéménites — leur ministère de la Santé a fait état d’un enfant tué et de six blessés dans une frappe saoudienne sur une maison à Sanaa dimanche. Aucune de ces affirmations sur les victimes de l’autre camp n’a pu être vérifiée de manière indépendante.

Le ciel de la capitale s'est vidé. Selon la société d'analyse aéronautique Cirium, 99,7 % des vols programmés à l'aéroport ont été annulés dimanche, et environ 60 % de ceux de lundi ne devaient pas être assurés. Lufthansa a annulé tous ses vols vers Riyad jusqu'au 16 octobre, Air France-KLM a prolongé sa suspension jusqu'à la fin du mois, et Etihad, d'Abou Dhabi, a supprimé une vingtaine de vols vers Riyad, Djeddah et Dammam lundi et mardi. L'Agence fédérale américaine de l'aviation a recommandé la prudence aux compagnies américaines pour les vols à destination ou au-dessus de l'Arabie saoudite, et l'agence européenne de sécurité aérienne a mis en garde contre des risques croissants pour l'aviation civile.

Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdul Aziz ben Salman, a affiché lundi un ton de défi au congrès WPC Energy de Riyad, tenu à une dizaine de kilomètres de l'aéroport. « Les événements de ces dernières semaines sont graves. Notre réponse doit être tout aussi grave », a-t-il déclaré, alors que la télévision d'État annonçait la présence de plus de 70 ministres et de 300 dirigeants d'entreprises. Il a assuré que les attaques avaient éprouvé la résilience du pays, mais que Vision 2030, le plan du prince héritier Mohammed ben Salman pour diversifier l'économie, « doit continuer. L'investissement doit continuer ».

Les Houthis affirment répondre à ce qu'ils appellent « l'agression brutale saoudienne ». Dimanche soir, Yahya Saree a déclaré que ses forces avaient lancé des missiles et des drones contre les aéroports de Riyad et de Dammam ainsi que contre deux installations pétrolières et gazières de la province orientale, en réponse à 124 frappes aériennes saoudiennes au Yémen au cours des 24 heures précédentes. Il a juré que le groupe « poursuivrait ses opérations d'escalade au cœur de l'Arabie saoudite, imposant l'équation du « blocus pour un blocus » et de « l'escalade pour l'escalade » », jusqu'à ce que, selon ses mots, « l'agression cesse et le siège de notre cher peuple soit levé ».

Pourquoi les Houthis frappent-ils l'aéroport de Riyad ?

Parce que l'aéroport est le levier qui fait mal. Un cessez-le-feu informel de quatre ans a commencé à s'effilocher en juillet, lorsque les Houthis ont annoncé un « embargo maritime » contre l'Arabie saoudite et repris les frappes contre les aéroports, les installations énergétiques et les pétroliers en mer Rouge — en représailles, disent-ils, à un blocus saoudien des ports et aéroports des territoires sous leur contrôle. L'escalade se greffe désormais sur une guerre régionale plus vaste : la campagne des États-Unis et d'Israël contre l'Iran a élargi la carte, et les champs de bataille yéménites — la côte de la mer Rouge, le détroit de Bab el-Mandeb, la route de Sanaa — en sont devenus le nouveau front. Le contexte diplomatique, dont l'offre de médiation iranienne, est détaillé dans notre précédent article.

Tout ce qui circule en ligne n'est pas authentique. L'unité Truth or Fake de France 24 a établi que certaines images virales prétendant montrer les frappes sur Riyad étaient générées par intelligence artificielle ou sorties de leur contexte — notamment des images d'un incendie survenu en 2017 à l'aéroport de Djeddah et une photo d'archive de 2016 liée à un accord de Goldman Sachs sur l'aéroport. L'unité BBC Verify a examiné quatre vidéos et constaté que certaines avaient été présentées de manière trompeuse. Les lecteurs doivent traiter avec prudence les images de frappes non vérifiées : les images spectaculaires se propagent plus vite que les faits confirmés.

Quelle est l'exposition de l'Arabie saoudite ?

Énorme — et pas seulement sur le plan militaire. L'aéroport du roi Khalid est le deuxième aéroport du royaume après celui de Djeddah, et l'aviation est le système circulatoire d'une économie qui court vers la diversification hors pétrole. Chaque fermeture se chiffre : voyages d'affaires annulés, confiance des investisseurs ébranlée, et cours du pétrole repartis à la hausse pendant que les marchés intégraient le risque sur le premier exportateur mondial. « Un tel niveau d'attaque soutenue et intense contre l'aviation civile est sans précédent », a déclaré Mark Zee, fondateur du groupe de sécurité aérienne OPSGROUP. Les victimes elles-mêmes racontent une histoire démographique : parmi les morts de samedi figuraient quatre Saoudiens, deux Bangladais et des ressortissants des États-Unis, d'Égypte, de Jordanie, de Syrie, de Palestine, du Soudan et d'Inde — un échantillon de l'économie des travailleurs étrangers du royaume.

La crise entraîne Washington dans son sillage. Samedi, après la frappe la plus meurtrière, le président américain Donald Trump a déclaré qu'il allait « prendre une décision » sur une participation aux frappes saoudiennes contre les Houthis : « Nous pourrions le faire. Nous allons examiner cela. Nous venons d'apprendre la récente attaque, nous prendrons donc une décision. Nous agissons très vite. » Lundi, il a ajouté : « Les Houthis se comportent très, très mal. Ils se comportent très, très mal. Ce n'est pas bien. » L'armée américaine fournirait déjà, selon des informations de presse, un soutien en renseignement et en ciblage à la coalition conduite par l'Arabie saoudite.

L’onde de choc économique voyage vite. Les cours du brut ont bondi pendant que les marchés intégraient le risque sur le premier exportateur mondial de pétrole, et les frappes sont intervenues en pleine tension énergétique régionale, déjà éprouvée par la guerre plus large des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. L’aviation n’est pas la seule victime : le congrès WPC Energy s’est tenu à quelques kilomètres d’un aéroport fermé, image en écran partagé d’un royaume qui affiche la normalité des affaires pendant que son ciel est fermé. Mark Zee, d’OPSGROUP, parle d’un niveau « sans précédent » pour une raison : aucune grande plate-forme du Golfe n’a jamais absorbé une attaque aussi soutenue contre l’aviation civile.

Les Houthis ont répondu par leur propre menace. « Si les États-Unis s'impliquent dans l'agression contre le Yémen, nous ne délibérerons pas sur la décision de répondre ; il y aura plutôt une riposte rapide et douloureuse visant les États-Unis et tous leurs intérêts dans la région », a déclaré lundi à l'AFP Mohammed Al Bukhaiti, membre du bureau politique houthi. Cet avertissement place les bases, ambassades et navires américains du Moyen-Orient sur la carte des cibles potentielles.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Le calendrier parle désormais. La fermeture de l'aéroport court jusqu'au samedi 17 octobre — sa réouverture sera le premier test concret pour savoir si le ciel de Riyad est de nouveau sûr. La décision de Trump sur une implication directe des États-Unis est le deuxième : un « oui » élargirait la guerre en campagne américaine directe, une première depuis la campagne de bombardements de 2025 en mer Rouge, conclue par un accord de cessation des attaques. Et les Houthis ont promis de poursuivre leurs frappes tant que dureront les raids saoudiens. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'est dit « profondément choqué », rappelant que les attaques contre les civils et les infrastructures civiles violent le droit international. Reste la question de savoir qui cédera le premier. Pendant ce temps, les Houthis ont averti les compagnies aériennes « pour la dernière fois » contre toute opération dans l’espace aérien saoudien, qu’ils décrivent comme un théâtre d’opérations militaires. Delta fait partie des transporteurs qui retardent leurs services, et l’agence européenne de sécurité a élargi ses recommandations sur l’espace aérien saoudien.

Prisme occidental

Dans les capitales occidentales, l'affaire se lit comme une attaque contre des infrastructures civiles et contre les règles qui garantissent la sécurité de l'aviation mondiale. Les gouvernements de Washington, Londres, Berlin et Canberra ont déconseillé à leurs ressortissants les aéroports saoudiens, et les régulateurs aéronautiques des deux côtés de l'Atlantique ont signalé le risque d'erreur d'identification — le danger qu'un avion de ligne soit pris pour une cible militaire lors d'une interception.

La réponse occidentale se mesure en engagements : soutien continu en renseignement à la coalition conduite par l'Arabie saoudite, avis aux voyageurs, et un débat — porté par Trump — sur la question de savoir si des frappes américaines directes dissuaderaient les Houthis ou élargiraient simplement une guerre qui pèse déjà sur les routes maritimes et les marchés de l'énergie.

Prisme oriental

Dans le récit que la région se fait d'elle-même, les frappes sont la dernière tournure d'un cycle commencé avec la reprise des raids saoudiens contre le Yémen houthi. Al Jazeera et les médias arabes mettent en avant la lecture houthie — des représailles à 124 frappes saoudiennes en un seul jour et au blocus des ports et aéroports houthis — et accordent un poids égal au récit du ministère houthi de la Santé, selon lequel un enfant a été tué dans une frappe saoudienne sur Sanaa.

De ce point de vue, les fermetures d'aéroports comptent moins comme une affaire d'aviation que comme la preuve que la guerre ne peut plus être tenue à distance du quotidien saoudien. La question posée ici n'est pas seulement qui a tiré, mais ce qui mettra fin au cycle : le dialogue, comme l'Iran l'a proposé, ou la « réponse sérieuse » promise par Riyad.

Prisme du Sud global

Pour une grande partie du Sud global, le bilan humain passe d'abord. Les morts de l'aéroport de Riyad comprenaient des Pakistanais, des Bangladais, un Indien et des ressortissants du Soudan, d'Égypte, de Syrie, de Jordanie et de Palestine — des travailleurs migrants et des voyageurs pris dans une guerre qu'ils n'ont pas choisie. Les médias indiens et bangladais ont suivi les funérailles et la réponse consulaire d'aussi près que la stratégie.

Le bilan économique suit. Pour les pays importateurs de pétrole d'Asie du Sud et d'Afrique, une nouvelle flambée des cours du brut et la perturbation des plates-formes aériennes du Golfe se traduisent directement en factures de carburant, en circuits de transferts d'argent et en prix des billets. Sous cet angle, le coût de la guerre se compte en budgets des ménages, pas en communiqués.

Le consensus

Ce sur quoi nous nous accordons
Ce sur quoi nous sommes d'accord : L'Arabie saoudite, les Houthis et les observateurs extérieurs confirment tous que l'aéroport international du roi Khalid a été frappé à plusieurs reprises depuis le week-end, faisant des morts et des blessés parmi les civils, et que l'aéroport est fermé au trafic normal.
Ce sur quoi nous ne nous accordons pas
Ce sur quoi nous ne sommes pas d'accord : La question de savoir si ces frappes sont des représailles légitimes aux raids saoudiens et au blocus des zones houthies, comme l'affirment les Houthis, ou des attaques contre des infrastructures civiles violant le droit international, comme le disent Riyad et ses alliés.
Ce que nous savons
Ce que nous savons : L'aéroport reste fermé jusqu'au 17 octobre ; les compagnies d'Europe, d'Asie et du Golfe ont annulé ou suspendu leurs vols vers Riyad ; les États-Unis envisagent une implication militaire directe.
Ce que nous ignorons encore
Ce que nous ne savons pas encore : Si l'aéroport rouvrira à la date prévue, jusqu'où ira la riposte saoudienne, et si Washington passera du soutien en renseignement à des frappes directes.
Ce que nous anticipons
Ce à quoi nous nous attendons : Davantage d'annonces d'interceptions et de démentis au fil de la semaine, une pression sur les marchés du pétrole et de l'aviation, et une décision de Trump qui donnera le tempo de la prochaine phase.

Questions et réponses

L'aéroport de Riyad est-il ouvert en ce moment ?

Non. L'aéroport international du roi Khalid est fermé depuis la frappe de missiles du samedi 10 octobre, et les autorités saoudiennes de l'aviation ont prolongé la suspension jusqu'au samedi 17 octobre au plus tard. Selon Cirium, 99,7 % des vols programmés dimanche ont été annulés. Lufthansa, Air France-KLM et Etihad ont suspendu ou annulé leurs services vers Riyad. Vérifiez directement auprès de votre compagnie avant de voyager.

Combien de personnes ont été tuées dans les attaques contre l'aéroport de Riyad ?

Selon les autorités saoudiennes, 13 personnes ont été tuées et plus de 300 blessées lorsqu'un missile a frappé le complexe des terminaux intérieurs samedi 10 octobre. Une frappe distincte sur le terminal 4 dimanche a tué un résident pakistanais et blessé 11 personnes. Parmi les victimes de samedi figuraient quatre Saoudiens, deux Bangladais et des ressortissants des États-Unis, d'Égypte, de Jordanie, de Syrie, de Palestine, du Soudan et d'Inde.

Pourquoi les Houthis attaquent-ils l'Arabie saoudite ?

Les Houthis affirment que leurs frappes sont des représailles aux raids aériens saoudiens et au blocus des ports et aéroports qu'ils contrôlent. Leur porte-parole militaire a évoqué 124 frappes saoudiennes au Yémen en 24 heures et promis un « blocus pour un blocus ». Un cessez-le-feu de quatre ans a commencé à s'effilocher en juillet, lorsque les Houthis ont annoncé un « embargo maritime » contre l'Arabie saoudite et repris leurs attaques contre les aéroports et les installations énergétiques.

Les États-Unis vont-ils entrer en guerre contre les Houthis ?

Le président Donald Trump dit l'envisager. Après la frappe de samedi, il a déclaré « nous pourrions » participer aux frappes saoudiennes et « nous prendrons une décision. Nous agissons très vite ». Lundi, il a jugé les Houthis « très, très mal » comportés. L'armée américaine fournit déjà renseignement et ciblage à la coalition conduite par l'Arabie saoudite. Les Houthis préviennent que toute entrée américaine déclencherait une « riposte rapide et douloureuse » contre les intérêts américains.

Les vidéos virales de l'attaque contre l'aéroport de Riyad sont-elles authentiques ?

Certaines, non. L'unité Truth or Fake de France 24 a établi que des images virales prétendant montrer les frappes sur Riyad étaient générées par intelligence artificielle, dont des images d'un incendie survenu en 2017 à Djeddah et une photo d'archive de 2016. BBC Verify a examiné quatre vidéos et jugé certaines présentations trompeuses. Les frappes sont confirmées par Riyad et les agences de presse, mais prudence avec les images non vérifiées.

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