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Édition du matin

Maroc : El Mansouri scelle une coalition à quatre partis et 207 sièges

Trois semaines après le 23 septembre, El Mansouri a scellé un pacte avec l'Istiqlal, l'USFP et le PPS : une majorité de 207 sièges pour la première femme cheffe du gouvernement.

Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme cheffe du gouvernement marocain, en 2026
Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme cheffe du gouvernement marocain, en 2026
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Points clés

  • 12 octobre 2026 : le PAM, l'Istiqlal, l'USFP et le PPS annoncent une coalition à quatre partis détenant 207 des 395 sièges de la Chambre — neuf de plus que les 198 requis pour la majorité absolue. Reuters (2026-10-12)
  • 29 septembre 2026 : le Roi Mohammed VI nomme la cheffe du PAM Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement en vertu de l'article 47 — une première pour une femme au Maroc. Al Jazeera (2026-10-07)
  • 23 septembre 2026 : le PAM remporte 97 sièges, devant le RNI (66), l'Istiqlal (65) et le PJD (54) ; la participation, à 38 %, est la plus basse depuis 2007. Brussels Signal (2026-09)
  • Pression de la jeunesse : le chômage des 15-24 ans a atteint 37 % en 2025 ; 5 700 personnes ont été arrêtées lors des manifestations Gen Z de 2025 et 650 sont toujours détenues, selon l'Association marocaine des droits humains. Breaking Africa News (2026-09) ; Le Monde (2026-09-23)
  • Coupe du monde 2030 : Reuters décrit un effort de préparation de 20 milliards de dollars ; le Grand Stade Hassan II de Benslimane et ses 115 000 places est attendu fin 2027 pour un coût désormais évalué à 13,6 milliards de dirhams. Reuters (2026-10-12) ; GhanaSoccerNet (2026-10)

Le tracteur, la balance, la rose et le livre. Lundi à Rabat, les quatre symboles de la future majorité marocaine — le PAM, l'Istiqlal, l'USFP et le PPS — ont scellé leur alliance, offrant à Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme cheffe du gouvernement, une majorité de 207 sièges pour gouverner.

L'annonce est tombée lundi dans un communiqué conjoint publié à Rabat, après deux cycles de consultations politiques menés par la cheffe du gouvernement désignée. Les quatre partis affirment que cet accord « produit un gouvernement politique fort, composé de composantes caractérisées par une proximité intellectuelle et politique, unies autour d'une vision réformatrice ». Prochaine étape : proposer une équipe ministérielle jugée sur la compétence, la probité, l'intégrité et le sens politique.

La table des négociations était restreinte. El Mansouri y conduisait la délégation du PAM aux côtés de Fouzi Lekjaa, Mehdi Akhchichine et Abdellatif Ouahbi, tandis que le conseil national de l'Istiqlal mandatait formellement son secrétaire général Nizar Baraka pour négocier l'entrée du parti. Deux cycles de discussions sur l'économie, le social et la géopolitique — pour aboutir à une majorité écrite plutôt qu'à une poignée de main.

Le tracteur, la balance, la rose et le livre : quatre symboles, une majorité de 207 sièges.

L'arithmétique est confortable. Les 97 sièges du PAM et les 65 de l'Istiqlal font 162 ; les deux partenaires de gauche en apportent 45 de plus, soit 207 des 395 sièges de la Chambre des représentants — neuf au-dessus des 198 requis pour la majorité absolue. Cette marge compte : elle permet de perdre quelques voix dissidentes et de faire quand même adopter les lois, un luxe que les récents gouvernements n'ont pas toujours connu.

La presse marocaine a trouvé à la nouvelle majorité un raccourci poétique : le tracteur, la balance, la rose et le livre. Ce sont les symboles du PAM, de l'Istiqlal, de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS) — un centre, une droite nationaliste et deux gauches, unis par ce que leur communiqué appelle « une proximité intellectuelle et politique ».

Le grand absent est le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui a conduit la coalition sortante pendant cinq ans aux côtés du PAM et de l'Istiqlal. Pendant la campagne, le PAM avait exclu de renouveler cette alliance, après que les deux formations se furent renvoyé la responsabilité des échecs politiques, dont la flambée des prix alimentaires. El Mansouri a ensuite adouci le ton — « aucune ligne rouge », a-t-elle dit, « nous avons tourné la page » — mais la page s'est tournée sans le RNI. L'Istiqlal a simplement changé de camp.

La coalition referme un chapitre ouvert le 23 septembre, quand 15,8 millions d'inscrits ont départagé 7 288 candidats de 27 partis. La participation, à 38 %, est la plus basse depuis 2007 — un chiffre qui pèsera sur le nouveau gouvernement. Le Parti de la justice et du développement (PJD), qui a dirigé le pays de 2011 à 2021, est remonté de 13 à 54 sièges, et son leader Abdelilah Benkirane a confirmé que le parti resterait dans l'opposition.

El Mansouri, 50 ans, est une avocate formée à Montpellier et à New York University, cofondatrice du PAM en 2008 aux côtés de Fouad Ali El Himma, aujourd'hui conseiller royal. Première femme maire de Marrakech en 2009, elle a perdu ce mandat six ans plus tard, l'a reconquis en 2021, puis est entrée au gouvernement comme ministre de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme, de l'habitat et de la politique de la ville. Depuis février 2024, elle dirige le PAM en tant que coordinatrice nationale. Son parcours, de l'hôtel de ville à la primature, est retracé dans notre portrait de la nomination.

Le 29 septembre, le Roi Mohammed VI l'a reçue au Palais royal de Rabat — tous deux en djellaba bleue — et l'a nommée, en vertu de l'article 47 de la Constitution, cheffe du gouvernement issue du parti arrivé en tête. Dans une allocution télévisée, elle a qualifié ce moment de « véritablement historique » : « Pour la première fois dans l'histoire de notre pays, une femme assume la responsabilité de diriger le gouvernement, a-t-elle déclaré. C'est une source de fierté non seulement pour moi, mais pour toutes les Marocaines. »

Elle est la troisième femme à diriger un gouvernement dans le monde arabe, après les Tunisiennes Najla Bouden et Sarra Zaafrani Zenzri, selon le décompte d'Al Jazeera. Le symbole est fort ; les chiffres derrière lui le sont moins. Les femmes occupent 107 des 395 sièges de la nouvelle Chambre — 27 %, à peine plus qu'en 2021 — et seules 17 d'entre elles ont été élues sur les listes locales plutôt que sur les listes nationales réservées aux femmes : un plafond de verre que les féministes marocaines demandent au nouveau gouvernement de briser.

Le test le plus rude du gouvernement sera générationnel. En septembre et octobre 2025, le collectif de jeunes Gen Z 212 a appelé à des manifestations meurtrières dans plusieurs villes pour réclamer écoles, hôpitaux et emplois, et dénoncer la corruption. Au moins 5 700 personnes ont été arrêtées, selon l'Association marocaine des droits humains ; 650 sont toujours détenues. Les chiffres officiels évaluent le chômage des 15-24 ans à 37 % en 2025, contre 13 % pour l'ensemble de la population, et 2,9 millions de jeunes Marocains ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation. Les racines de cette colère sont explorées dans notre récit de l'anniversaire du mouvement Gen Z.

Puis vint le choc de juillet : quelque 70 000 jeunes ont convergé vers l'enclave espagnole de Ceuta pour tenter de passer en Europe, un épisode qui a fait des dizaines de morts selon l'Associated Press. Le communiqué de la nouvelle majorité promet aux citoyens « une vie digne » — le premier test concret de cette promesse sera de savoir si les jeunes Marocains recommencent à croire que l'avenir est chez eux.

El Mansouri a fait campagne sur l'argent, sans détour : 37 milliards de dollars de dépenses pour créer un million d'emplois, plus de nouveaux investissements dans la santé, l'éducation, la protection sociale et les salaires. Ce chiffre est une promesse, pas un budget : le Trésor décidera de ce qui en survivra. Pour le contexte économique de long terme, voir le factbook Maroc de Magna Bureau.

Pourquoi le RNI reste-t-il à la porte de la nouvelle majorité ?

Le RNI est arrivé aux élections lesté de cinq ans de pouvoir et de son coût. Le chef du gouvernement sortant, Aziz Akhannouch, a essuyé des critiques nourries sur le coût de la vie, le chômage et de prétendus conflits d'intérêts — que le parti a niés — et ne s'est pas représenté après avoir cédé la direction du parti cette année. Le Desk évoque une « lecture attentive des expériences gouvernementales précédentes » : une formule diplomatique qui ressemble fort à un verdict sur la coalition qui s'achève.

Que valent réellement 207 sièges au Parlement ?

Sur le papier : la stabilité. Neuf voix au-dessus du seuil, quatre partis liés par un programme réformiste écrit, et une cheffe du gouvernement investie d'un mandat direct issu du vote de septembre. En pratique : quatre appétits. Chaque partenaire attendra des ministères, et la Constitution donne au Roi le dernier mot sur le gouvernement, la politique étrangère, la défense et les affaires religieuses restant au Palais. La coalition gouverne l'agenda intérieur ; les dossiers stratégiques restent au Palais.

L'étape immédiate est la liste des ministres. Les partis promettent des ministres choisis pour leur compétence plutôt que pour leurs relations — une promesse que fait chaque gouvernement entrant. Et comme la presse féministe l'a déjà demandé : avec une femme enfin à la tête de l'exécutif, combien de femmes siégeront autour de la table du conseil ? Son parcours antérieur est examiné dans notre profil de l'ascension d'El Mansouri.

Comment la Coupe du monde 2030 pèsera-t-elle sur le calendrier du gouvernement ?

Reuters décrit les préparatifs du tournoi comme un effort de 20 milliards de dollars, et le calendrier est la véritable opposition du gouvernement. Le Maroc coorganisera la Coupe du monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal, avec des matchs à Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger, Fès et Agadir. La pièce maîtresse, le Grand Stade Hassan II de Benslimane (115 000 places), a vu son coût grimper à 13,6 milliards de dirhams — 2,7 fois l'estimation initiale — pour une livraison fin 2027 et quelque 5 000 ouvriers sur le chantier.

Le président de la fédération de football, Fouzi Lekjaa, affirme que la finale elle-même se jouera à Benslimane — la FIFA ne l'a pas confirmé, et l'Espagne fait un lobbying intense pour le Bernabéu de Madrid. Au-delà des stades : la grande vitesse prolongée jusqu'à Marrakech, les aéroports des six villes hôtes agrandis et quelque 80 000 chambres d'hôtel à construire — pendant que le Trésor finance aussi la promesse du million d'emplois.

C'est la tension dont hérite le nouveau gouvernement : le béton contre les salles de classe. L'Associated Press surnomme déjà l'exécutif entrant le « gouvernement de la Coupe du monde ». Le pari d'El Mansouri : que les routes, les rails et les stades deviennent des actifs nationaux durables plutôt que des monuments — et que les jeunes Marocains, ceux de 2025 et de Ceuta, voient dans les grues leur propre avenir.

À l'échelle régionale, le scrutin sonne comme un discret plaidoyer pour la stabilité marocaine. « Dans une région instable, ce vote reflète un système politique marocain relativement stable, où les islamistes peuvent perdre et gagner sans affecter la stabilité politique », a confié à Reuters l'analyste Mohammed Masbah — le parcours du PJD, de 125 sièges à 13 puis à 54, dans l'ordre constitutionnel, en étant la démonstration. Avec l'Espagne et le Portugal, le partenariat de la Coupe du monde ajoute une dimension économique et diplomatique à un voisinage qui n'a pas toujours été paisible.

À surveiller : la composition du gouvernement et la part des femmes ; le programme qu'El Mansouri présentera au Parlement ; et le prochain budget, où la promesse des 37 milliards rencontrera la réalité fiscale. La coalition a ses 207 sièges. Le décompte le plus difficile — celui des emplois, des lits d'hôpital et des jeunes convaincus — commence maintenant.

Prisme occidental

La couverture occidentale lit ce moment comme une étape historique enveloppée dans un test de résistance. Une femme à la tête d'un gouvernement marocain est un événement historique, et un programme écrit à quatre partis avec une marge de neuf sièges ressemble à de la stabilité. Mais la participation de 38 %, le chômage des jeunes à 37 % et les domaines réservés du Palais — politique étrangère, défense, affaires religieuses — rappellent aux analystes occidentaux que la marge de manœuvre du gouvernement élu a des limites constitutionnelles.

Pour les investisseurs et les diplomates, le calendrier compte plus que le symbole. Un effort de 20 milliards de dollars pour la Coupe du monde, une promesse de 37 milliards pour l'emploi et un stade à 13,6 milliards de dirhams — 2,7 fois son estimation initiale — forment une équation budgétaire que le nouveau ministre des finances devra résoudre en public. L'Occident regardera le budget, pas le balcon.

Prisme oriental

Dans le monde arabe, la nomination résonne comme une première régionale impossible à ignorer : la troisième femme à diriger un gouvernement arabe, après les deux Tunisiennes, et la première dans une monarchie. Le cadrage « véritablement historique » d'Al Jazeera capte une fierté qui voyage — chaînes satellitaires marocaines et presse du Golfe ont traité le 29 septembre comme une date pour les livres d'histoire, pas seulement pour les pages politiques.

La lecture orientale note aussi la continuité. Le PAM a été fondé comme contrepoids moderniste à l'islam politique ; la remontée du PJD à 54 sièges et son passage ordonné dans l'opposition sont lus comme la preuve que l'ordre constitutionnel marocain absorbe les chocs. Pour une région avare de transitions ordonnées, la chorégraphie de Rabat — élection, nomination royale, coalition, gouvernement — est le véritable produit d'exportation.

Prisme du Sud global

Vu du Sud global, l'histoire est celle d'un État développeur qui tente de faire deux choses à la fois. Stades, train à grande vitesse et 80 000 chambres d'hôtel : c'est le pari visible ; un million d'emplois promis, de meilleures écoles et de meilleurs hôpitaux : c'est la facture que la rue présentera. Les commentateurs du Sud connaissent cette arithmétique intimement — les méga-événements ont déjà fait faillite à des promesses, sur d'autres continents comme sur le sol africain.

Le regard du Sud voit aussi un jeune continent qui s'observe lui-même. L'âge médian du Maroc est inférieur à 30 ans, le chômage des jeunes y atteint 37 %, et sa jeunesse a manifesté en 2025 puis marché vers Ceuta en juillet. Si le gouvernement El Mansouri convertit le béton en salles de classe et en contrats, il deviendra un modèle ; sinon, un avertissement. Dans les deux cas, le Sud prend des notes.

Le consensus

Ce sur quoi nous nous accordons
Ce sur quoi nous sommes d'accord : le PAM a remporté les élections du 23 septembre avec 97 sièges, et quatre partis — PAM, Istiqlal, USFP et PPS — ont scellé le 12 octobre une coalition de 207 sièges, neuf de plus que les 198 requis pour la majorité.
Ce sur quoi nous ne nous accordons pas
Ce sur quoi nous ne sommes pas d'accord : une femme à la tête du gouvernement se traduira-t-elle par un pouvoir réel pour les femmes dans les institutions marocaines, ou restera-t-elle un symbole fort au-dessus d'une Chambre encore dominée par les hommes ?
Ce que nous savons
Ce que nous savons : le Roi Mohammed VI a nommé El Mansouri en vertu de l'article 47 le 29 septembre ; la prochaine étape de la coalition est de proposer une équipe ministérielle à l'approbation du Palais.
Ce que nous ignorons encore
Ce que nous ne savons pas encore : quels ministères reviendront à chaque parti, combien de femmes siégeront au gouvernement, et comment la promesse des 37 milliards d'emplois survivra au processus budgétaire.
Ce que nous anticipons
Ce à quoi nous nous attendons : une liste de ministres dans les prochains jours, un programme gouvernemental présenté au Parlement, et une accélération des chantiers de la Coupe du monde vers l'échéance fin 2027.

Questions et réponses

Quels sont les quatre partis de la nouvelle coalition gouvernementale marocaine ?

Le Parti authenticité et modernité (PAM, 97 sièges, le tracteur), le Parti de l'Istiqlal nationaliste (65 sièges, la balance), l'Union socialiste des forces populaires (USFP, la rose) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS, le livre). Ensemble, ils détiennent 207 des 395 sièges de la Chambre des représentants — neuf de plus que les 198 requis pour la majorité absolue.

Pourquoi la nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri est-elle historique ?

Elle est la première femme à diriger un gouvernement dans l'histoire du Maroc, nommée le 29 septembre par le Roi Mohammed VI en vertu de l'article 47 de la Constitution. Cette avocate de 50 ans fut la première femme maire de Marrakech en 2009 et ministre de l'aménagement et de l'habitat depuis 2021. Elle est aussi la troisième femme à diriger un gouvernement dans le monde arabe, après les Tunisiennes Najla Bouden et Sarra Zaafrani Zenzri.

Pourquoi le RNI, qui dirigeait le gouvernement sortant, est-il exclu de la coalition ?

Le RNI d'Aziz Akhannouch a conduit la coalition sortante pendant cinq ans, mais est arrivé aux élections lesté par les critiques sur le coût de la vie et le chômage. Pendant la campagne, le PAM a exclu de renouveler l'alliance après que les deux partis se furent renvoyé la faute des échecs, dont les prix alimentaires. El Mansouri a parlé d'« aucune ligne rouge » — mais la page s'est tournée sans le RNI, tandis que l'Istiqlal changeait de camp.

Quels sont les plus grands défis du nouveau gouvernement ?

D'abord la jeunesse : 37 % de chômage chez les 15-24 ans, après les manifestations meurtrières de la Gen Z en 2025 et la tentative massive de juillet vers Ceuta. Ensuite l'argent : transformer une promesse de 37 milliards de dollars et d'un million d'emplois en budget réel. Puis la Coupe du monde 2030 : un chantier de 20 milliards avec un stade déjà à 2,7 fois son coût initial. Enfin la légitimité, après une participation record de 38 %.

Quand le nouveau gouvernement sera-t-il annoncé ?

Aucune date n'a été annoncée. Les quatre partis doivent proposer une équipe ministérielle jugée sur la compétence, la probité, l'intégrité et le sens politique. C'est le Roi qui nomme les ministres : la liste passe d'abord par le Palais. Au rythme observé — nomination le 29 septembre, coalition le 12 octobre — l'annonce est attendue dans les jours qui viennent, avant un programme gouvernemental présenté au Parlement.

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